@Luc-Laurent Salvador
J’ai cherché à quel passage, j’aurais écrit : « je
ne vois pas de nécessité » ; c’est lorsque j’ai écrit :
« Là où j’en reste à un monde (un
« étant » ou un « être ») éternel, les événements s’y
succédant éternellement, tu sembles avoir besoin d’aller vers un Dieu là où je
ne parviens pas à en saisir la nécessité logique ou métaphysique. » (https://koz.ronkoze.info/t/de-lexistence-de-dieu/1775/68).
En fait le désaccord qui précède ce propos concerne le fait que pour toi, il
faut comme chose incausée Dieu, alors que le monde (ensemble de ce qui existe)
comme incausé, et donc éternel, me satisfait logiquement, et métaphysiquement.
Lorsque tu écris : « Ce que je propose est
juste une manière de voir, d’organiser le réel, de le comprendre et, surtout
de l’habiter », ce « surtout » montre qu’il y a d’abord cette
motivation adaptative, pragmatique. Comme l’a plusieurs fois écrit Nietzsche,
il n’y a pas de nécessité que ce qui soit le plus vrai soit le plus
satisfaisant (http://lucadeparis.free.fr/anthoweb/nietzsche.htm).
Il en est par exemple ainsi du bien que nous veulent les dirigeants de nos
sociétés…
Je comprends qu’on puisse trouver « une plénitude
de sens que n’ont pas les visions du monde athées », et l’« espoir »
qu’elle offre de « sortir » de la condition animale (que je ne
qualifierais pas d’« absurde »).
Un espoir est un souhait de la réalisation de quelque
chose. Quelle réalisation souhaites-tu ?
L’espoir est agréable en soi, évite le désespoir.
Par ailleurs, les autres animaux sur Terre, n’ont pas
besoin de cet « espoir », vivent leurs besoins selon leurs instincts,
et engendrent. Tu répétais souvent qu’il n’y a pas de différence ontologique
entre l’humain et les autres animaux de la Terre. Mais là, tu sembles en
trouver une dans ce besoin ou ce désir d’« espoir », ou de « plénitude
de sens ». Peut-être le sens chez les humains consiste à la nécessité d’avoir
des modèles. J’admets qu’il n’y en a guère de meilleurs que Jésus Christ, même
si je trouve qu’un Epictète sans dieu est exemplaire.
Sur le Moyen-Âge, je pointais juste que c’était la période où le
christianisme était dominant et que cela devait donc être la période la plus
heureuse. Après, tant mieux si ton temps est le meilleur pour toi, et que tu le
justifies de façon téléologique.
Bon courage pour expliciter tout ce que tu as compris ! J’espère
toujours que tu élabores un ouvrage global sur internet.