Suite 2
Á l´attention de l´auteur @Renaud Bouchard !
Mali-France : vers la rupture ? Réponse de @microf OUI.
D’autre part et ce qui est flagrant, c’est que si le chef de la
diplomatie française, connu pour un être un personnage de premier poids
du système néocolonial françafricain et un ferme nostalgique de l’ère
unipolaire, parle d’une « junte illégitime », en faisant référence aux
autorités du Mali, ce personnage devrait peut-être surtout s’intéresser à
une véritable junte qui a pris le pouvoir par la violence de groupes
extrémistes, bien souvent d’obédience néo-nazie, dans un pays appelé
l’Ukraine.
Et que dans cette même Ukraine, un régime issu d’un coup d’État a été
placé avec l’intervention occidentale, sur la simple base qu’une
minorité violente, mais bien entrainée aux techniques des révolutions de
couleur à la sauce Soros, ait destitué un président légitime et reconnu
par la communauté internationale, en l’occurrence Viktor Ianoukovitch.
Au Mali, à l’énorme différence du régime kiévien, le pouvoir en place
dispose d’un énorme soutien populaire national. Et cela – même les
observateurs occidentaux sont forcés d’avouer.
D’un autre côté, tout cela était prévisible. Et nous l’avons plusieurs fois abordé à Observateur Continental, y compris en lien direct avec le Mali et dans le cadre africain
de façon générale. Le souci, c’est que les élites atlantistes semblent
effectivement être totalement incapables à faire preuve d’un minimum de
bon sens dans le cadre du monde multipolaire actuel. Confirmant une fois
de plus, que leur vision purement néocoloniale des affaires
internationales est peut-être effectivement un problème génétique. Dans
tous les cas, le cas clinique en question semble définitivement
intraitable.