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Accueil du site > Tribune Libre > Mali, diplomatie et Grand ménage de Printemps : à quand l’ordre donné (...)

Mali, diplomatie et Grand ménage de Printemps : à quand l’ordre donné aux ressortissants maliens de quitter la France dans les 72 heures ?

« L’expulsion est une mesure qui ne se justifiera jamais, même dans les cas extrêmes (…). L’histoire diplomatique est là pour nous montrer qu’un renvoi brutal d’agent diplomatique a toujours provoqué des demandes de réparation, des voies de rétorsion, ou une situation internationale malaisée à rétablir » [Raoul Genet, Traité de diplomatie et de droit diplomatique, Paris, Pedone, 1931-1932, T. II, p. 452].[i]

« On ne peut arriver à un accord qu'en discutant. La bonne parole a le mérite de mettre fin à la mésentente et de tracer le chemin qui mène à l'amitié ».

Massa Makan Diabaté (1938-1988)

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Note : le Mali est un pays magnifique que j’ai eu l’occasion de visiter à plusieurs reprises, que j'aime beaucoup et dont les habitants savent accueillir le visiteur qui leur témoigne intérêt, respect et affection. Les propos qui suivent ne sont que l’expression de l’analyse d’une situation pénible qui, n’en doutons pas, finira par un accord mais qui déjà pourrait bien empoisonner l'élection présidentielle de 2022 et ses suites.

La question est désormais posée : quel pays d'Afrique de l'Ouest acceptera de prendre le risque de donner l'image d'un vassal de la France en accueillant la Force d'intervention militaire Takuba du Mali ? Le Niger, le Tchad ? La réponse est complexe et révèle d'autres problèmes majeurs sur fond de coups d'Etat comme au Burkina Faso ou de risque de tentatives de putschs encore à venir, comme en Guinée Bissau, ce petit pays situé entre le Sénégal et la Guinée dont le dirigeant, le général M. Umaro Sissoco Embalo, a échappé à un coup de force militaire raté ce mardi 1er janvier 2022.

 

  1. Un très sérieux malentendu entre le Mali et la France

 

« Le gouvernement de la République du Mali informe l'opinion nationale et internationale que ce jour [...] l'ambassadeur de France à Bamako, son excellence Joël Meyer, a été convoqué par le ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale [et] qu'il lui a été notifié la décision du gouvernement qui l'invite à quitter le territoire national dans un délai de 72 heures », a annoncé ce 31 janvier 2022 un communiqué lu par la télévision publique.

Les autorités maliennes ont ainsi justifié leur décision par les récentes déclarations « hostiles » de responsables français à leur encontre. (On appréciera à cette occasion et à sa juste portée l’image comme la perception de la France avec la photographie mise en exergue).

Cette convocation gouvernementale malienne qui invite un CMD (chef de mission diplomatique) à déguerpir comme un intrus que l'on mettrait dehors sans aucun ménagement marque un nouveau durcissement des tensions entre le Mali et la France, l'ancienne puissance coloniale engagée militairement au Mali et au Sahel depuis 2013. Les relations n'ont cessé de se détériorer depuis que des colonels ont pris par la force en août 2020 la tête de ce pays plongé depuis 2012 dans une profonde crise sécuritaire et politique qui, sans l'intervention de la France (opérations SERVAL, MISMA et MINUSMA), aurait été balayé par l'insurrection et les offensives armées des groupes salafistes djihadistes et indépendantistes de la rébellion nordiste Touareg pro-Azawad.

Le 28 janvier 2022 sur la chaîne de radio RTL, le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères français Jean-Yves Le Drian avait notamment reproché aux militaires au pouvoir de manquer de légitimité. « C'est la junte [...] qui [a] pris le pouvoir et qui [a] fait un double coup d'Etat depuis août 2020 qui est illégitime », a ainsi déclaré le chef de la diplomatie française, reprochant au gouvernement malien sa volonté de reporter l'organisation des élections au nom de considérations sécuritaires.

Le ministre des Affaires étrangères avait également dénoncé des liens présumés entre le pouvoir malien et la Russie. « Il y a un autre aspect très préoccupant, [c'est] la rupture du cadre militaire, on voit le Mali faire appel à une milice privée russe proche de Poutine qui se sert directement sur les ressources propres du Mali », avait lancé Jean-Yves Le Drian, en dépit d'un récent démenti de Bamako concernant un déploiement de la société de sécurité privée Wagner. 

Les tensions se sont récemment accrues entre Paris et Bamako. Le 26 janvier 2022, le ministre et porte-parole du gouvernement malien, M. Abdoulaye Maïga, a ainsi donné pour « conseil » (!) de se taire à la ministre française des Armées Florence Parly, après que celle-ci a accusé les autorités maliennes de multiplier les « provocations ».

Pour rappel, les relations entre Paris et Bamako se sont fortement détériorées depuis que les militaires au pouvoir ont décidé de repousser la date prévue des élections qui auraient ramené les civils à la tête du Mali. Ils ont fait valoir qu'il était actuellement impossible d'appeler les Maliens aux urnes du fait de l'insécurité persistante sur un immense territoire, (le second plus grand pays d'Afrique de l'Ouest après le Niger) avec 1 246 814 km², dont les deux tiers échappent effectivement au contrôle des autorités. Les militaires au pouvoir réclament le temps de mener à bien des réformes essentielles selon eux et d'organiser des élections incontestables. Outre la France, la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a réagi à cette décision, en infligeant de sévères sanctions au Mali.

On aura compris l’urgence de mettre un terme à un très sérieux dérapage continental qui requiert un examen comme un recentrage rapide des intérêts de la France et de l’UE dans un continent, l’Afrique, qui ne saurait plus longtemps encore devenir définitivement la proie d’intérêts économiques et financiers, géopolitiques et géostratégiques parfaitement contraires aux nôtres.

On n’omettra donc pas de mentionner dans un souci de clarté un ensemble de pays qui n’ont fondamentalement rien à faire en Afrique dans la mesure où chacun de ces Etats ayant pris pied sur le continent, plutôt que de nouer des relations harmonieuses avec les 55 Etats de l'Union Africaine (Burkina Faso et Guinée étant actuellement suspendus à raison de coups d'Etat survenus récemment) , continuerait à prendre le risque de pousser plus avant ses avantages en un impérialisme excessif par essence qui entrerait alors réellement en conflit avec la France et l’Europe à des degrés d'intensité différents : Etats-Unis, Russie, Chine, Inde, Turquie.

 

 

  1. Dérapage géopolitique

 

L’événement majeur qui vient de se produire entre le Mali et la France avec la décision prise par le Mali « d’expulser » l’ambassadeur de France désormais persona non grata (cf. infra) est beaucoup plus qu’une simple maladresse diplomatique. Mesure vexatoire et infamante par excellence, dépourvue de toute habileté politique dans la gestion d’une crise nationale et internationale qui déborde le Mali et les pays de la CEDEAO, « l’expulsion » du chef de mission diplomatique français traduit en réalité la volonté manifestée par la junte militaire de transition du colonel Assimi Goïta qui a pris le pouvoir au terme d’un double coup d’Etat à 9 mois d’intervalle avec un objectif d’une transition de cinq ans, de tirer prétexte d’une réaffirmation de souveraineté nationale pour, en réalité, nouer un tout autre type de relations avec d’autres puissances étrangères aux objectifs non officiellement reconnus mais en tout cas parfaitement clairs et déterminés : chasser la France et l’Europe de l’Afrique.

La détérioration des relations diplomatiques et militaires entre le Mali, la France et l’Union européenne (le Danemark ayant retiré son contingent militaire après avoir lui aussi été remercié par les autorités de la junte) avec en filigrane la nécessité de repenser sinon réajuster complètement le dispositif militaire Barkhane/ Takuba dont le but est la lutte contre le terrorisme djihadiste dans le Sahel tout entier devient ainsi, par voisins et proxies interposés, un double problème à l’échelle des pays de la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la France en premier plan de l’Union européenne.

II.I -Sur le plan géoéconomique, le Mali est en effet désormais officiellement isolé depuis le 9 janvier 2022, les chefs d’Etat de la CEDEAO ayant décidé après le sommet d’Accra du 9 janvier 2022 de fermer les frontières terrestres et aériennes de leurs pays respectifs avec Bamako dont les avoirs financiers ont été gelés auprès de toutes les banques de la CEDEAO et de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).Les semaines à venir diront si le pari de voir exploser la situation économique et sociale du pays se réalisera ou non pour chasser la junte du pouvoir. On ne saurait se réjouir pour autant de la brutalité de cette méthode car les dégâts, déjà sérieux, ne pourront que faire souffrir et déstabiliser des populations déjà fragiles économiquement dans une sous-région qui n'a en réalité que faire de frontières administratives artificielles tant il est vrai qu'en Afrique on circule et se déplace beaucoup. On lira avec intérêt l’analyse passionnante que donne pour La Tribune Afrique[ii] le Dr Papa Demba Thiam, économiste international, expert en développement industriel intégré et spécialiste de l’intégration économique.

 

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220129-mali-quel-avenir-pour-la-force-antiterroriste-takuba

 

II.II-Sur le plan géopolitique et militaire où les opérations menées par la force française Barkhane et le groupement européen de forces spéciales Takuba dans la région dite des « trois frontières » - zone dite du Liptako Gourma-, car située aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso, entrent en conflit avec le non-dit pourtant bien réel des projections militaires discrètement diligentées par la Russie et la Chine.

Car le cœur du problème est bien l’arrivée des mercenaires de la société paramilitaire privée (l'une des private military company PMC) russe Groupe Wagner, « le secret le moins bien gardé de Russie », comme on le sait, qui illustre la « fuite en avant » de la junte au pouvoir au Mali depuis son coup d’Etat de mai 2021[iii].

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Texte cyrillique : Là où nous sommes, il y a la paix. La justice avant tout. Nous sommes contre ceux qui tuent des enfants, des femmes et des personnes âgées.

Si l’on ne connaît pas officiellement (et pour cause) la teneur des entretiens récemment menés par les deux diplomates français MM. Christophe Bigot[iv] (« Monsieur Afrique », Direction Afrique et Océan Indien (DAOI) du ministère des Affaires étrangères) et Emmanuel Bonne[v] avec leurs partenaires russes et très probablement quelques responsables de la direction du renseignement militaire russe ( ГРУ /GRU/ Главное разведывательное управление ) pour tenter de démêler les lignes rouges à ne pas franchir au Mali, considérer comme le fait le Ministre des Armées Mme Florence Parly que "les apparences sont sauves" est un leurre dans la mesure où les mises en garde à l’égard de Bamako et de Moscou n’ayant pas fonctionné, la France est aujourd’hui aux avant-postes d'une manœuvre diplomatique complexe doublée d’un défi sécuritaire préoccupant.

La position ministérielle est inacceptable, Mme Parly ayant déclaré[vi] à propos du Sahel : "On ne peut pas rester au Mali à n'importe quel prix", propos qui annoncent déjà à mes yeux une capitulation devant une situation à laquelle il serait pourtant très facile de remédier pour peu qu’il soit décidé d’y faire face.

La difficulté majeure tient toutefois au fait que M. Macron et l'équipe encore actuellement au pouvoir en France n'ont plus aucune crédibilité internationale, notamment auprès d'interlocuteurs tels que la Russie et la Chine mais aussi de leurs partenaires africains sans doute lassés avec raison de traiter avec des gens qui ont perdu toute crédibilité.

Le fait est qu’à deux mois des échéances électorales présidentielles françaises la situation est délicate et requiert de manière urgente un réajustement de focale qu’il serait relativement simple d’effectuer pour peu que l’on prenne en considération des éléments fondamentaux et humains qui, comme toujours, ont été négligés sinon tout simplement ignorés.

Il est en effet particulièrement regrettable que la diplomatie française (et européenne) en cours au Mali (mais s’agit-il encore de diplomatie ? étant ici précisé que les représentants alliés de l’UE n’y connaissent manifestement strictement rien) ait pu être aussi brouillonne au point de multiplier les occasions ratées par simple méconnaissance des réalités du terrain - constat aussi surprenant que désolant mais pourtant réel-, à la différence des militaires disposant de l'expérience comme de l'intelligence de ces réalités pour s'y confronter quotidiennement avec un talent certain qui fait défaut aux dirigeants politiques, M. Macron au premier chef.

Rien n’est pourtant irrémédiable, fort heureusement, et l’on peut utilement imaginer qu’avec une nouvelle redistribution des cartes après l’élection présidentielle, des interlocuteurs différents, habiles, informés, bons connaisseurs de l’Afrique[vii], comme moi, par exemple, pourraient utilement renouer le dialogue avec le Mali comme les Etats de la CEDEAO et de l'Union Africaine et modifier positivement la donne.

Une solide base de départ serait déjà, par exemple, de prendre connaissance et tirer les conclusions utiles qui s’infèrent de l’analyse de la situation politique du Mali effectuée par cet excellent spécialiste de l’Afrique qu’est Bernard Lugan[viii] et que nous citons ci-après.

« Prenant pour prétexte le coup d’Etat du colonel Assimi Goïta au Mali, écrit B. Lugan, Emmanuel Macron a décidé de « transformer », en réalité il convient de lire « démonter » Barkhane.

Et pourtant, le coup de force de l’ancien commandant des Forces spéciales maliennes était au contraire une chance pour la paix. Ayant par ses fonctions une juste appréciation des réalités du terrain, ce Minianka, branche minoritaire du grand ensemble Sénoufo, n’a de contentieux historique, ni avec les Touareg, ni avec les Peul, les deux peuples à l’origine du conflit. Il pouvait donc ouvrir une discussion de paix en corrigeant quatre grandes erreurs commises par les décideurs parisiens depuis 2020, erreurs qui ont interdit à Barkhane de donner toute sa mesure.

1) En 2020, la lutte à mort opposant l’EIGS (Etat islamique dans le Grand Sahara) à AQMI (Al-Quaïda pour le Maghreb islamique), s’exacerba.

L’EIGS qui est rattaché à Daech a pour objectif la création dans toute la BSS (Bande sahélo-saharienne), d’un vaste califat trans-ethnique remplaçant et englobant les actuels Etats. De son côté, AQMI est l’émanation locale de larges fractions des deux grands peuples à l’origine du conflit, à savoir les Touareg et les Peul, dont les chefs locaux, le Touareg Iyad Ag Ghali et le Peul Ahmadou Koufa, ne prônent pas la destruction des actuels Etats sahéliens.

Or, contrairement à ce que proposaient les responsables militaires français, les décideurs parisiens n’ont pas su profiter de cette opportunité politico-militaire.

2) Le 3 juin 2020, la mort de l’Algérien Abdelmalek Droukdal, le chef d’Al-Quaïda pour toute l’Afrique du Nord et pour la bande sahélienne, abattu par l’armée française sur renseignement algérien, donna leur autonomie au Touareg Iyad ag Ghali et au Peul Ahmadou Koufa, les libérant de toute sujétion extérieure. Comme les « émirs algériens » qui avaient longtemps dirigé Al-Qaïda dans la BSS avaient été tués les-uns après les autres par Barkhane, l’élimination d’Abdelmalek Droukdal marquait donc la fin d’une période, Al-Qaïda dans la BSS n’étant désormais plus dirigé par des étrangers, par des « Arabes », mais par des « régionaux ».

Or Paris ne voulut pas voir que ces derniers avaient une approche politique régionale, que leurs revendications étaient d’abord des résurgences enracinées dans leurs peuples, et que le « traitement » des deux fractions jihadistes méritait donc des approches différentes.

3) Dans ce contexte nouveau, un premier coup d’Etat militaire s’est produit au Mali au mois d’août 2020. Il a permis d’ouvrir des négociations entre Bamako et Iyad Ag Ghali, ce qui a ulcéré Paris mais amplifié encore davantage la guerre entre les deux mouvances jihadistes.

Pour la France, l’opération était donc entièrement profitable car cela lui aurait permis de fermer le front du nord afin de concentrer ses moyens sur d’autres régions. Voilà pourquoi, le 24 octobre 2020, j’avais publié, écrit encore Bernard Lugan, un communiqué intitulé « Mali : le changement de paradigme s’impose ».

Or, une fois de plus, Paris n’a pas pris la mesure de ce changement de contexte, continuant à parler indistinctement de lutte globale contre le terrorisme.

4) Alors que la liquidation de Droukdel avait permis de faire monter au premier plan des leaders, certes islamistes, mais de tendance ethno-islamiste, enfermés dans leurs postulats, et ne voyant décidemment pas qu’il y avait une opportunité à la fois politique et militaire à saisir, les décideurs parisiens ont catégoriquement refusé tout dialogue avec Iyad ag Ghali. Bien au contraire, le président Macron déclara qu’il avait donné comme objectif à Barkhane de le liquider et le 10 novembre 2020, Bag Ag Moussa, son lieutenant fut tué alors que, depuis plusieurs mois, les responsables français sur le terrain avaient évité de s’en prendre trop directement à la mouvance d’Iyad ag Ghali.

Contre ce que préconisaient les chefs militaires de Barkhane, Paris s’obstina donc dans une stratégie « à l’américaine », « tapant » indistinctement les GAT (Groupes armées terroristes), et refusant toute approche « fine »… « à la Française »...

Ces grandes erreurs reposant sur un refus obstiné de prise en compte par Paris des réalités du terrain pourtant bien perçues par la force Barkhane, ont donc conduit à une impasse dans laquelle la France s’est méthodiquement engagée. Le président Macron espère l’en sortir en annonçant un début de départ…et une relève « internationale » et « africaine ».

Espérons que ce désengagement, écrit B. Lugan, ne débouchera pas sur des massacres de grande ampleur qui seront ensuite reprochés à la France. N’oublions pas que si le génocide du Rwanda a eu lieu à partir du 6 avril 1994, c’est parce que, à la demande du général Kagamé, Paris avait retiré l’armée française à l’automne 1993 pour qu’elle soit remplacée par un volapük militaire onusien qui, terré dans ses casernes, demeura passif face aux massacres... Mais il est vrai que le grotesque rapport « Duclert » (https://www.ritimo.org/Le-rapport-Duclert-pour-quoi-faire) si cher au président Macron et au général Kagamé ne mentionne pas ce « détail »…

Peut-être pourrait-on encore ajouter à ce texte une autre réflexion pertinente du même Bernard Lugan qui écrit et démontre dans son ouvrage intitulé  Les guerres du Sahel des origines à nos jours. que « les décideurs français ont, dès le départ, fait une fausse analyse en voyant le conflit régional à travers le prisme de l’islamisme. Or, la réalité est différente car l’islamisme est d’abord la surinfection de plaies ethno-raciales millénaires qu’aucune intervention militaire n’est en mesure de refermer. »

Bernard Lugan poursuit sa remarquable analyse en préconisant quelques solutions (et ici c’est moi qui parle) que les prochains décideurs en charge du « dossier Mali » pourraient prendre en compte.

Evoquant les décideurs actuels qu’il décrit comme « englués dans leurs a priori idéologiques, ces derniers, écrit-il, ne prirent pas la mesure du changement de contexte qui venait de s’opérer, et ils continuèrent à parler de refus de « négocier avec le terrorisme ». Prenant pour prétexte ce coup d’Etat, Emmanuel Macron décida de replier Barkhane, ce qui fut compris comme un abandon. Et, pour achever le tout, Bamako ayant demandé l’aide de la Russie, la France menaça, ce qui fut dénoncé comme étant du néo-colonialisme….

 

  1. Enseignements et décisions

 

D’où, désormais, ces quatre grandes leçons qui doivent être tirées de ce nouvel et cuisant échec politique africain[ix] :

1) L’urgente priorité étant de savoir ce que nous faisons dans la BSS (Bande Sahélo-Saharienne), il nous faut donc définir enfin, et très rapidement, nos intérêts stratégiques actuels et à long terme afin de savoir si oui ou non, nous devons nous désengager, et si oui, à quel niveau, et sans perdre la face.
 

2) A l’avenir, nous ne devrons plus intervenir systématiquement et directement au profit d’armées locales que nous formons inlassablement et en vain depuis la décennie 1960 et qui, à l’exception de celle du Sénégal et de la garde présidentielle tchadienne, sont incompétentes. Et si elles le sont, c’est pour une simple raison qui est que les Etats étant artificiels, aucun véritable sentiment patriotique n’y existe.
 

3) Il faudra privilégier les interventions indirectes ou les actions rapides et ponctuelles menées à partir de navires, ce qui supprimerait l’inconvénient d’emprises terrestres perçues localement comme une insupportable présence néocoloniale. Une redéfinition et une montée en puissance de nos moyens maritimes projetables serait alors nécessaire.

 

Ce point de vue mérite à mon avis d’être complété.

Je considère en effet (c'est moi qui parle) qu’avec une puissance navale française restaurée (obligation urgente car l'on pense ici à la nécessité de faire pièce au projet de base navale chinoise en Afrique de l'Ouest ), la présence terrestre française et européenne doit d’autant plus s’afficher et se repositionner qu’il ne saurait être question de céder encore la place à d’autres bases militaires comme cela est désormais le cas à Djibouti[x] avec la Chine en sus de la France et des USA.

On notera à ce propos le développement plus qu’avancé du projet de base navale chinoise en Guinée Equatoriale[xi], sur la façade Atlantique de l’Afrique, associé à d’autres développement possibles en Tanzanie Kenya ou Namibie, en attendant, pourquoi pas ? Madagascar, formidable support géostratégique dans le Canal du Mozambique et l’Océan Indien et où il serait plus qu’urgent et intelligent que la France reprenne pied, à Tananarive, Majunga, Tuléar, Toamasina (ex-Tamatave) et surtout Diego-Suarez (Antsiranana), par exemple, avec l’Inde et à l’exclusion de toute autre puissance.

Souhaitons que dans un acte de rémission qui le poussait à envisager de céder (et non rétrocéder) les Iles Eparses ( archipel des Glorieuses, Juan de Nova, Europa, Bassas da India et Tromelin, entourant Madagascar) . M. Macron puisse enfin réaliser l'urgence de réviser et consolider une position géopolitique exceptionnelle guettée attentivement par d'autres puissances telles que la Chine et l'Inde.Est-il encore besoin d'insister sur l'importance des Comores, de l'ile de La Réunion et du Mozambique ?https://legrandcontinent.eu/fr/2021/04/15/le-canal-du-mozambique-un-espace-geocritique/

Sans doute faudra-t-il aussi très vite envisager si ce n’est déjà fait l’ouverture aux PMC (private Military Companies) spécifiquement françaises, étant ici rappelé, contrairement à ce qu’indique un article auquel nous renvoyons[xii], « le dernier atout d’un groupe comme Wagner est celui de son impact informationnel voire de sa visibilité. A travers ses déploiements, il démontre une certaine puissance géopolitique russe, tout en mettant en exergue la solidité des liens intérieurs entre le Kremlin et les oligarques proche du pouvoir. »

 

Quant à la Russie en République Centrafricaine et au Mali, dont la présence est incontestable[xiii], nul doute qu’une position fermement affichée et une diplomatie intelligente pourraient convaincre la population malienne de choisir de continuer avec la France une histoire commune qui s’étend sur bientôt deux siècles plutôt que de préférer un aventurisme conflictuel. Le Député Vincent Ledoux qui s’exprime au nom de tous ceux qui tissent le lien humain entre la France et le Mali fait pour sa part preuve de sagesse constructive en déclarant : « Soyons l’aiguille qui coud plutôt que le couteau qui tranche ». Il a amplement raison.

 

4) Enfin et d’abord - laissons conclure Bernard Lugan-, nous devrons laisser l’ordre naturel africain se dérouler. Cela implique que nos intellectuels comprennent enfin que les anciens dominants n’accepteront jamais que, par le jeu de l’ethno-mathématique électorale, et uniquement parce qu’ils sont plus nombreux qu’eux, leurs anciens sujets ou tributaires soient maintenant leurs maîtres. Cela choque les conceptions éthérées de la philosophie politique occidentale, mais telle est pourtant la réalité africaine.
 
Depuis plus d’un demi-siècle, en Afrique, l’obsession occidentale des droits de l’homme conduit aux massacres, l’impératif démocratique provoque la guerre et les élections débouchent sur le chaos. 

Plus que jamais, il importe donc de méditer cette profonde réflexion que le Gouverneur général de l’AOF (Bernard Cornut-Gentille, alias « BCG », c’est nous qui précisons) fit en 1953 : « Moins d’élections et plus d’ethnographie, et tout le monde y trouvera son compte »… En un mot, le retour au réel et le renoncement aux nuées. »

 

IV-Une occasion rêvée de régler deux problèmes parfaitement liés

Le Mali vient en réalité d’offrir à la France dans ce divorce conflictuel voulu par une junte que son extrêmisme condamne déjà à l'échec, une occasion rêvée de régler deux conflits d’ordre national et international.

IV-I- Rappeler la présence de la France dans ce qui doit être l’affirmation d’une chasse gardée face à de l’entrisme russe ou chinois, mais aussi américain, est désormais une impérieuse nécessité tant il est vrai que mettre éternellement en cause la « Françafrique » ne saurait pour autant se résumer à laisser la place toute chaude à des pays qui, eux, ne s’embarrassent pas d’états d’âme lorsqu’il s’agit de pénétration économique, financière, militaire et de présence territoriale « musclée ».

Il est en effet pénible de voir la France et l’Europe accusées de colonialisme, post-colonialisme (cf. à ce propos le carnaval académique[xiv] et la logorrhée des études dites « post-coloniales ») et autres manifestations d’hostilité permanente par tous ceux-là mêmes qui ignorent, ne voient pas ou passent sous silence l’existence d’un autre entrisme colonial qui, lui, ne s’embarrasse pas de faux problèmes et ne tolèrerait certainement pas les « expulsions » de ses diplomates.

De Djibouti au Soudan, au Mozambique, en RCA, à Madagascar avec la Chine et l’Inde (Diego-Suarez) aux paramilitaires turcs (Libye) et russes (Groupe Wagner[xv]), il est donc urgent que la France et les nouveaux dirigeants qu’elle mérite - et qui ont comme moi vocation à prendre la relève-, mettent un terme à une attitude d’abandon qui se résume à littéralement se faire « débarquer » de territoires qui lui appartiennent (telle la Nouvelle-Calédonie pour laquelle tout aura scientifiquement mis en œuvre pour la détacher de la France avec trois referendum de pseudo « indépendance » qui se sont finalement terminés par des échecs, au grand dam du pouvoir en place aussi bien en France que sur le Caillou), ou encore de territoires dans lesquels elle exerce une influence et une présence qu’elle ne saurait céder à quiconque et dans lesquels il est là encore urgent qu’elle revienne[xvi] eu égard à un contexte géopolitique qui est et demeurera encore pour longtemps instable et dans laquelle elle ne saurait accepter l’agitation subversive ainsi que la présence et l’intervention de bandes armées paramilitaires aussi efficaces qu’incontrôlables une fois installées[xvii].

IV-II- Mise au point immédiate et nouvelle donne

De manière pratique il conviendrait de rappeler rapidement au Mali ce qu’est la France : un partenaire et un allié patient, généreux, solide et fiable au regard des relations internationales, mais avec lequel il ne fait pas bon plaisanter dans les circonstances actuelles et futures.

Il conviendrait que le président de la République prenne sans tarder les mesures suivantes :

1) Repli complet de nos troupes sur bases opérationnelles au Mali et cessation de toute activité, le temps de laisser la junte militaire se débrouiller toute seule sauf demande expresse aux seules forces françaises, à l’exclusion de toutes autres forces étrangères, pour mener des opérations coup de poing par drones ou frappes aériennes. Outre la possibilité d’empêcher une situation s’envenimer (cf. l’article de Bernard Lugan précité ainsi que l’entretien TVL[xviii]), ce repli offrirait aux populations le temps de comprendre que la nouvelle junte militaire au pouvoir ne fera rien pour les protéger et améliorer leur situation. On veillera naturellement dans le cadre d’accords bilatéraux qui ne sauraient menacer les intérêts de la France comme ceux de l’UE et encore moins ceux des pays de la CDEAO, à interdire de manière expresse tout flirt (et donc toute présence sur le territoire du Mali) avec toute autre puissance étrangère[xix].

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M. Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie

2) Interruption de tous les transferts financiers vers le Mali et arrêt du flux de « remises » migratoires.

On rappellera à ce propos que selon la Banque mondiale, le Mali décroche la 9e place des pays recevant le plus d’argent de sa diaspora, et la 3e place des pays francophones – derrière le Sénégal et la République démocratique du Congo –, avec 900 millions de dollars (812 millions d’euros) en 2018, contre 1,059 milliard de dollars en 2017, soit 6,7 % du PIB national. Sur ce total, 245 millions d’euros provenaient des 120 000 Maliens vivant en France en 2016. Ces données sous-estiment les sommes envoyées à l’origine car elles n’incluent pas les coûts de transfert ni les circuits informels difficiles à capter, et dament le pion aux 473 millions d’euros d’aide publique au développement accordés par la France entre janvier 2013 et septembre 2017[xx].

3) Interruption des visas en faveur des ressortissants Maliens.

4) Gel des subventions et de l’APD (aide pour le développement).

5) Obligation de quitter le territoire français dans le délai de six mois des 120 000 Maliens travaillant et résidant en France, mesure assortie, passé ce délai, du gel de leurs avoirs financiers et de la vente de leurs biens immobiliers, rappelant à ces 120 000 ressortissants Maliens que pendant que leurs concitoyens manifestent contre la France à Bamako des militaires français se font tuer pour eux et que les pertes militaires françaises au Mali et au Sahel sont, au 30 janvier 2022, de 58 militaires (57 hommes et 1 femme), dont 8 officiers, 3 officiers mariniers, 17 sous-officiers et 30 militaires du rang.

 6) Fermeture et interdiction des entreprises et exploitations commerciales exercées en France directement ou indirectement par des ressortissants Maliens.

7) Interruption des études et gel avant leur suppression des bourses et autres subventions accordées par la France aux ressortissants Maliens venus étudier en France.

8) Etudes payantes dans les établissements universitaires en France avec garanties financières payées d’avance par l’Etat malien dans une banque française.

9) Suspension de la Convention générale du 12 juin 1979 et des Protocoles annexes entre le Gouvernement de la république française et le Gouvernement de la république du Mali sur la sécurité sociale, le régime d'assurances sociales des étudiants et l'octroi aux ressortissants maliens des prestations vieillesse non contributives de la législation française.

Ainsi pourrait-on repartir effectivement sur de nouvelles bases de discussion avec le Mali[xxi], en conjonction avec les autres pays de la CEDEAO et avec ceux des pays de l’UE qui accepteraient de reprendre des relations respectueuses et de jouer le jeu d’un redéploiement géostratégique, géopolitique, géofinancier dans le cadre d’un partenariat complètement rénové de fond en comble avec les pays d’Afrique désireux de repenser un avenir commun pour le XXIè siècle.

Note :

A propos de l’expulsion en matière diplomatique

Comme l’explique Jean-Paul Pancracio, professeur émérite à l’université de Poitiers, spécialiste et fin connaisseur de la pratique diplomatique que nous citons ici[xxii], « il n’y a ni dans le droit diplomatique ni dans la pratique diplomatique de procédure d’expulsion d’un ambassadeur, pas plus d’ailleurs que de tout autre diplomate de rang moins élevé. Cela n’existe pas. Une expulsion est une mesure humiliante, voire infamante, de reconduite manu militari jusqu’à l’échelle de coupée d’un avion ou à un poste de frontière terrestre. S’agissant d’un ambassadeur, chef de mission diplomatique, tapage médiatique aidant, la mesure n’en serait que plus dégradante, non seulement pour lui mais aussi pour son pays et son propre chef d’État. Mais aussi au risque que la réciprocité, tant pratiquée en diplomatie, vienne faire subir le même sort à son homologue en résidence dans l’État visé par cette mesure. De plus, cela supposerait que l’on ait décidé sur place, unilatéralement, de priver ce haut dignitaire de son immunité diplomatique qui impose de n’exercer sur sa personne aucune mesure de contrainte, ni aucune atteinte à sa dignité, quelles, quoi qu’il ait pu faire. C’est pour cela que la convention de Vienne sur les relations diplomatiques (1961) n’évoque l’expulsion d’agent diplomatique en aucune de ses dispositions mais uniquement la procédure de la déclaration de persona non grata. Une façon aussi délicate que possible en une période supposée de grande tension, de notifier à un chef de mission diplomatique qu’il cesse d’être agréé et qu’il cesse de ce fait d’être un interlocuteur officiel du gouvernement de l’État accréditaire, auprès duquel il est affecté.

La déclaration de persona non grata impose alors à son État accréditant, son État d’origine, de le rappeler sans tarder dans un délai qui ne saurait excéder 48 ou 72 heures.Il doit partir certes, mais la tête haute, librement, dans la voiture de l’ambassade qui le conduira à l’aéroport, toujours protégé par sa puissante immunité. Le terme de « rappel » utilisé en de telles circonstances n’est pas anodin : il souligne que même devenu persona non grata, le diplomate, en sa dignité, est considéré comme rappelé par son pays. Il y a ici le jeu subtil de deux des dispositions essentielles de la convention de Vienne : les articles 9 et 29.

Article 9 : « L’État accréditaire peut, à tout moment et sans avoir à motiver sa décision, informer l’État accréditant que le chef de la mission ou tout autre membre du personnel diplomatique de la mission est persona non grata (…) ».

Article 29 : « La personne de l’agent diplomatique est inviolable[xxiii]. Il ne peut être soumis à aucune forme d’arrestation ou de détention. L’État accréditaire le traite avec le respect qui lui est dû, et prend toutes mesures raisonnables pour empêcher toute atteinte à sa personne, à sa liberté et sa dignité. »

 

 

[i] Cité par Jean-Paul Pancracio, Professeur émérite à l’université de Poitiers, Les expulsions d’agents diplomatiques étrangers, ILERI, 20 avril 2018, https://www.ileri.fr/expulsions-agents-diplomatiques-etrangers/

 

[ii] Ristel Tchounand, CEDEAO : « Il faudrait éviter que le blocus sur le Mali ne porte un coup fatal à l’intégration économique en Afrique de l’Ouest », La Tribune Afrique, 24 janvier 2022, https://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2022-01-24/cedeao-il-faudrait-eviter-que-le-blocus-sur-le-mali-porte-un-coup-fatal-a-l-integration-economique-en-afrique-de-l-ouest-902604.html

 

[iii] Mathieu Olivier, Putin's crescendo.Russia/Africa : Wagner, an investigation into Putin’s mercenaries, The Africa Report, 28-29 July, 2021, https://www.theafricareport.com/112649/russia-africa-wagner-an-investigation-into-putins-mercenaries/

 

[v] Emmanuel Bonne, Conseiller diplomatique du président de la République, https://www.mesp.me/2019/05/27/emmanuel-bonne-a-lelysee-un-specialiste-du-moyen-orient-aupres-du-president/

 

[vi] Sahel : "On ne peut pas rester au Mali à n'importe quel prix" déclare Florence Parly, France Info, 29 janvier 2022, https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/armee-et-securite/sahel-on-ne-peut-pas-rester-au-mali-a-n-importe-quel-prix-declare-florence-parly_4933793.html

 

[vii] Sami Utique et Nicolas Bouchet, Laurent Bigot : Les institutions françaises s’éloignent de l’Afrique, IC Publications, 8 mars 2021, https://magazinedelafrique.com/petrole/international-petrole/diplomatie-international-petrole/entretien-les-institutions-francaises-seloignent-de-lafrique/

 

[viii] Bernard Lugan, Barkhane, l’analyse de Bernard Lugan, ASAF, 12 juin 2021, https://www.asafrance.fr/item/barkhane-l-analyse-de-bernard-lugan.html

 

[ix] Bernard Lugan, Les causes de l’échec politique de la France au Sahel, Le Blog officiel de Bernard Lugan. Actualité africaine, 18 décembre 2021,https://bernardlugan.blogspot.com/2021/12/les-causes-de-lechec-politique-de-la.html

 

[x] Jean-Luc Martineau, « Djibouti et le « commerce » des bases militaires : un jeu dangereux ? », L’Espace Politique [En ligne], 34 | 2018-1, mis en ligne le 22 juin 2018, consulté le 01 février 2022. URL : http://journals.openedition.org/espacepolitique/4719 ; DOI : https://doi.org/10.4000/espacepolitique.4719

 

[xi] Michaël Tanchum, China’s new military base in Africa : What it means for Europe and America, European Council on Foreign Relations, ecfr.eu, 14 decembrer 2021, https://ecfr.eu/article/chinas-new-military-base-in-africa-what-it-means-for-europe-and-america/

 

[xii] Martin Desbiolles, Le groupe Wagner, outil géopolitique à risque pour Moscou ? Eurasie, Institut Open Diplomacy, 3 novembre 2020, https://www.open-diplomacy.eu/blog/russie-poutine-gru-pmc-wagner-desbiolles

 

[xiii] Aanu Adeoye, Russia’s presence in Mali raises concerns, 14 December 2021, https://www.chathamhouse.org/2021/12/russias-presence-mali-raises-concerns

 

[xiv] Yves Gounin, à propos de Jean-François Bayart, Les études post-coloniales. Un Carnaval académique, Paris, Karthala, Coll. Disputatio, 2010, 126 p., https://www.iris-france.org/note-de-lecture/les-etudes-postcoloniales-un-carnaval-academique/

 

[xvi] Pedro Canales, The eruption of the Russian Wagner Group in Mali shakes up the geostrategic balance in North Africa, Atalayar,Between Two Shores, 9/16/21, https://atalayar.com/en/blog/eruption-russian-wagner-group-mali-shakes-geostrategic-balance-north-africa

 

[xvii] AT Editor, Lavrov defends Russia’s role in Sahel, confirms Wagner plans, 26 september 2021, https://africatimes.com/2021/09/26/lavrov-defends-russias-role-in-sahel-confirms-wagner-plans/

 

[xviii] Bernard Lugan : La vérité sur la guerre au Mali - Le Zoom – TVL, 22 mars 2021, https://www.youtube.com/watch?v=rZuTwX-gYNE

 

[xix] Philippe Chapleau, La France redimensionne son dispositif au Sahel, Ouest-France, 24 novembre 2021, https://www.ouest-france.fr/monde/mali/reportage-la-france-redimensionne-son-dispositif-au-sahel-b424c4b0-45f1-11ec-96ae-982a92adf433

 

[xx] Paul Lorgerie (corresp. Bamako), Les transferts de fonds des Maliens expatriés augmentent avec la crise, Le Monde Afrique, 15 décembre 2019, https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/15/les-transferts-de-fonds-des-maliens-expatries-augmentent-avec-la-crise_6022955_3212.html

 

[xxi] David Baché, Mali : quel avenir pour la force antiterroriste Takuba ? RFI, 29 janvier 2022, https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220129-mali-quel-avenir-pour-la-force-antiterroriste-takuba

 

[xxii] Jean-Paul Pancracio, Sur de prétendues expulsions d’ambassadeurs, Observatoire de la Diplomatie, 5 novembre 2021, http://observatoire-de-la-diplomatie.com/pretendues-expulsions-dambassadeurs/

 

[xxiii] Quoique l’on rappellera très opportunément à ce propos le fait que l’Algérie nouvellement indépendante se soit rendue coupable d’un crime imprescriptible qu’elle n’a jamais réparé - crime d’un Etat voyou sans doute ignoré de M. Macron lui-même ou en tout cas soigneusement éludé et tu -, avec l’assassinat, le 17 juillet 1962, de Jean-Marcel Jeanneney ambassadeur et haut représentant de France en Algérie (juillet 1962 - janvier 1963), le premier après l'indépendance, dont le cadavre dénudé fut retrouvé sur la plage de Sidi Ferruch après avoir été enlevé et sodomisé par le FLN. Cf. http://algerazur.canalblog.com/archives/2016/07/17/34091529.html

 


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183 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Schrek 3 février 09:55

    « …  jouer le jeu d’un redéploiement géostratégique, géopolitique, géofinancier dans le cadre d’un partenariat complètement rénové de fond en comble avec les pays d’Afrique désireux de repenser un avenir commun pour le XXIè siècle. »

    Langue de bois pour signifier qu’il est urgent pour les capitaux transnationaux de définir de nouvelles règles pour assurer un rendement convenable des leurs investissement néocoloniaux, garantis par des régimes favorables apables d’assurer la sécurité.


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 10:11

      @Schrek

      Bonjour et merci pour votre observation à laquelle je réponds.

      « …  jouer le jeu d’un redéploiement géostratégique, géopolitique, géofinancier dans le cadre d’un partenariat complètement rénové de fond en comble avec les pays d’Afrique désireux de repenser un avenir commun pour le XXIè siècle. »

      Langue de bois pour signifier qu’il est urgent pour les capitaux transnationaux de définir de nouvelles règles pour assurer un rendement convenable des leurs investissement néocoloniaux, garantis par des régimes favorables apables d’assurer la sécurité."

      Prenez le temps de lire, de vous documenter et surtout de voyager en Afrique (le continent est vaste, je le sais) et de voir l’énergie qui s’y déploie, le foisonnement qui accompagne les initiatives, les réussites d’un développement économique, financier,entrepreneurial qu’il faudrait être aveugle et sourd pour ne pas voir et entendre.

      Le langage que vous utilisez et le prisme idéologique qui l’accompagne en mâchonnant le vieux chewing-gum des investissements néocoloniaux est dépassé, surtout si vous avez à l’esprit la Françafrique et la France à fric, mantras bien connus mais obsolètes.

      Voyez plutôt l’importance de l’impérialisme économique et financier chinois en Afrique qui se traduit par une politique effective de prédation économique qui va jusqu’à l’imposition du Yuan comme monnaies nationales, ce que vient de faire le Zimbabwe (ex-Rhodésie, pour rappel).

      https://www.un.org/africarenewal/magazine/august-2014/chinese-yuan-penetrates-african-markets

      China’s Finance in Africa
      What and How Much ?

      Published online by Cambridge University Press :  17 December 2020

      Bien à vous,
      Renaud Bouchard


    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 février 11:09

      @Renaud Bouchard

       l’impérialisme économique et financier chinois en Afrique qui se traduit par une politique effective de prédation économique qui va jusqu’à l’imposition du Yuan comme monnaies nationales

      Hum... Que dire du franc CFA ?
      D’autre part, les chinois sont présents politiquement et économiquement en Afrique depuis les années 1950 (conférence de Bandung). Bien qu’à cette époque ils n’avaient pas de grands moyens, ils ont activement et concrètement soutenu le développement des pays africain (chemin de fer Tanzanie-Zambie par ex.) et les luttes de décolonisation. On peut gloser sur la réalité de ce qu’ils annoncent être une politique de partenariat « gagnant-gagnant », mais aussi loin que je puisse le voir, c’est bien le cas, et sans équivalent. La présence militaire chinoise est parfaitement légitime, étant donné la nécessité de protéger leurs investissements et ressortissants. 

    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 11:45

      @Opposition contrôlée

      Que dire du Franc CFA ?
      beaucoup de choses et, pour résumer, qu’il a vécu et se renouvelle d’une manière à laquelle les économistes africains apportent critiques et contributions sérieuses et constructives.
      Pour l’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla, la réforme du franc CFA en Afrique de l’Ouest, annoncée le 21 décembre 2019 par le président français Emmanuel Macron et son homologue ivoirien Alassane Ouattara, est loin d’être la panacée. Au-delà du symbole qui consiste à renommer « éco » la monnaie unique ouest-africaine, c’est tout un système qui doit être remis à plat, estime-t-il. Selon le coauteur, avec Fanny Pigeaud, de L’Arme invisible de la Françafrique. Une histoire du franc CFA (éd. La Découverte, 2018), les Etats africains devraient plutôt mettre en place des monnaies nationales souveraines.

      Lire ci-après ces intéressantes analyses dont le point de vue pertinent de l’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla :

      https://www.lepoint.fr/afrique/franc-cfa-le-debat-sur-la-monnaie-doit-infuser-toute-la-societe-27-05-2021-2428335_3826.php

      https://www.lepoint.fr/afrique/franc-cfa-le-debat-sur-la-monnaie-doit-infuser-toute-la-societe-27-05-2021-2428335_3826.php

      ttps ://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/01/19/ndongo-samba-sylla-les-africains-n-ont-pas-besoin-d-une-monnaie-unique_6026500_3212.html

      https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/24/semi-revolution-ou-arnaque-politique-la-fin-du-franc-cfa-vue-par-des-economistes-africains_6023971_3212.html

      Je considère pour ma part que face à l’impérialisme financier chinois qui installe et fait adopter le Yuan un peu partout en Afrique, et notamment dans les pays aux ressources minières particulièrement importantes, il est urgent d’opposer une autre monnaie commune solide.

      Dire que le CFA va glisser vers l’Eco ne règle rien, à part un changement d’identité dont on observera sur place que chacun continue à parler en « CFA » et désormais en Yuan/ RMB, ¥

      , le véritable enjeu monétaire et financier d’une Afrique financière réellement moderne en cours de changement fulgurant réside dans la montée en puissance des fonds souverains (voyez ma thèse sur la question https://www.theses.fr/2019EHES0154 ainsi que https://www.franceculture.fr/emissions/entendez-vous-leco/ainsi-font-les-fonds-14-les-fonds-souverains-au-service-de-la-puissance) , notamment en Afrique, et l’usage de moyens de paiements digitalisés avec un réseau bancaire africain sui generis remarquable (Afrique du Sud et Nigeria).

      Pour résumer le fond de ma pensée sur cette question, notamment et principalement en Afrique -opinion d’ailleurs partagée par nos adversaires géopolitiques, géofinancier, géostratégiques, géoéconomiques -, je dirais ceci, citant la phrase de Nikita Khrouchtchev lors de L’assemblée générale de l’ONU, le 13 Octobre 1960

       : « ce qui est à nous est à nous. ce qui est à vous est négociable », en rajoutant : « Pour le moment ».

      Bien à vous,
      Renaud Bouchard


    • sylvain sylvain 3 février 12:29

      @Opposition contrôlée
      pour le coup, les états occidentaux iont aussi construits des routes et autre infrastructures .Le problème est pas vraiment là


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 12:42

      @sylvain

      Bonjour et merci pour votre commentaire.

      « Pour le coup, dites-vous, les Etats occidentaux ont aussi construits des routes et autre infrastructures .Le problème n’est pas vraiment là. »

      Effectivement.
      Les nouvelles et exceptionnelles infrastructures construites par la Chine commencent à révéler un contexte difficile.

      Camouflés en réalité en faux cadeaux empoisonnés et prêts « amicaux » que les pays concernés ont acceptés de manière imprudente, ces aides chinoises vont se retourner contre le généreux donateur.

      Notre capital, en revanche, repose sur un atout fondamental : le fait que malgré les reproches (souvent justifiés pour certains) qui nous sont faits il nous reste un capital historique d’amitié indéniable qu’il serait aisé de remodeler intelligemment sur une base de respect mutuel.

      Bien à vous,
      Renaud Bouchard


    • charclot charclot 3 février 10:03

      Rien que dans le titre il y a la réponse...

      En paraphrasant « les negres c’est comme les bougnouls, tous dehors » Si jamais tu venais à entrer chez moi dans mon appartement sans y être inviter je me ferai une joie de te faire sortir. Ici on est au niveau des nations et des transnationales qui asservissent et ont crée le magot de départ par l’asservissement , non seulement celui des hommes et femmes noirs mais aussi celui des gueules noires. Comme d’habitude des milliers de mots accumulés pour rien ! L’état français continue de coloniser ses anciennes possessions africaines tout en ayant conservé le même mépris pour les personnes qui en sont issus. La question qui ne se pose jamais en appelle à l’empathie : si ça arrive ici en France que les russes ou les américains viennent poser leurs bottes sur les tables de vos cuisines vous faites quoi ? Alors balayez d’un revers de manche ce genre d’argument, comme d’habitude, mais sa réalité foisonne d’exemples dans notre histoire. Si il n’y avait pas eu l’intervention des anglais en 1914 et celle des soviétiques et des américains en 1945 nous serions une colonie du grand Reich avec ses collabos et ses résistants... Vous continuez à vouloir faire croire que la colonisation était un bien pour les peuples colonisés comme le font la plupart des parents tortionnaires « je te frappe mais c’est pour toi c’est pour ton bien » et vous maniez la culpabilisation comme on brandit une arme de poing. Alors je ne suis pas satisfait de l’expulsion du ferrero roche d’or mais parallèlement je ne suis pas non plus satisfait des relations qu’entretient notre pays avec ces pays qui auraient pu être frères et qui vont devenir, par la suite d’un long aveuglement politique, les dominions de puissances coloniales autres car ce qui se joue derrière le rideau diplomatique c’est l’exploitation des matières et des chairs que comme des grenouilles de bénitier vous recouvrez d’un chapelet dont chaque perle est une chien qui aboie comme vous. Partagez votre offuscation très catho avec ceux qui ne participent de la connaissance historique que comme censeurs de la multiplicité des points de vue. Celui des africains est au moins aussi légitime que le votre et leurs choix aujourd’hui leur appartiennent pleinement. Il est aujourd’hui trop tard pour qu’autre chose se passe. Avoir laisser les grandes entreprises françaises du CAC 40 conduire la politique étrangère du pays ne pouvait finir que par la perte de légitimité de l’état aux yeux des populations africaines etc. etc. . ..

      Quand aux maliens qui vivent sur notre sol tant qu’ils se comportent à l’égal des citoyens français de base en quoi vous gênent ils puisque vous en avez besoin comme étendard de votre irresponsabilité intellectuelle « ah les neeeeggggrrreeess les neeeeggggrrreeess » cette litanie qui doit déclencher chez toi et tes pareils de micros orgasmes...


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 10:24

        @charclot

        Quelle purée mentale...
        Prenez le temps de voyager sur place et commencez par me relire attentivement.

        "Je ne suis pas non plus satisfait des relations qu’entretient notre pays avec ces pays qui auraient pu être frères et qui vont devenir, par la suite d’un long aveuglement politique, les dominions de puissances coloniales autres car ce qui se joue derrière le rideau diplomatique c’est l’exploitation des matières et des chairs que comme des grenouilles de bénitier vous recouvrez d’un chapelet dont chaque perle est une chien qui aboie comme vous. Partagez votre offuscation très catho avec ceux qui ne participent de la connaissance historique que comme censeurs de la multiplicité des points de vue. Celui des africains est au moins aussi légitime que le votre et leurs choix aujourd’hui leur appartiennent pleinement. Il est aujourd’hui trop tard pour qu’autre chose se passe« 

        Laissez de côté ce fatras pseudo-intellectuel ( »grenouilles de bénitier« , »chapelet« , »offuscation très catho" etc), dont je n’ai que faire et qui est hors-sujet.

        Contrairement à ce que vous écrivez, il n’est pas trop tard pour qu’autre chose se passe, bien au contraire.

        Nous devons repenser nos relations, fondamentalement, sachant que si la France et l’Europe ne sont plus en Afrique, ce sera alors la porte ouverte à un désastre géopolitique, géoéconomique et géostratégique dont nous voyons déjà se profiler les dangers.

        Bien à vous,
        Renaud Bouchard


      • sirocco sirocco 3 février 13:54

        @Renaud Bouchard
        "...si la France et l’Europe ne sont plus en Afrique, ce sera alors la porte ouverte à un désastre géopolitique, géoéconomique et géostratégique dont nous voyons déjà se profiler les dangers.« 

        Au fait... pourquoi la France est-elle en Afrique ?...
        Pour y faire triompher la démocratie et les Droits de l’Homme ?... 

        Et que faisait-elle en Afghanistan ?... Et que font les Yankees en Ukraine et dans le nord-est de la Syrie ?... 

        Un triple désastre se profile si la France quitte l’Afrique, dites-vous. Selon des critères propres à qui cela devrait être considéré comme un »désastre" ?...

        Et si la France arrêtait de vouloir jouer le gendarme du monde (sur ordre des USA, hein, on reste quand même des larbins...) pour s’occuper des problèmes incommensurables qui la minent à l’intérieur ? 

        Que faites-vous du droit des pays souverains à disposer d’eux-mêmes et à régler leurs problèmes eux-mêmes ? N’est-ce pas ce que réclame le peuple malien ?...


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 15:19

        @sirocco
        Bonjour.
        Que faites-vous du droit des pays souverains à disposer d’eux-mêmes et à régler leurs problèmes eux-mêmes ? N’est-ce pas ce que réclame le peuple malien ?...

        Tout à fait.
        271 €. 4.141 Kms en 5h45 de vol et quel bonheur de respirer l’air du pays !

        https://fr.trip.com/flights/paris-to-bamako/airfares-par-bko/


      • charclot charclot 3 février 15:44

        @Renaud Bouchard non seulement j’ai voyagé sur place mais j’y ai fait la manche de la musique j’y ai chopé des maladie et pleuré des amis alors tes leçons de mère supérieure du couvent des carmélites tu te les colles au derch et ma pseudo intellectualité elle fait comme Micron...
        Il y a une différence entre le calcul froid et analytique qui transparait de ton analyse et l’acceptation humaine et émotionnelle des autres peuples... ta réponse est dans la posture exacte des imbéciles méprisants qui ne font jamais la différence entre la dimension zeepelinesque de leurs égos et la nécessité d’entendre et d’écouter les autres en se mettant et en restant à leur niveau. 
        Bref ce que tu écris se résume en trois mots « attention vilains negros » et se met en place à coup de trique , de Lumumba à Sankara l’Afrique est pleine d’hommes qui sont morts d’avoir oser se relever Alors sans hésiter je donne raison aux maliens parce que la France n’a pas été capable de se montrer à la hauteur si ce n’est en tuant et assassinant sans rien offrir d’autre. L’opération Barkhane n’est que la continuation de l’interventionnisme débile des 3 derniers dirigeants français . Après l’exécution de Kadafi ils ont tenté la mise au pas de la région sauf que là plus personne se laisse faire bizarre non... Alors aboies tant que tu veux ce n’est que prise de conscience et peut être cela aussi ce casseront la gueule mais l’Afrique ou le proche et moyen orient ce n’est pas l’Europe et c’est pas en niant les cultures qu’on amène la paix... 
        Re bref quand on ne voit pas plus loin que le bout de son bras tendu c’est qu’on a besoin de lunettes


      • sirocco sirocco 3 février 18:53

        @Renaud Bouchard
        « ...quel bonheur de respirer l’air du pays ! »

        Je suis pleinement d’accord avec le fait que la France devrait obliger les ressortissants maliens sur son sol (Paris n’est-elle pas la 2ème ville du Mali après Bamako ?...) de rentrer chez eux pour soutenir leur pays. Et je déplore que cela n’arrivera pas parce que Bruxelles (et donc Macron) y est opposé.


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 10:24

        @sirocco
        Effectivement.
        Tous ces jeunes gens dans la force de l’âge, heureux de pouvoir disposer et profiter de toutes ces opportunités que leur offre un pays d’accueil que beaucoup d’entre-eux ne cessent de critiquer et conspuer devraient retourner sur place, chez eux, en Afrique, pour y contribuer à accroître les activités criminelles de milices, gangs et trafiquants divers qui contribuent au développement, à l’épanouissement, à la prospérité et à l’enrichissement économique et humain de toutes ces populations qui souffrent du contact avec cette affreuse France coloniale qui ne cessera jamais d’expier sans rédemption possible.

        Voyez ce qu’il en est ci-après au Niger, par exemple :
        https://www.crisisgroup.org/fr/africa/sahel/niger/285-managing-trafficking-northern-niger

        Ou ici, avec le cocktail Business, terrorisme, religion et banditisme (comme avant...) :
        https://www.geostrategia.fr/la-radicalisation-violente-en-afrique-sub-saharienne/

        Les connexions entre groupes djihadistes et réseaux de contrebande et trafics illicites dans le Sahel s’expliquent par la conjonction de plusieurs facteurs comme la vulnérabilité des Etats, la corruption de certaines élites dirigeantes, la porosité des frontières, l’existence de groupes armés qui contrôlent de vastes zones dans le continuum Sahel-Sahara avec un ancrage communautaire et leurs capacités à se mouvoir à travers des frontières vastes et poreuses ; sans oublier le rôle important qu’occupe la Libye dans ce phénomène. Le changement d’itinéraire de la cocaïne d’Amérique du Sud vers l’Europe qui fait du Sahel, aujourd’hui, une plaque tournante dans l’entreposage, le transit et la vente de drogue. L’arrivée des djihadistes dans le Nord du Mali à partir de 2004, laquelle va donner naissance à des connexions entre des réseaux de trafics notamment de drogue, avec les groupes terroristes. Ces différentes entités évoluant dans les mêmes zones où la présence de l’Etat est très faible collaborent à travers une division du travail : les terroristes garantissent la sécurité des convois et des itinéraires des trafiquants de drogues et perçoivent en retour des « taxes » pour financer leurs activités terroristes dans le Sahel. Etudes et témoignages montrent que la frontière entre terrorisme et réseaux criminels organisés dans le Sahel est très ténue, car plusieurs djihadistes sont directement impliqués dans la circulation et les trafics de drogue ainsi que plusieurs leaders communautaires, et ce à cause de la valeur lucrative de la cocaïne. Ce qui montre, à suffisance, la convergence d’intérêts entre les groupes terroristes et les réseaux de narcotrafiquants et de contrebande dans le Sahel.

        En bref et pour résumer, entre « faire le Thug », Yolo ! et avoir le Seum, le bazar intégral(pour rester poli) dans l’Afrique toute entière.

        Bien à vous,
        Renaud Bouchard


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 10:43

        @charclot
        Triste bonhomme qui ne savez qu’éructer et me prêter des idées qui me sont totalement étrangères.
        Prenez le temps de me lire attentivement, la note liminaire de mon papier, pour commencer.
        Quant à la suite, ouvrez bien les yeux et les oreilles.
        Dernier point : la différence entre vous et moi tient au fait que j’ai rencontré le capitaine Thomas Sankara à Ouagadougou, en 1986.
        Un très grand homme politique.
        Effectivement.

        Demandez aux maliens qui faisaient littéralement dans leur froc quel était leur état d’esprit lors de l’intervention française Serval en 2013.
        Ne manquez pas de faire part de votre analyse au général Barrera qui s’est battu sur place.
        Nul doute qu’il vous écoutera avec bienveillance.
        Ci-après, pour nourrir votre dossier :
        https://www.parismatch.com/Actu/International/General-Barrera-liberateur-du-Mali-Mourir-un-risque-du-metier-756858

        Dernier point : prenez bien garde de ne pas trop critiquer la France et ses forces armées.
        Beaucoup de gens, y compris les familles de ceux qui ont perdu des fils au combat, risqueraient de ne pas apprécier.

        Enfin, ultime réflexion : Les forces françaises Takuba viennent de quitter Tombouctou.
        Bienvenue à Wagner.

        Feuilletez l’album...
        https://fr.euronews.com/2021/12/14/photos-l-armee-francaise-a-tombouctou-en-2013-en-2021

        Bien à vous,
        Renaud Bouchard


      • charclot charclot 4 février 11:54

        @Renaud Bouchard je reconnais m’être légèrement emporté mais légèrement seulement... Quand on veut faire de l’histoire on s’attache à l’ensemble de la structure évènementielle qui a conduit à l’instant puis on envisage les conséquences mais la c’est plus de la prospective qui, sauf angélisme de ma par t, doit faire appel à une connaissance des forces en présence et à leurs intérêts.
        Le continent africain, défini comme tel par les géographes occidentaux et non par la mosaïque de peuples qui vivent sur ce continent est depuis la moitié du 16° siècle une terre d’exploitation économique qui jusqu’au années 1960 était le prés carré des puissances de l’Europe de l’ouest. Que l’esclavage arabe est aussi ravagé le continent est indéniable et cette responsabilité appartient à des civilisations disparues remplacés par d’autres qui s’affaiblissant ont perdu de leurs impacts remplacé au coté est de l’Afrique par la puissance coloniale britannique. La France elle a occupé pendant prés d’un siècle la cote ouest et a exploité ses ressources. Si vous voulez vraiment entrer dans la polémique sur les bienfaits de la colonisation je vous renvoie à la France colonisé par l’Allemagne et qui a fait ce qu’elle pouvait pour s’en défaire mais qui n’y serait jamais parvenu sans l’intervention soviétique et américaine... On peut inventer une histoire alternative en supposant que le France plutôt qu’être attentiste en 40 envahisse l’Ouest de l’Allemagne mais les fait sont là on a pris une branlée en 40 et les colonies ont servi de base arrière aux forces de la France libre.178 000 Africains et Malgaches et 320 000 Maghrébins sont appelés en 1939-1940 20000 indochinois ont été recrutés pour servir dans les usines d’armement.

        Quand la guerre a été finie après que les colonisés aient montrés leur attachement à la France en combattant pour elle, on aurait pu s’attendre à des remerciements mais non, la reprise en main des colonies s’est faite de manière extrêmement violente Massacres de Mada, Haiphong, Cote d’Ivoire, Casa, et sans vouloir offenser votre très grand patriotisme tous perpétré par l’armée française. La décolonisation française n’est qu’un suite d’ignominie et plutôt que de le reconnaitre et juger ceux qui ont commis ces actes l’histoire droitière continue à faire des héros de ceux qui n’étaient que des assassins aux ordres de gouvernement eux même aux ordres des puissances économiques exploitants sans vergogne les ressources minières agricoles et humaines. Puis vint la guerre d’Algérie
        Que vous soyez déshonnête n’est pas surprenant vous êtes juste un valet aux ordres. Pour ma part quand Sankara est mort je devais être bourré comme un coin quelque part écroulé dans les rues d’une ville sans nom. Je me suis engagé à 17 ans j’ai fait saint mex mais depuis j’ai grandi je me suis amendé et j’ai appris à voir et regarder entendre

        et écouter. La seule politique française sur le territoire de ces anciennes colonies consiste à semer la zizanie entre les différentes familles pour, par la division, pouvoir permettre à des groupes comme ceux de Bolloré ou Lafargue de pomper à la fois les subsides d’état et ceux des particuliers tout en exportant depuis la France les déchets toxiques et autres régals dans le même genre
        Alors oui qu’un régime autoritaire qui disconvient à l’ancienne puissance coloniale se mette en place et emporte l’assentiment des peuples maliens est désagréable mais que dans le même temps pendant serval barkane ou n’importe quelle autre intervention des soldats soient morts appelle de la même imbécilité de la puissance française. Les hommes qui sont mort dans le désert ou ailleurs ne sont pas morts pour la France mais pour Bouygues, Areva et quelques autres de ces vautours qui où qu’ils soient font des bénéfices sur le sang des peuples. Aussi en offrant ma tristesse à leurs familles, je n’offre que mon mépris à ceux qui pense encore que le rayonnement de la France doit passer par sa puissance guerrière qui aujourd’hui face à la Chine ou la Russie est une crotte de lapin sur une table de banquet... Voila il y a ceux dont le regard sert les exploiteurs et ceux dont les yeux voient qu’on les exploite et qui ne se tisent pas . Aussi comme pour les français les expat maliens qui vivent ici ne sont pas responsables de ce que faiit leur gouvernement et je le répète tant qu’ils se conduisent d’une manière égale à celle des français ma maison leur est ouverte comme leurs cousins leurs frères leurs pères m’ont ouvert la leur quand j’était en galère dans leur pays... L’important n’est pas d’avoir une grande culture mais de savoir qui elle sert !


      • charclot charclot 4 février 14:02

        @charclot 
        Que l’esclavage arabe est aussi ravagé le continent est indéniable et cette responsabilité appartient à des civilisations disparues remplacés par d’autres qui s’affaiblissant ont perdu de leurs impacts 
        petit ajout l’slam qui était la religion monothéiste dominante n’a certes pas perdu de son impact sur les terres sub saharienne et saharienne et le financement des mosquées par les wahabites n’et pas à ignorer cependant le volonté d’uniformisation qui fait fi des culture est le noyau central de l’incapacité récurrente des occidentaux dans leurs approches diplomatiques anciennes et nouvelles. Vouloir imposer des formes démocratiques hors sol sur des populations dont les structures anthropologiques sont profondément différentes des nôtres ne peuvent qu’aboutir à des conflits entretenus pour continuer d’exploiter les territoires. Les chefferies choisissent leurs alliés en fonction d’intérêts soit ethniques soit personnelles et dans cette complexité ce n’est pas en tranchant le nœud gordien que l’on obtient un résultat pacifique et bénéfique a tous... Evidement écarter d’un revers de manche l’ensemble des données permet de faire oublier que la dette des pays africains les maintient dans une soumission qui ne permet pas de contrôler leur développement et que cette dette aussi est imposé par l’occident « chrétien ». Par exemple au Burkina Faso une usine de panneaux solaires s’est mise en place et bien en parallèle l’instabilité a gagné le pays et la CEDEAO qui menace aussi le Mali de sanctions a tente de le faire au Burkina et de manière tout aussi surprenante, c’est la banque de France qui contrôle le franc CFA... Alors oui vouloir se libérer d’une domination n’est pas juste un caprice mais une nécessité politique Les européens sont la cause ^principale de l’instabilité Encore une fois n’offrir qu’une approche parcellaire n’est pas scientifique bien que ce mot soit surprenant il prend sens puisque la géopolitique est avant tout une science et qu’en science l’oubli d’une donnée conduit a un résultat erroné. ! 


      • charclot charclot 4 février 21:35

        @Renaud Bouchard
        Ne manquez pas de faire part de votre analyse au général Barrera qui s’est battu sur place.Nul doute qu’il vous écoutera avec bienveillance.


        j’avais pas fait la connexion mais ça y est c’est tout a fait ce genre de menace voilée qui m’ont fait quitter l’armée par la petite porte... Cette recherche de virilité et l’affirmation d’une masculinité surement lié à la violence éducationnelle... J’ai traversée l’Afrique d’est en ouest en stop a pied a dos de dromadaire en charrette sans soutient autre que mon RSA j’ai eu des PM sur le bide le pallu la bourbouille et des types comme toi j’en ai croisé, plein de leur suffisance, s’exhibant dans les bars climatisés et négociant le pillage appuyé par la police corrompue et les militaires aux ordres des dictateurs. J’ai dormi dans la rue au Nigéria au Cameroun en Centre Afrique, j’ai assisté à des fêtes animistes et d’autres où les tirs à la Kalach dans le ciel marquaient le début de la noce j’ai dormi à même le sol au milieu de la brousse sans autre âme humaine vivante que la mienne à des km à la ronde et les seuls avec qui j’ai vraiment eu des problèmes c’est les coopérants tes potes coloniaux et les ambassades... Alors toi et ton général allez vous faire.... parce qu’aujourd’hui vous avez tellement mis la merde que ce genre de voyage n’est plus possible et que ça me rend triste !


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 février 21:54

        @charclot
        T’as rencontré le docteur Shweitzer ?


      • charclot charclot 4 février 23:33

        @Aita Pea Pea
        évidement a minuit a Fachoda... !


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 février 19:07

        @charclot

        "Alors toi et ton général allez vous faire.... parce qu’aujourd’hui vous avez tellement mis la merde que ce genre de voyage n’est plus possible et que ça me rend triste !

        « 

        Et c’est un ancien de l’ENSOA qui parle sur ce ton de ses supérieurs...Compliments.

        Mon pauvre ami, si vous saviez... Quinze jour avec moi, en Afrique, précisément, mais vous auriez demandé grâce en pleurant pour revoir votre gentille Maman et voyager en soute dans un avion, vers cette France que vous détestez, raccompagné par deux anges gardiens de la Gendarmerie prévôtale.

        Combien de gens ai-je pu croiser, comme vous, trimardeurs sur ce continent magnifique pour lequel nous avons - seul point commun -,une affection profonde, pour ce qu’il est et pour ses habitants.

        Il se trouve que j’ai, moi aussi, un stock »d’expériences africaines« qui vous en remontreraient certainement en matière de bourlingue (sans les bitures à coup de bières cravatées ou calebassées) ou de contacts et fréquentations, qu’il s’agisse aussi bien de ce milieu diplomatique que je connais parfaitement tout comme celui des organisations internationales, effectivement, mais aussi, encore plus, mieux et de manière beaucoup plus intéressante, le monde extraordinaire des chefferies du Tchad,du Cameroun ou du Nigeria, sans oublier les »Nuits de Kinshasha", pour rester en Afrique de l’Ouest et en Afrique Centrale, ou celles de Lagos.

        Comment, sinon par stupidité, rancœurs recuites et insatisfaction profonde pouvez-vous vous autorisez à me prêter des idées et des sentiments sans m’avoir jamais rencontré ?

        Abeg commot jaré !Vamoose,  Man !

        Renaud Bouchard


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 février 19:09

        @Charclot
        Quinze jours.
        Le reste, inchangé.


      • charclot charclot 9 février 18:24

        SU@Renaud Bouchard
        Et c’est un ancien de l’ENSOA qui parle sur ce ton de ses supérieurs..

        je suis un fils de pute et quand je romps les rangs je cris MORTS AUX CONS... Les admirateurs de l’ordre m’ont toujours rendu malade et c’est pas demain que ça va s’arrêter
        C’est incroyable que tu te rendes pas compte à quel point tu prends de haut le monde qui n’admire pas ta suffisance citoyen... Tous ceux qui ont voulu m’en remonter sont surement avec toi au paradis des gens d’honneur moi je me satisfais de ne pas prétendre à diriger les autres Relis ce que tu écris parce que tu vois je ne doute pas que tu es bourlingué mais je ne suis pas sur que tu en ais tiré les leçons d’humilité parce que pour celle de l’humiliation et de la condescendance tu as parfaitement compris la chefferie des chefs un peu moins celle des familles soumises...

        Je persiste donc l’aveuglement récurent de la France et des pays colonisateurs est la principale cause de l’instabilité africaine et de al montée en puissance de l’islam salle à fist

        Et pour ce qui est de mes supérieurs, pourquoi crois tu que je n’ai pas fait carrière. De cette période je n’ai gardé que le chant des marais. Et comme toi je te dis tu ne me connais pas et perso ça me va tout aussi bien parce que t’es le genre de gars avec qui traverser le désert en camion passe encore mais à l’arrivée chacun sa route et latcho drom


      • zygzornifle zygzornifle 3 février 10:04
        à quand l’ordre donné aux ressortissants maliens de quitter la France dans les 72 heures ?

        Pour une fois toute la gauche et l’extrême gauche seraient unie pour manifester.

        Non nos Maliens sont « une chance pour la France » une chance pour la CAF, le RSA, pole emploi, la sécu car pris a 100%, les assistantes sociale, les assoces vivant grassement du fric des contribuables et les revendeurs de schnouf .... 


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 10:32

          @zygzornifle

          "Non nos Maliens sont « une chance pour la France » une chance pour la CAF, le RSA, pole emploi, la sécu car pris a 100%, les assistantes sociales, les assoces vivant grassement du fric des contribuables et les revendeurs de schnouf ...« 

          Il faut supprimer tout ce parasitisme et ce langage.

          Je pense aussi qu’il est urgent de repenser l’utilisation comme l’emploi et le recours à une main-d’œuvre bien commode, sous-payée, »mercenaire", mais qui, si elle peut avoir sa place en France au regard d’une utilité commune (je pense aux remises migratoires et aux envois financiers au Mali comme ailleurs en Afrique), doit s’inscrire dans des relations parfaitement cadrées qui ne sauraient faire pièce à la France.

          Bien à vous,
          Renaud Bouchard


        • tonimarus45 3 février 18:14

          @zygzornifle-Tiens le « zemouristant » a l’oeuvre.Bien sur ne viendrait pas a l’idee de cesser de piller ces pays, en mettant a leur tete des dirigeants aux ordres’ (dernierement « ouattara » en cote d’ivoire), afin qu’ils trouvent de quoi vivre chez eux


        • SilentArrow 7 février 13:34

          @tonimarus45

          C’est la France qui met les vielles carnes du FLN au pouvoir en Algérie ?


        • wagos wagos 3 février 10:06

          Que l’on envoie Mama Taubira là bas, elle va dresser ces petits chenapans de Maliens ! 


          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 11:32

            @wagos
            « Que l’on envoie Mama Taubira là bas, elle va dresser ces petits chenapans de Maliens ! »

            Non. Pas ca ! Il y a déjà eu trop de calamités. Ces gens n’ont rien demandé.

            RB


          • titi titi 3 février 10:08

            Tout à fait pas d’accord avec vous.

            C’est depuis le début du conflit au Mali que le conflit est régionalisé.

            Les « Djihadistes » de 2013, se sont associés aux Touaregs qui demandent l’indépendance depuis toujours, ce qui en fait la « 5ème guerre Touaregs ».

            Le divorce avec le Mali il est tout simple : le pouvoir Malien ce sont des Bambaras, dans l’ethnie est l’ancien vivier d’esclaves pour les Touaregs ou les Peuls.

            D’après Livingston, la traite « Africaine » produisait 20 morts pour un esclave arrivé au marché de Zanzibar.

            Les Bambaras étant majoritaires dans le Mali actuel, ce sont eux qui désormais dominent ceux qui les dominaient avant la colonisation.

            Inutile de vous préciser que ces peuples se détestent.

            Lorsque la France est intervenue en 2013 elle a arrêté les Djihadistes, mais n’a pas voulu faire ce qu’attendait les Bambaras, c’est à dire mettre au pas les Touaregs.

            Au contraire la France a demandé une solution politique concertée, alors que les Bambaras étaient plutôt pour un petit génocide.

            Quand le Mali annonce que la France l’abandonne à l’ONU, c’est au moment ou l’armée France quitte Gao au Nord : traduction elle laisse donc les Bambaras se démerder avec les Touaregs dont les revendications sont un problème interne au Mali (bon un peu Algérien aussi)

            Le conflit avec les Touaregs au Nord s’enlisant, les Peuls se sont réveillé au Sud, rajoutant du bordel au bordel ambiant.

            Le leader de la Junte actuel avait le grade de colonel en 2013 et commandait les troupes « spéciales »... et s’est donc à lui que les Djihadistes ont « spécialement » mis une rouste.

            Il sait très bien que lui et son armée sont incapables de maintenir la mainmise Bambara sur le pays.

            Il va donc trouver des alliés qui ont moins de scrupule.

            Ceci étant dit, je pense que la France se trompe : dans ces pays sans scrupule, il ne faut pas en avoir non plus.


            • Séraphin Lampion Schrek 3 février 10:39

              @titi

              Le découpage colonial des frontières est tellement caricatural, qu’il faut une dose exceptionnelle de mauvaise foi ou une pratique éprouvée de la novlangue pour évacuer cet héritage toujours vivant !


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 11:11

              @Schrek

              Ni novlangue ni mauvaise foi, simplement le constat d’une architecture administrative artificielle dont les peuples n’ont en réalité que faire dans leur vie pratique quotidienne.
              On circule énormément en Afrique.
              Personne ne se soucie de frontières, ce que les architectes de l’AOF et de l’AEF avaient parfaitement compris en réunissant deux grands bassins ethnographiques et linguistiques (1000 ethnies et 1000 langues) en Afrique occidentale et en Afrique équatoriale.

              Voyez cet article très fouillé et la cartographie jointe :
              https://ideas4development.org/developpement-africain-bassins-de-migrations/

              Quelques chiffres pour commencer. La planète compte 272 millions de migrants internationaux en 2019, soit 3,5 % de la population mondiale. En 2017, 36,3 millions d’Africains vivaient hors de leur pays de résidence habituelle, représentant environ 15 % des migrants internationaux.

              Alors que les migrations africaines vers l’Europe captent régulièrement l’attention médiatique, il faut rappeler que les mouvements de populations ont majoritairement lieu à l’intérieur même du continent africain. Ainsi, 7 migrants subsahariens sur 10 demeurent en Afrique. Seules les migrations nord-africaines sont majoritairement extracontinentales : 9 migrants nord-africains sur 10 résident en effet hors du continent.

               

              Des bassins de migrations avant tout sur le continent

              Pour l’essentiel intracontinentales, les migrations subsahariennes sont organisées autour de pôles d’attraction régionale. Les principaux pays d’immigration en Afrique sont l’Afrique du Sud (4 millions d’immigrants sur une population de 56,7 millions), la Côte d’Ivoire (2,3 sur 24,3 millions), l’Ouganda (1,7 sur 42,9 millions), le Nigeria (1,5 sur 191 millions), le Kenya (1,3 sur 49,7 millions) et l’Éthiopie (1,2 sur 105 millions). Ces États voient converger en leur sein des migrants issus de pays limitrophes, pour des durées plus ou moins longues.

              https://www.gbnews.ch/migrations-intra-africaines-etat-des-lieux/

              Bien à vous,
              Renaud Bouchard


            • titi titi 3 février 11:20

              @Schrek

              La décolonisation c’est un avatar du Culte du Cargo : créer des états, avec des institutions basées sur ce que faisaient les occidentaux à l’époque (j’inclue le modèle des soit disant démocraties populaires), en espérant qu’en copiant les apparences, la même prospérité en découlerait.


            • Séraphin Lampion Schrek 3 février 11:26

              @Renaud Bouchard

              On circule tellement facilement en Afrique que l’armée française « assiste » l’armée burkinabé pour trucider 60 bonshommes (lien).

              Mais chez les voisins, la circulation de l’armée française semble moins faciles (lien).


            • Séraphin Lampion Schrek 3 février 11:40

              @Schrek

              Ce n’est pas l’armée chinoise qui « assiste » les armées des anciennes colonies du Soudan Français et de le Haute-Volta rebaptisés !


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 11:56

              @Schrek
              Puisque vous voulez une autre ration de foin, lisez le papier que je vous ai envoyé sur les circulations internes en Afrique.
              Pour avoir sillonné l’Afrique en camion, matatu, dala-dala, taxi-brousse, voiture et moto, avion, on circule beaucoup dans le continent.

              Quant au reste, Barkhane contre-attaque et le fait savoir. « L’armée française a toujours recensé le nombre des djihadistes qu’elle tue, sans toutefois chercher à rendre public le bilan des opérations. Elle semble par communiquer d’avantage ces derniers temps », constate Gérard Chaliand, spécialiste des relations internationales et des conflits asymétriques. «  L’armée française essaie de se rassurer, notamment après la mort des 13 soldats français, dans une opération au Sahel. L’armée subit des pertes. Les alliés du G5 paient un lourd tribut On communique pour démontrer que l’ennemi subit également des revers et donc on compte les corps. On répond aux nombres des pertes par des chiffres et on veut donner l’idée que Barkhane reprend la main militairement », insiste le géo politologue.
              Depuis plusieurs semaines, les groupes terroristes donnaient également le tempo en infligeant de lourdes pertes aux armées locales : une centaine de morts côté malien, 70 côté nigérien mi-décembre. Ce changement de communication est en effet destiné à regagner la confiance des opinions publiques africaines. "La présence des forces françaises dans la région est très contestée par les opinions publiques locales. Au Mali, au Niger, au Burkina, on s’interroge sur l’utilité de cette présence. Barkhane, ces derniers temps, communique d’avantage sur ces victoires pour tenter de regagner les opinions publiques locales", souligne de son côté Mahamoudou Sawadogo, chercheur spécialiste des questions de sécurité au Burkina Faso.

              Lire la suite ci-après : https://information.tv5monde.com/afrique/au-sahel-l-armee-francaise-contre-attaque-et-elle-le-fait-savoir-346012

              Bien à vous,
              Renaud Bouchard


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 12:08

              @Schrek
              Excepté celles du Sénégal et du Tchad, les forces armées de la CEDEAO ne valent pas grand chose.

              En face, on ne perd pas de temps :

              The state-owned Chinese company International Aero Development Corporation (IADC) recently launched an ambitious new expansion plan in Africa, according to Defense News. This includes an aviation training center, two regional marketing offices, two maintenance and support centers, and three spare-parts warehouses to promote sales and maintenance for Chinese-made aircraft. South Africa, Tanzania and the Republic of Congo are the main states where this expansion is taking place ; warehouses in Zimbabwe and Kenya are also being planned. At the Aviation Expo China 2015 in Beijing last month, IADC’s General Manager Zhang Guangjian stated that this move is part of a larger plan to expand further throughout the continent.

              IADC is a subsidiary company of Aviation Industry Corporation of China (AVIC), one of the largest state-owned developers of military and civilian aviation technology in China. The company has been involved in the development and export of several People’s Liberation Army Air Force (PLAAF) platforms, including the FC-20, the export version of the Chengdu J-10, and the FC-1 Xiaolong, the export version of the JF-17 Thunder. IADC was set up to promote exports of AVIC’s civilian aircraft.

              AVIC already has a large stake in the African aircraft market. Countries as varied as Zimbabwe, Zambia, Ethiopia, Namibia, Tanzania, Ghana, Nigeria, Mauritania, and Djibouti operate AVIC planes. This includes dual-use trainer aircraft, including the Hongdu L-15 and the joint Chinese/Pakistani K-8 Karakorum.

              AVIC says at least 80 percent of the trainer aircraft fleet operated by African air forces are Chinese-made. The new facilities established by IADC are supposed to help Chinese companies capture an even larger part of the African aircraft market.

              Lire la suite ci-après : https://thediplomat.com/2015/10/chinese-arms-companies-are-picking-up-the-pace-in-africa-and-the-middle-east/

              Voyez aussi ceci à propos de la Turquie en un article dont le contenu semble avoir échappé à nos dirigeants politiques complètement « à la ramasse » :

              https://trendsresearch.org/insight/turkeys-defense-industry-and-military-sales-in-sub-saharan-africa-trends-rationale-and-results/

              Bien à vous,
              Renaud Bouchard


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 12:19

              @ Titi

              Effectivement.

              Il n’est qu’à voir en Algérie, par exemple, le succès des « industies industrialisantes » de Destannes de Bernis copiées sur le modèle de l’économie soviétique, comme par hasard.

              Fort heureusement l’expérience a été arrêtée.

              Encore quelques années et, comme le dit une bonne plaisanterie, à ce rythme-là il aurait très vite fallu envisager d’ importer du sable au Sahara.

              Bien à vous,
              Renaud Bouchard


            • Joséphine Joséphine 3 février 10:23

              Au moins les maliens ne perdent pas de temps et ne rechignent pas à remigrer les éléments qui les dérangent. C’est ça un pays souverain, et dans le fond c’est exemplaire. Le Mali nous a montré la voie, à nous de suivre l’exemple. 


              • Joséphine Joséphine 3 février 10:29

                Bernard Lugan, cité par l’auteur, est de loin le meilleur africaniste. Qui veut comprendre l’Afrique doit écouter Lugan. Loin des mantras hypnotiques des médias qui exigent du monde blanc la repentance, Bernard Lugan met les points sur les i et les barres sur les T. 


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 février 11:31

                  @Joséphine
                  Il est juste le symétrique opposé du courant de la repentance, son manque d’objectivité sur la nature de la colonisation est flagrant. Il participe au cirque médiatique qui enferme le « débat » dans un carcan. Il évacue la question économique de l’équation, en totale contradiction avec le premier promoteur de la politique coloniale, Jules Ferry, dont on n’a retenu de ses discours que le bref passage sur « la mission civilisatrice de la France », c’est toute l’arnaque. Le fameux discours de 1885, et les débat parlementaires qui ont suivi, c’est 95% d’économie, autour d’un problème structurel du capitalisme : le débouché des capitaux. 

                  Partant, Lugan évacue la question sociale en France, la question de la lutte des classes, qu’il ne peut appréhender à cause de ses préjugés idéologiques. 


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 11:59

                  @Opposition contrôlée

                  "Lugan évacue la question sociale en France, la question de la lutte des classes, qu’il ne peut appréhender à cause de ses préjugés idéologiques.« 

                  Non.
                  B. Lugan »n’évacue rien" de ce sujet qu’il connaît parfaitement.
                  Simplement, la question est hors sujet.

                  Bien à vous,
                  Renaud Bouchard 


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 12:13

                  @Joséphine

                  Bernard Lugan, cité par l’auteur, est de loin le meilleur africaniste.
                  Qui veut comprendre l’Afrique doit écouter Lugan.
                  Loin des mantras hypnotiques des média qui exigent du monde blanc la repentance, Bernard Lugan met les points sur les i et les barres sur les T. 

                  Effectivement.
                  La « repentance », cela commence à bien faire...tout comme le carnaval académique des études dites « post-coloniales » menées par des chercheurs trop heureux d’être installés et rémunérés bien au chaud en France ou au Royaume-Uni pour conspuer leurs pays d’accueil qui, de toute façon ne cesseront jamais d’expier.

                  Bien à vous,
                  Renaud Bouchard


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 février 12:30

                  @Renaud Bouchard

                  la question est hors sujet

                  Certainement pas. C’est le point central qui est systématiquement dissimulé, et pas seulement concernant la question coloniale. Le point commun de toutes les propagandes contemporaines délirantes qu’on nous assène, wokisme, lgbtisme, cancel culture, indigénisme etc. c’est d’évacuer la question sociale, au profit du biologique, racial ou psychologique. Tout ceci, identifié comme du « gauchisme », pousse ceux qui en sont légitimement irrité dans les bras de « la droite », qui les éloigne encore de la question sociale.

                  Le piège est parfait. D’ailleurs, mystérieusement, les grands promoteurs et financiers de ces mouvements sont aussi les principaux oligarques, les plus cyniques et cupides type Soros, qui se proclament désormais « philanthropes »... Si vous ne comprenez toujours pas l’arnaque...

                  B. Lugan »n’évacue rien« de ce sujet

                  Lugan :  »La Françafrique c’est une légende !"

                  « La colonisation française, contrairement à ceux qui la critique, n’a pas été faite sur des principes économiques, [...] mais sur un substrat idéologique, la France héritière des principes de 1789 ».

                  Je le répète : Jules Ferry, artisan et promoteur de la politique coloniale dit exactement le contraire, sur des centaines de pages de discours et de retranscriptions des débats parlementaires. Lugan confond le colon, souvent un aventurier, avec la direction politique de la métropole. 


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 12:51

                  @Opposition contrôlée

                  Vu comme cela, oui.
                  Je n’avais pas compris votre approche et vous prie de m’en excuser.

                  "Le point commun de toutes les propagandes contemporaines délirantes qu’on nous assène, wokisme, lgbtisme, cancel culture, indigénisme etc. c’est d’évacuer la question sociale, au profit du biologique, racial ou psychologique. Tout ceci, identifié comme du « gauchisme », pousse ceux qui en sont légitimement irrité dans les bras de « la droite », qui les éloigne encore de la question sociale.

                  Le piège est parfait. D’ailleurs, mystérieusement, les grands promoteurs et financiers de ces mouvements sont aussi les principaux oligarques, les plus cyniques et cupides type Soros, qui se proclament désormais « philanthropes »... Si vous ne comprenez toujours pas l’arnaque..."

                  Bien à vous,

                  Renaud Bouchard


                • titi titi 3 février 15:04

                  @Opposition contrôlée

                  « parlementaires qui ont suivi, c’est 95% d’économie, autour d’un problème structurel du capitalisme : le débouché des capitaux. »

                  Au 19ème, l’économie n’était le sujet que pour l’Indochine et l’Algérie.
                  Pour l’Indochine car ce devait être la porte vers la Chine : si la France s’installe en Indochine c’est d’abord à l’embouchure du Mékong car elle pense pouvoir « remonter » jusqu’en Chine. Une fois qu’on s’aperçoit que ce n’est pas possible alors elle s’installe à l’embouchure du Fleuve Rouge toujours pour remonter en Chine.
                  Pour l’Algérie la question économique c’est la submersion du marché Français par les productions agricoles algériennes.

                  A part cela, et à part les Antilles aux siècles précédents, la colonisation a été un grand néant du point de vue économique.

                  « Partant, Lugan évacue la question sociale en France, la question de la lutte des classes, qu’il ne peut appréhender à cause de ses préjugés idéologiques »
                  Bah ca fait 40 ans que l’histoire est appréhender selon un principe matérialiste Marxiste.
                  Et ca fait 40 ans qu’on constate que cette approche ne fonctionne pas pour hors d’Europe.
                  Alors que l’approche « éthnocentrée », elle, est efficace.

                  La marxisme c’est une forme de colonialisme. Un colonialisme de la pensée, comme si tout le monde fonctionnait selon des concepts réfléchis quartier latin.

                  Et ca date de la révolution française : quand Kleber signait des décrets au Caire, qu’il les datait du mois de Nivôse, le mois de la neige... au Caire ???


                • Joséphine Joséphine 3 février 15:33

                  @Renaud Bouchard

                  J’ai lu « La guerre des Boers « de Bernard Lugan, un sujet que je connaissais mal. Et j’ai passé de riches heures à l’écouter, je suis admirative de sa culture, de son enthousiasme, sa politesse et son combat. Lugan est certainement l’homme le plus élégant que je n’ai jamais vu. Son travail est sourcé, truffé de détails , il connait toutes les arcanes d’Afrique, sa corruption et sa violence intrinsèque et ethnique. Les africains n’ont pas attendu l’homme blanc pour se foutre sur la gueule. 

                  Son blog est passionnant et je le consulte souvent. 


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 février 15:36

                  @titi
                  Je ne sais pas d’où vous sortez ça, mais certainement pas des archives : un petit exemple

                  L’intégralité des débats parlementaires ici : https://gallica.bnf.fr/ark :/12148/bpt6k6344898r/f7.item#

                  Il n’est question que d’économie, pas seulement en Asie : Madagascar, Sénégal etc... Débouché des capitaux et de la surproduction, primes à l’exportation, etc.

                  Lugan se fout du monde, c’est gravé dans le journal officiel de la République. C’est la grande mode de nos jours, il y a bombardement d’idées simples à saisir, qui a force d’être répétés finissent par avoir valeur de vérité. Cet histoire « éthnocentrée » n’est qu’une dégoulinure de la doctrine américaine du « choc des civilisations », qui n’est qu’une « prophétie auto réalisatrice », visant à justifier le passé et le présent des politiques occidentales.


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 février 15:49

                  @Opposition contrôlée
                  Extraits, Jules Ferry, 1885 :

                  Mais il y a une autre forme de colonisation, c’est celle qui s’adapte aux peuples qui ont, ou bien un superflu de capitaux ou bien un excédent de produits. [...]
                  Les colonies sont pour les pays riches un placement de capitaux des plus avantageux ; [...]
                  [Citant Stuart-Mills] « Pour les pays vieux et riches, la colonisation est une des meilleures des affaires auxquelles ils puissent se livrer. »
                  Eh oui ! pour les capitalistes. [...]
                  Mais, messieurs, il y a un autre côté plus important de cette question, qui domine de beaucoup celui auquel je viens de toucher. La question coloniale, c’est pour les pays voués par la nature même de leur industrie à une grande exportation, comme la nôtre, la question même des débouchés.

                  etc, etc, etc... Lugan, 2021 :

                  La colonisation française, contrairement à ceux qui la critique, n’a pas été faite sur des principes économiques

                  Si c’est pas de la charlatanerie, je ne sais pas comment ça s’appel.


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 16:34

                  @dolicho
                  Bonjour et merci pour ces indications.
                  Auteur d’un ouvrage remarqué sur l’esclavage arabo-musulman, « Le génocide voilé » (éditions Gallimard, 2008), l’anthropologue et économiste sénégalais Tidiane N’Diaye explique à propos de la traite que « la complicité de certains monarques et leurs auxiliaires africains dans ce commerce criminel est une donnée objective  ». Interview sans langue de bois.

                  https://la1ere.francetvinfo.fr/2015/05/07/esclavage-la-complicite-de-monarques-africains-est-une-donnee-objective-selon-l-anthropologue-senegalais-tidiane-n-diaye-253983.html

                  Voir aussi Tidiane N’Diaye et son Génocide Voilé.
                  Cette étude éclaire un drame passé à peu près inaperçu : la traite des Noirs d’Afrique par le monde arabo-musulman. Cette traite a concerné dix-sept millions de victimes tuées, castrées ou asservies, pendant plus de treize siècles sans interruption. Les razziés étaient contraints de traverser le désert à pied pour rejoindre le Maghreb, l’Égypte ou la péninsule Arabique via Zanzibar, par bateaux… Pourtant, cette traite négrière a été minimisée, contrairement à la traite occidentale vers l’Amérique. Pourquoi ? Parce que seule la conversion à l’islam permettait d’échapper à l’esclavage, mais n’a pas épargné les Noirs. Toutefois, de nos jours la majeure partie de l’Afrique est devenue musulmane, d’où une forme de fraternité religieuse entre le côté « blanc » et le côté « noir » du continent, et une volonté commune de « voiler » ce génocide.

                   https://www.dw.com/fr/le-trafic-desclaves-des-arabes-a-fait-plus-de-victimes-que-celui-des-europ%C3%A9ens/a-50135491

                  Sans oublier
                  Samuel Lempereur, « Olivier Pétré-Grenouilleau, Qu’est-ce que l’esclavage ? Une histoire globale », L’Homme [En ligne], 225 | 2018, mis en ligne le 15 mars 2018, consulté le 03 février 2022. URL : http://journals.openedition.org/lhomme/30831 ; DOI : https://doi.org/10.4000/lhomme.30831

                  Cordialement,
                  Renaud Bouchard


                • Joséphine Joséphine 3 février 17:07

                  @dolicho

                  Merci pour ce livre que je ne connaissais pas , je l’achèterai car j’ai des envies de beaux livres illustrés en ce moment (époque déprimante, auto-confinement,visions de masques atroces partout). Ce livre existe sur Amazon à 49 euros :

                  Amazon.fr - L’Afrique ancienne : De l’Acacus au Zimbabwe. 20 000 avant notre ère - XVIIe siècle - Fauvelle, François-Xavier, Fauvelle, François-Xavier - Livres

                   Si en plus ça complète le riche travail de Lugan... 


                • titi titi 3 février 17:59

                  @Opposition contrôlée

                  « Il n’est question que d’économie, pas seulement en Asie : Madagascar, Sénégal etc... Débouché des capitaux et de la surproduction, primes à l’exportation, etc. »

                  Bah lisez bien le texte.

                  Il est surtout question de tirer un constat d’échec de l’économie.
                  126 millions d’importation pour seulement 90 millions d’exportation, pour toutes les colonies françaises.

                  Pendant que les anglais tiraient 800 millions de la seule Inde.

                  Seule l’Indochine a été bénéfique économiquement pour la France.
                  Recherchez les livres de géographique de l’époque : ils parlent de la perle de l’orient.


                • titi titi 3 février 18:05

                  @Opposition contrôlée

                  « Extraits, Jules Ferry, 1885 : »
                  Il y a ce que certains voulaient, et espéraient faire de la colonisation : copier les anglais.
                  Et il y a ce qui en a été fait : économiquement rien.
                  L’argent a été « engouffré indéfiniment dans des taches sans issues »

                  Je ne m’en lasse jamais...
                  https://www.youtube.com/watch?v=ZprDRpof3UQ&t=1330s


                • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 février 18:36

                  @titi
                  Vous n’avez toujours rien compris : l’état français, à cette époque où il n’y avait pas d’impôt sur le revenu a perdu de l’argent. La bourgeoisie française en revanche a fait des fortunes. Ca ne vous rappel rien, la privatisation des bénéfices et la mutualisation des pertes ?


                • titi titi 3 février 19:28

                  @Opposition contrôlée

                  « a ne vous rappel rien, la privatisation des bénéfices et la mutualisation des pertes ? »
                  Si ca me rappelle que cette phrase est forcément issue de quelqu’un qui ne sait pas ce qu’est une privatisation, et qui ne connait rien à la comptabilité.
                  Quelqu’un qui confond vitesse et distance parcourue.
                  Ou encore puissance électrique fournie, et puissance théorique installée.

                  Le fait est que ce sont souvent les mêmes.
                  Preuve, s’il en était besoin, de la faillite de l’EN.

                  « bourgeoisie française en revanche a fait des fortunes. »
                  Tout d’abord je reviens à la discussion...
                  Une balance déficitaire c’est que la France a plus importé des colonies qu’elle n’y a exporté.
                  Donc ces colonies n’ont pas offert un débouché aux produits Français, mais plutôt l’inverse.

                  Donc après la bourgeoisie qui a fait des fortunes...

                  Je prend l’Atlas Géographique Moderne édité par Hachette en 1903.
                  Je lis :
                  pour 1901 en millions : exportation 4013, importation 4369
                  le premier partenaire économique de l’époque c’est le Royaume Uni.
                  les échanges avec les colonies représentent donc 2,3% du total.

                  Toujours dans l’Atlas de 1903 je lis : budget de l’état 3500 millions.
                  les échanges avec les colonies, à supposer qu’ils aient été tous à la charge de l’état, comme vous semblez l’affirmer au profit d’une bourgeoisie, et bien ces échanges représentent moins de 5% du budget de l’Etat.

                  2,3% des échanges commerciaux.
                  5% du budget de l’Etat.

                  Et vous osez encore nous dire que c’est sur le dos des colonies que s’est faites la prospérité de la France ? Ou même simplement d’une bourgeoisie.

                  Vous êtes sérieux ?


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 19:36

                  @titi
                   Remarquable discours, effectivement :
                  https://youtu.be/ZprDRpof3UQ?t=1422

                  Bien à vous,
                  Renaud Bouchard


                • JulietFox 5 février 15:31

                  @Opposition contrôlée
                  La mission civilisatrice ?
                  Ils n’avaient rien demandé.
                  Les européens n’ont eu d’autres buts que de piller, l’Afrique. Et les « missionnaires » de leur faire croire, qu’il n’y a qu’un dieu, celui des européens.


                • wagos wagos 3 février 13:43

                  On perd du temps, des vies, et de l’argent en Afrique, alors que chez nous, on n’est même pas foutus de rétablir l’ordre dans les cités où le Français de souche n’a plus le droit de mettre les pieds....

                  Alors les Maliens et les autres , on les laisse entre eux, il se démerdent eux-mêmes ! 

                  Par contre chez nous on vire manu militari tous les indésirables venus vivre de charité publique ! 

                  Et qu’importe les cris d’orfraies des Gauchos Ecolos Mondialiste !!! 

                  On est chez nous , la priorité c’est le peuple Français avant tout ! 


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 14:16

                    @wagos
                    Bonjour et merci autant pour votre visite que pour votre commentaire.

                    Il est vrai que les actionnaires du Palace Hôtel qu’est devenu la France aimeraient bien savoir qui sont tous ces clients qui ont table ouverte et open-bar et que l’on accueille par palanquées depuis des années.

                    Il conviendrait d’effectuer un tri, de reprendre les comptes, d’apurer certains retards de paiement, de fermer des postes déficitaires et de revoir certaines dépenses devenues Tonneau des Danaïdes, histoire de remettre le train sur les rails.

                    Quant au rétablissement de l’ordre dans les cités devenues ingérables et les zones entrées en sécession, il est temps de déraciner le roncier et de cesser de discuter à n’en plus finir du pourquoi et du comment , questions auxquelles nous sommes et serons en mesure de répondre très vite.

                    https://www.liberation.fr/checknews/le-projet-operation-ronces-visant-a-faire-intervenir-larmee-dans-les-banlieues-est-il-une-realite-20210512_WZ3IIKARNJB55EVPH5CFNZ467E/

                    Pour les modalités premières, le discours de M.Zemmour sur LCI devant les représentants syndicaux de la Police nationale pose quelques balises :
                    https://www.youtube.com/watch?v=jBBKZ0Wo_Z4

                    Cordialement,
                    Renaud Bouchard


                  • Michel DROUET Michel DROUET 3 février 15:19

                    @Renaud Bouchard

                    Si je comprends bien vous laissez nos troupes sur place avec repli complet sur nos bases opérationnelles avec cessation de leur activité (le temps que la population malienne comprenne que la junte ne fera rien pour les protéger) et dans le même temps vous expulsez de France dans les 6 mois les 120 000 maliens qui y résident et y travaillent. Vous interdisez tous les transferts financiers vers le Mali et vous gelez les subventions et aides au développement....

                    Avec ce plan délirant, vous obtenez bien évidemment une avancée sans précédent des groupes islamistes et une population (gonflée par 120 000 maliens de retour au pays) qui se retournera contre les militaires français retranchées dans leurs bases opérationnelles et vous nous préparez une défaite militaire sans précédent depuis Dien Bien Phu.

                    Chapeau l’artiste !


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 19:30

                    @Michel DROUET

                    Les 120000 maliens qui vivent en France, légalement et illégalement, y sont d’une très grande utilité.
                    Je vois actuellement d’importants travaux de terrassement près de chez moi.
                    Pas un européen, à l’exception du chef de chantier et du conducteur de travaux.
                    Les ouvriers y sont tous maliens.
                    Une simple conversation en Bambara/Bamanakan/Français vous fait rapidement comprendre qu’en transmettant aux familles restées au pays la simple idée d’une menace d’avoir à rentrer risque fort de pousser les populations locales à inviter la junte militaire à cesser de faire n’importe quoi avec la France.
                    Même si beaucoup de maliens travaillent aux Etats-Unis, ceux qui vivent en France s’en accommodent,y travaillent très durement et savent qu’ils peuvent utilement financièrement contribuer à assurer la vie de leurs compatriotes au Mali, familles et alliés.
                    Allez prendre la température à Montreuil au milieu des personnes d’origine Soninké, par exemple, et vous comprendrez rapidement que toutes ces histoires leurs sont plus que pénibles et que tous ces gens qui ont fait leur vie en France ne demandent qu’à y vivre et prospérer tranquillement.
                    Chacun y a parfaitement compris que malgré ses défauts Dupont (le nom a été changé NDLR) présente beaucoup plus d’avantages que Tchang.

                    Bien à vous,
                    Renaud Bouchard


                  • Michel DROUET Michel DROUET 3 février 23:16

                    @Renaud Bouchard
                    C’est bien ! vous adoucissez votre propos et le ton péremptoire s’adoucit pour devenir une simple menace...
                    Je pense que sans le dire vous avez compris les conséquences néfastes de votre projet pour notre armée...


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 11:12

                    @Michel DROUET
                    Aucunement.
                    Beaucoup d’informations vous manquent qu’il est impossible de diffuser pour le moment.
                    la partie ne fait que commencer avec des règles du jeu différentes pour chaque intervenant.
                    A suivre.
                    Bien à vous,
                    Renaud Bouchard


                  • Abolab 3 février 15:04

                    Jean-Yves Le Drian a-t-il une quelconque légitimité ? Qui a créé le foutoir en Afrique du Nord en déclenchant et favorisant la guerre civile en Libye ? La France n’est pas en Afrique pour faire de l’humanitaire. Qui exploite les énergies fossiles comme l’uranium, la plus polluante forme d’énergie au monde, et qui prétend qu’il s’agit d’une énergie verte en empêchant les pays africains de se développer en instaurant au niveau international des normes climatiques idiotes basées sur le CO2 ? Il faut arrêter de pointer du doigt les civils quand les criminels aux manettes sont ceux qui sont au pouvoir depuis des décennies.


                    • titi titi 3 février 15:18

                      @Abolab

                      « Qui exploite les énergies fossiles comme l’uranium, »

                      Bah au Mali ce n’est pas la France. Les mines appartiennent à la Chine.

                      Et de son coté la France importe son Uranium d’Australie et du Canada.

                      Désolé, mais les balivernes des colons qui pillent les sous sols, gardez cela pour le prochain congrès de l’UNEF.


                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 16:15

                      @Abolab

                      Jean-Yves Le Drian a-t-il une quelconque légitimité ?
                      / Il est ministre en titre et membre d’un gouvernement.
                      Qui a créé le foutoir en Afrique du Nord en déclenchant et favorisant la guerre civile en Libye ?
                      / MM. N. Sarkozy et « BHL », lequel s’agite pour mettre le bazar en Ukraine.
                      La France n’est pas en Afrique pour faire de l’humanitaire.
                      / Dites-cela à l’AFD ainsi qu’à Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières, Première urgence Internationale, ACTED, Handicap International, Action Contre la Faim.
                      Qui exploite les énergies fossiles comme l’uranium, la plus polluante forme d’énergie au monde,
                      /Beaucoup de monde. cf. ci-après :https://www.agenceecofin.com/dossier/1709-91608-longtemps-boude-pour-son-passe-le-nucleaire-revient-en-grace-pour-le-bonheur-des-producteurs-africains-d-uranium

                      Comme l’indique l’édition 2021 du Nuclear Fuel Report, « un certain nombre de projets à des stades très avancés de développement [attendaient] une amélioration de la situation du marché de l’offre et de la demande pour commencer à produire de l’uranium ». Une affirmation qui se vérifie déjà depuis quelques mois en Afrique.

                      Les prix de l’uranium s’envolent, dopant les cours des actions des sociétés qui opèrent dans ce domaine. D’ailleurs, la hausse commence à attirer les regards au-delà de la sphère des professionnels. https://t.co/7WUI0MhBAO

                      — Cyrille RESTIER (@CyrilleRestier) September 16, 2021

                      Au Niger, par exemple, leader africain de l’uranium, la compagnie minière Global Atomic compte lancer la construction de la mine Dasa début 2022, selon des propos tenus par son PDG Stephen Roman en mars dernier. L’évaluation économique préliminaire publiée en avril 2020 estime que, dans une première phase d’exploitation de 12 ans, le projet peut livrer annuellement 4,4 millions de livres d’uranium à un coût global de 18,39 $ la livre. Alors que la production nationale du Niger est passée d’un pic d’environ 5000 tonnes en 2012, à moins de 3000 t fin 2020, la mine Dasa pourrait permettre au pays d’augmenter sa production et possiblement ses parts de marché sur l’échiquier mondial.

                      Au Niger, par exemple, leader africain de l’uranium, la compagnie minière Global Atomic compte lancer la construction de la mine Dasa début 2022, selon des propos tenus par son PDG Stephen Roman en mars dernier.

                      Au Sud du continent cette fois, c’est la Namibie et le Malawi qui devraient être les principaux bénéficiaires du regain d’intérêt pour l’uranium. Paladin Energy relance actuellement son projet Langer Heinrich placé en régime de maintenance et entretien en 2018. Toujours en Namibie, Bannerman Energy a publié en août une étude de préfaisabilité pour son projet d’uranium Etango, une étape qui la rapproche davantage d’une décision d’investissement et du lancement des travaux de construction d’une exploitation minière.

                      Au Malawi, les ambitions nationales reposent sur Lotus Resources et son projet Kayelekera. Le gouvernement a approuvé ce mois le renouvellement du permis minier de la société, ce qui donne le droit à Lotus d’exploiter les gisements jusqu’en 2037. Selon une étude exploratoire publiée en octobre dernier, elle n’aura besoin que de 50 millions $ pour lancer la production, car il s’agit d’une mine existante, où la production a été suspendue en 2014.

                      Le thorium est un élément faiblement radioactif facile d’accès. Il représente une alternative intéressante à l’uranium https://t.co/K44YDaDvHt

                      — Heidi.news (@heidi_news) September 15, 2021

                      Il ne faut pas oublier l’Afrique du Sud, seul pays du continent à posséder une centrale nucléaire. Avec ses 433 364 tonnes de réserves prouvées en 2010, soit 7% des réserves mondiales connues à l’époque, le pays a aussi un rôle à jouer. Tirer au maximum profit du retour de la demande devra être le mot d’ordre pour tous les États concernés, car on n’est jamais à l’abri d’une 3e tragédie qui pourrait à nouveau faire plonger le secteur. Ou de l’émergence d’une alternative à l’uranium. Le thorium, par exemple...

                      , et qui prétend qu’il s’agit d’une énergie verte en empêchant les pays africains de se développer en instaurant au niveau international des normes climatiques idiotes basées sur le CO2 ?
                      / Ce n’est pas moi. Mais cela vaut mieux que le charbon : https://www.lemondedelenergie.com/electricite-allemagne-charbon/2020/07/13/

                      Il faut arrêter de pointer du doigt les civils quand les criminels aux manettes sont ceux qui sont au pouvoir depuis des décennies.

                      /Tout à fait exact. cf ; https://www.anti-k.org/2019/03/07/president-pas-par-hasard/macron-marionnette-2/

                      Bien à vous,
                      Renaud Bouchard


                    • Opposition contrôlée Opposition contrôlée 3 février 16:23

                      @titi
                      Abolab ne cite pas le Mali. En l’occurrence, plus d’un tiers de l’uranium du groupe Orano est extrait au Niger. Ne parlons pas de Total...


                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 16:24

                      @titi

                      Bonjour.
                      A propos de l’exploitation de l’uranium en Afrique :

                      cf. ci-après :https://www.agenceecofin.com/dossier/1709-91608-longtemps-boude-pour-son-passe-le-nucleaire-revient-en-grace-pour-le-bonheur-des-producteurs-africains-d-uranium

                      Comme l’indique l’édition 2021 du Nuclear Fuel Report, « un certain nombre de projets à des stades très avancés de développement [attendaient] une amélioration de la situation du marché de l’offre et de la demande pour commencer à produire de l’uranium ». Une affirmation qui se vérifie déjà depuis quelques mois en Afrique.

                      Les prix de l’uranium s’envolent, dopant les cours des actions des sociétés qui opèrent dans ce domaine. D’ailleurs, la hausse commence à attirer les regards au-delà de la sphère des professionnels. https://t.co/7WUI0MhBAO

                      — Cyrille RESTIER (@CyrilleRestier) September 16, 2021

                      Au Niger, par exemple, leader africain de l’uranium, la compagnie minière Global Atomic (Canada) compte lancer la construction de la mine Dasa début 2022, selon des propos tenus par son PDG Stephen Roman en mars dernier. L’évaluation économique préliminaire publiée en avril 2020 estime que, dans une première phase d’exploitation de 12 ans, le projet peut livrer annuellement 4,4 millions de livres d’uranium à un coût global de 18,39 $ la livre. Alors que la production nationale du Niger est passée d’un pic d’environ 5000 tonnes en 2012, à moins de 3000 t fin 2020, la mine Dasa pourrait permettre au pays d’augmenter sa production et possiblement ses parts de marché sur l’échiquier mondial.

                      Au Niger, par exemple, leader africain de l’uranium, la compagnie minière Global Atomic compte lancer la construction de la mine Dasa début 2022, selon des propos tenus par son PDG Stephen Roman en mars dernier.

                      Au Sud du continent cette fois, c’est la Namibie et le Malawi qui devraient être les principaux bénéficiaires du regain d’intérêt pour l’uranium. Paladin Energy (Australie) relance actuellement son projet Langer Heinrich placé en régime de maintenance et entretien en 2018. Toujours en Namibie, Bannerman Energy (Australie) a publié en août une étude de préfaisabilité pour son projet d’uranium Etango, une étape qui la rapproche davantage d’une décision d’investissement et du lancement des travaux de construction d’une exploitation minière.

                      Au Malawi, les ambitions nationales reposent sur Lotus Resources (Australie, encore) et son projet Kayelekera. Le gouvernement a approuvé ce mois le renouvellement du permis minier de la société, ce qui donne le droit à Lotus d’exploiter les gisements jusqu’en 2037. Selon une étude exploratoire publiée en octobre dernier, elle n’aura besoin que de 50 millions $ pour lancer la production, car il s’agit d’une mine existante, où la production a été suspendue en 2014.

                      Le thorium est un élément faiblement radioactif facile d’accès. Il représente une alternative intéressante à l’uranium https://t.co/K44YDaDvHt

                      — Heidi.news (@heidi_news) September 15, 2021

                      Il ne faut pas oublier l’Afrique du Sud, seul pays du continent à posséder une centrale nucléaire. Avec ses 433 364 tonnes de réserves prouvées en 2010, soit 7% des réserves mondiales connues à l’époque, le pays a aussi un rôle à jouer. Tirer au maximum profit du retour de la demande devra être le mot d’ordre pour tous les États concernés, car on n’est jamais à l’abri d’une 3e tragédie qui pourrait à nouveau faire plonger le secteur. Ou de l’émergence d’une alternative à l’uranium. Le thorium, par exemple...

                      Renaud Bouchard


                    • titi titi 3 février 17:52

                      @Opposition contrôlée

                      « Abolab ne cite pas le Mali. »

                      La petite musique de l’Uranium au Mali elle a été suffisamment entendue pour que ce ne soit pas un hasard si l’Uranium réapparait sur un sujet qui parle du Mali.

                      Pour être clair : 

                      Production d’uranium en 2020

                      1er Kazakhstan   19477 t
                      2ème Australie    6203 t
                      3ème Namibie    5413 t
                      4ème Canada     3885 t
                      5ème Ouzbekistan 3500 t

                      Et enfin 
                      6ème Niger   2991 t   soit 6 fois moins que le Kazakhstan

                       


                    • Abolab 3 février 18:08

                      @titi

                      Comme le dit le message plus haut, informez-vous mieux avant de dire des bêtises :
                      Mines d’uranium : « la France n’a pas intérêt à ce que le conflit malien s’étende au Niger » (lemonde.fr)


                    • Abolab 3 février 18:16

                      @titi

                      L’intervention française au Mali n’a rien d’humanitaire. Ce n’est même pas la lutte contre le terrorisme, c’est une question de défense d’intérêts stratégiques locaux, en l’occurence maintenir un certain « ordre » qui soit en la faveur des intérêts, non pas des populations civiles africaines, mais de sa propre industrie.


                    • titi titi 3 février 18:33

                      @titi

                      « intervention française au Mali n’a rien d’humanitaire »
                      J’ai dit le contraire ?
                      Pour moi c’est l’égo de Hollande qui a poussé à l’intervention : Sarko avait eu la Lybie, il aurait le Mali.

                      « d’intérêts stratégiques locaux »
                      Bah j’aimerai bien savoir lesquels.
                      Les FAMAs sont nul. L’économie est au ras des pâquerettes.
                      Les mines de n’importe quoi sont toutes à l’abandon.

                      Oui SVP. Dites moi ce qu’il y a tirer du Mali (à part écouter les Tinariwen)


                    • titi titi 3 février 18:37

                      @Abolab

                      « A l’horizon 2020, elle devrait produire 5 000 tonnes de minerai »
                      Sauf qu’elle ne le fait pas.
                      Le Niger dans sa globalité ne produit pas 3000. 

                      Ceci étant dit...Le Monde citant El Watan comme source d’information sur la position de la France en Afrique, fallait pas s’attendre à des miracles.


                    • Abolab 3 février 20:54

                      @Renaud Bouchard

                      Je pense qu’il faut développer la combustion complète propre, qui ne rejette que de l’eau et du CO2. Si on avait investi quelques milliards dans ce projet, au lieu de vouloir inutilement vacciner l’ensemble de la population, on aurait déjà grandement avancé à l’établissement d’une combustion propre.

                      Mais le dogme du CO2 comme polluant, la plus grosse bêtise de l’histoire de l’écologie, empêche les décideurs de prendre ce chemin.


                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 11:21

                      @Abolab

                      Voilà une réflexion et un constat que je partage totalement, même si je puis me tromper.

                      "Je pense, écrivez-vous avec raison,, qu’il faut développer la combustion complète propre, qui ne rejette que de l’eau et du CO2. Si on avait investi quelques milliards dans ce projet, au lieu de vouloir inutilement vacciner l’ensemble de la population, on aurait déjà grandement avancé à l’établissement d’une combustion propre."

                      Evidemment.

                      Le choix du véhicule électrique, par exemple, est une aberration et une impasse technologiques.
                      J’ai croisé récemment un heureux propriétaire de Tesla qui hurlait à la mort parce que son véhicule était à l’arrêt et qu’il ne pouvait le recharger faute de prise électrique à ampérage convenable, dixit l’intéressé.

                      Je crois en revanche à l’hydrogène.
                      Voyez cette réalisation remarquable qu’est Hopium :
                      https://www.hopium.com/index_fr.html

                      Bien à vous,
                      Renaud Bouchard


                    • microf 5 février 00:33

                      @titi

                      Ce sont les agences occidentales qui écrivent ces données.
                      Ces agences occidentales écrivent ce qui est á leur faveur.

                      Dans un des pays en Afrique que la France pille dans le secteur du bois, voici comment cela se passe.
                      Les entreprises francaises coupent du bois, sur le papier oú est déclaré de quelle catégorie est le bois, les entreprises francaises corrompent les agents de la douane et déclarent que ce bois est de 4e catégorie, ceci afin de ne pas payer des impots. Lorsque ce bois arrive en France, il reprend sa catégorie normale et est vendu très cher, la plus value entre dans les caisses de ces entreprises francaises corrompus.

                      Les agences occidentales ne peuvent pas écrirent la quantité exacte d´uranium extraite par le Niger, ce n´ est pas á leur avantage.

                      Aucun pays en Afrique dans le pré-carré francais qui a du pétrole ne sait combien de tonnes de pétrole sont extraites par les sociétés francaises ou étrangères, c´est un secret d´État, toute personne qui s´y intérèssent est éliminée ou disparait sans laisser de trace.

                      Alors, garder moi vos chiffres faux.


                    • Abolab 3 février 15:12

                      La photo de l’article est tout-à-fait juste. La France est un pays toxique qui met en danger l’humanité toute entière et pas seulement l’Afrique.


                      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 15:54

                        @Abolab

                        Il semblerait que vous n’aimiez pas beaucoup votre pays.

                        Prenez le temps de voyager et vivre ailleurs dans d’autres pays dont je tiens la liste à votre disposition.

                        Vous y passerez un minimum de six mois et nous en reparlerons.

                        Vous verrez alors que la France est un pays où il fait bon vivre, détail qui n’a pas échappé à beaucoup de gens qui s’accommodent assez bien et très rapidement de sa « toxicité ».

                        Connaissez-vous les mots de Français les plus connus en Afrique ?
                        Je vais vous aider : CAF, AME, PUMA (ex CMU), ADA, Carte Vitale.

                        Bien à vous,
                        Renaud Bouchard


                      • Abolab 3 février 18:11

                        @Renaud Bouchard

                        Je n’ai pas de pays. Je suis un citoyen du monde, en l’occurence, un monde devenu complètement fou et divisés en nations, toutes en conflit et en préparation de guerres les unes contre les autres.

                        Il ne fait pas bon vivre en France. Ce n’est pas parce qu’il y a des aides sociales que c’est un pays où il fait bon vivre.


                      • Abolab 3 février 18:22

                        @Renaud Bouchard

                        Vous croyez que les immigrés qui arrivent en France souhaitent y rester ? Ce qu’ils veulent le plus pour la plupart est quitter ce pays. Mais dans leur propre pays, il n’y a pas d’opportunité économique, donc ils doivent souffrir et rester en France pour ensuite partager leur argent avec ceux qui sont restés au pays. Ce n’est pas par plaisir qu’ils sont en France. Qui voudrait vivre en France, sérieusement ? Ce n’est pas vraiment pas un pays qui fait envie.


                      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 18:55

                        @Abolab
                        Si vous trouvez qu’il ne fait pas bon vivre en France, qu"y faites-vous encore ?

                        RB


                      • Abolab 3 février 19:56

                        @RB,

                        C’est mon voeu le plus cher de quitter la France et de ne plus jamais y revenir. Mais je dois encore être présent pour des personnes âgées ici. J’ai été pris au piège en France depuis la naissance, mais je compte bien me libérer de cette prison. Je le suis déjà psychologiquement cela dit. Je suis déjà un total outsider.


                      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 11:27

                        @Abolab
                        Mais non.
                        Restez en France !
                        ce pays est magnifique et tout simplement génial pour y vivre.

                        Il suffirait simplement de se débarrasser de la camarilla politique qui nous empoisonne littéralement la vie pour que tout aille mieux.

                        Voyez à ce propos cet article qui m’a été adressé :

                        Les dernières déclarations d’Olivier Véran ont de quoi inquiéter notre pays. Le législateur a voté les conditions du passe vaccinal, le ministre déclare maintenant lors d’une émission de télévision qu’il décide de changer les conditions dans lesquelles le citoyen obtient la validité de son laissez-passer.

                        Ma première réflexion est très politique. Comment le législateur peut-il tolérer un instant qu’un ministre modifie le contenu d’une loi par des changements substantiels dans de futurs décrets sans doute, sur un sujet aussi engageant les libertés et la santé publiques à sa seule initiative, comme s’il était détenteur d’un pouvoir de légiférer alors qu’il n’est que le pouvoir exécutif ? C’est la tyrannie, plus la République. Messieurs les députés et les sénateurs, nous attendons vos réactions.

                        Le plus grave dans son propos tient au fait qu’il n’y a plus aucune corrélation entre ces affirmations et la connaissance scientifique en matière de thérapeutiques et de vaccination. Le ministre se permet de comparer une infection à une injection comme s’il était acquis qu’elles étaient égales. Or, l’une provoque une réaction de l’organisme sous une injection artificielle ; l’autre une réaction sous pression d’un autre virus produisant une immunité naturelle. Je ne crois pas qu’il y ait un seul scientifique pour certifier l’égalité entre ces injections et une infection.

                        De même il affirme sans aucune preuve scientifique à l’appui que le système immunitaire doit être stimulé trois fois, information inédite et injustifiée. Nous attendons que le ministre apporte les preuves, sans aucun doute avec des documents construits à la hâte par Mc Kinsey, le consultant universel et omniscient comme chacun sait. Le ministre conclut que même si une personne contracte trois fois cette maladie, il lui faudrait de toute façon y ajouter une injection. La rigueur scientifique est rudement mise à l’épreuve.

                        Il fait ici la preuve d’une véritable obsession pour injecter coûte que coûte au moins une dose à la totalité de la population française. En dépit des résultats catastrophiques de ces campagnes de vaccination dont les professeurs Delfraissy et Caumes, pourtant favorables au gouvernement, signifient bien qu’elles sont des échecs et que le produit est au mieux un médicament. Monsieur le ministre sait-il qu’il ne peut pas imposer une médecine à quiconque si le produit n’est pas un vaccin ? Le Code de santé publique lui interdit. Or c’est ce qui se prouve jour après jour, un produit qui offre une protection partielle et éphémère n’est pas un vaccin. Un vaccin offre l’immunité sur une longue période. C’est un fait scientifique. Sa pratique va relever très vite des qualifications pénales des accords internationaux et du Code de santé publique : torture, maltraitance, exercice illégal de la médecine, violation de l’intégrité physique, crimes contre l’humanité du fait des décès occasionnés par ce médicament et charlatanisme car il est médecin. Le lecteur doit savoir que le Code de santé publique dit qu’il y a charlatanisme quand un médecin recommande une médecine insuffisamment éprouvée. C’est ici totalement le cas.

                        L’objectif n’est donc pas une injection mais bien une infection. D’ailleurs la mise en égalité d’une injection et d’une infection de la maladie est bien plus qu’un lapsus. C’est à nos yeux le véritable révélateur de la nature de l’injection ; elle est une infection programmée. L’objectif de l’injection est alors bien une infection des populations à partir de ce « médicament-vaccin » dont plusieurs professeurs en médecine ont démontré qu’il affaiblissait à chaque nouvelle inj(f)ection le système immunitaire, favorisait le fait de contracter la maladie et provoquait des troubles par millions et des maladies dès les premières années après son injection.

                        Il est urgent qu’il soit demandé à ce gouvernement d’arrêter de parler mais de prouver en apportant les résultats d’études expérimentales dans la durée. Son galimatias de propos incohérents et non documentés tenus hier sur BFM TV (le 2 février) exige des preuves ou des poursuites pénales au nom du Code de santé publique pour commencer. De même son propos sur une Xe dose à l’automne relève d’un acharnement et d’une torture des populations, surtout s’il conditionne l’obtention d’un laissez-passer pour circuler dans le pays.

                        Pour moi qui ai très longtemps douté du caractère malfaisant, donc plus qu’inutile, de cette campagne de vaccination, ces derniers propos sont éclairants. Son objectif n’est absolument plus la santé publique mais bien l’assurance d’inj(f)ecter les populations à partir d’un produit qui visiblement ne protège pas et nuit même à la santé des populations, et là les études américaines commencent à apporter des preuves indubitables d’une atteinte à la santé publique.

                        Sortir de cette crise exige de dire que la médecine n’appartient ni au législateur, ni à l’exécutif et cette confiscation de l’exercice de la médecin par les médecins devient de fait un exercice illégal de la médecine inquiétant, car l’État médecin, c’est le signe des régimes totalitaires. Messieurs les députés et sénateurs, prenez vite conscience que vous êtes personnellement en infraction avec le Code de santé publique, en infraction avec la totalité des accords internationaux, car ce produit est un simple médicament. Vous êtes tous en danger de poursuites pénales personnelles car vous pratiquez par vos décisions illégalement la médecine et vos décisions violent l’intégrité physique des personnes. Pensez aux libertés, liberté de prescrire et de soigner, liberté de s’exprimer et liberté de travailler et de vivre dont vous êtes les défenseurs. Ne vous laissez pas inj(f)ecter l’esprit par quelques corrupteurs aux intentions de moins en moins claires, tant leur acharnement est illisible ; sauf à justement voir qu’ils veulent infecter toutes les populations.

                        Pierre-Antoine Pontoizeau


                      • eau-mission eau-pression 4 février 11:36

                        @Renaud Bouchard

                        Très joli texte , qui incite à « se libérer de sa parole »


                      • microf 5 février 00:35

                        @Abolab

                        Cela va bientôt finir, le processus a commencé en République Centrafricaine et aujourd´hui en Afrique de l´Ouest et va s´emplifier, la FRANCAFRIQUE, ce n´est désormais plus qu´une question de temps.


                      • microf 5 février 00:43

                        @Abolab

                        C´est fini, cette France lá.
                        La France n´a plus ou pas les moyens de mettre l´Afrique ou le monde en danger, c´est terminé.

                        La France elle même va imploser, voila ce qui attend la France et les francais.


                      • eau-mission eau-pression 7 février 16:06

                        @eau-pression

                        Précision : les mono-tâches croieront que mon post est ironique. Il n’en est rien.
                        Il y a une urgence certaine à comprendre le savant travail de votre ami Pontoizeau, car on peut craindre qu’un tyran n’installe comme un état de fait le gouvernement des algorithmes.


                      • blablablietblabla blablablietblabla 3 février 16:33

                        Je crois que Le Drian est un incompétent tout bon socialiste qu’il est. Un malien lui a répondu poliment et de façon diplomatique.

                        https://www.youtube.com/watch?v=sYEygS104hQ


                        • Lynwec 3 février 17:45

                          L’Afrique est considérée par les dirigeants des pays occidentaux comme une zone où on peut se servir librement à condition de soutenir militairement des gouvernements alliés qui ne font rien pour les conditions de vie de leurs concitoyens, loin de là, ce qui permet aux firmes de se gaver de matières premières à bas prix.

                          Bien entendu, la concurrence aidant, les pays occidentaux se tirent dans les pattes et savonnent la pente au vainqueur provisoire du marché en finançant et équipant des « rébellions démocratiques » qui pourriront encore un peu plus la vie du commun des mortels sous occupation.

                          Seuls les pontes des firmes et leurs actionnaires bénéficient réellement de l’arrangement, les dirigeants Africains finissent généralement liquidés par les suivants et le cycle continue.

                          Les peuples Africains et Occidentaux n’en retirent rien, sinon une éventuelle détestation de l’autre.


                          • blablablietblabla blablablietblabla 3 février 18:13

                            @Lynwec
                            Tout à fait .Je pense surtout au coté paternaliste envers les africains de la part de notre pays .Ils vont pas faire ça aux russes , ce n’est ni des bédouins ni des africains les russes.Plus y aura des troupes étrangères au Mali plus le terrorisme ira en s’exacerbant .



                          • titi titi 3 février 18:26

                            @Lynwec

                            Bah voilà exactement le discours entendu et complètement à coté de la plaque.

                            C’est depuis le discours de la Baule que la France est éjectée d’Afrique.
                            Ce discours de la Baule promeut la démocratie dans des pays qui sont à des années lumières de ces concepts.
                            La démocratie en Afrique conduit à la légitimation de excès des ethnies majoritaires sur les minoritaires.
                            Et les minoritaires ne pouvant plus se tourner vers l’Internationale pour financer et armer leur rébellion, ils se tournent vers les seuls qui peuvent les aider dans cette voie : les barbus.

                            Il vaudrait mieux en revenir aux anciennes méthodes... comme va le faire Wagner.


                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 19:03

                            @titi

                            Bien vu.
                            « A l »ancienne". Efficace.
                            Wagner fera le boulot comme il l’a fait en Syrie.
                            Il y a gros à parier que les populations locales vont rapidement regretter l’éthique et la morale d’une véritable armée régulière, digne de ce nom, qu’est l’Armée française, avec des officiers et des soldats qui ne sont pas des tueurs.

                            Ceci exposé, s’agidssant des djihadistes et salafistes, nul doute que des compagnies paramilitaires comme W sauront se faire respecter.
                            Sait-on que la PM russe en Syrie est composée des Tchétchènes aimablement mis à disposition par un autre joyeux drille, Kadyrov ?

                            Bien à vous,
                            Renaud Bouchard


                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 19:07

                            @blablablietblabla

                            Plus y aura des troupes étrangères au Mali plus le terrorisme ira en s’exacerbant .

                            Pas sûr.
                            Militairement les djihadistes ne font pas le poids.

                            Nous allons assister à une très sérieuse recomposition des alliances géopolitiques et géostratégiques locales.

                            RB


                          • titi titi 3 février 19:33

                            @Renaud Bouchard

                            Wagner ne fera pas mieux car eux non plus n’ont pas le bon logiciel.
                            Ils vont aider le pouvoir Bambaras, qui ne va plus se sentir pisser.
                            Dans moins de deux ans les Touaregs se soulèveront à nouveau.


                          • Zolko Zolko 3 février 21:50

                            @Renaud Bouchard

                            Sait-on que la PM russe en Syrie est composée des Tchétchènes

                             
                            moi j’ai lu le contraire : que l’IS est (beaucoup) composé de Tchétchènes, qui sont des intégristes Islamistes. Je trouve que ma version est beaucoup plus crédible que la votre (l’islamiste qui a décapité Samuel Paty est Tchétchène) : pourquoi des islamistes intégristes Tchétchènes se battraient contre des islamistes intégristes du Califat en Irak ?

                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 21:58

                            @titi
                            C’est le cas.
                            Un accrochage avec Wagner vient de se produire.

                            Cordialement,
                            Renaud Bouchard


                          • tonimarus45 3 février 18:42

                            BONJOUR—voila comment on pille certains pays africains y compris ceux d’afrique du nord. .Dansdans cet exemple l’algerie

                            «  »«  »«  »«  » 1.-.(REPRESENTANT ALGERIEN)-----Nous avons des positions contradictoires qui nécessitent le dialogue afin de débloquer la situation. Pour l’Europe, en dehors des hydrocarbures que peut exporter l’Algérie en direction de l’Europe, devant inclure le montant des hydrocarbures dans le cadre des échanges et que si l’Algérie n’a pas tiré profit de l’Accord d’Association, c’est parce que les réformes structurelles n’ont pas été menées. Pour l’Algérie c’est l’Europe qui n’ a pas rempli ses engagements avec un déséquilibre croissant de sa balance commerciale hors hydrocarbures s’étant engagée à favoriser une économie diversifiée et que l’Algérie a toujours plaidé pour le renforcement du dialogue et de la concertation dans le cadre d’un partenariat gagnant. L`Accord sur le commerce extérieur du pays sur 10 ans (2005-2015 montre que le cumul des exportations algériennes hors hydrocarbures (HH) vers l’UE atteint les 14 milliards de dollars (mds USD) durant cette décennie, alors que le cumul des importations algériennes auprès de l’UE s’est chiffré à 220 mds USD, avec une moyenne annuelle de 22 mds USD et que l’accord a engendré un manque à gagner de plus de 700 milliards de DA aux recettes douanières algériennes durant la même période. Aux préoccupations soulevées par l’UE concernant ??ect«  »«  »«  »"---- 

                            Oui voud avez bien lu pendant que l’algerie exporte vers l’europe pour 14 millirds de dollards , elle importe de l’europe vers l’algerie pour 220milirds de dollards ??D’ou une demande de negociation de l’algerie concernat un desequilbre extraordinaire de sa balance commerciale


                            • titi titi 3 février 19:53

                              @tonimarus45
                              Et encore... dans ces 220 milliards il n’y a pas tout ce que transporte les voitures chameaux tous les étés.

                              L’Algérie n’a aucune industrie manufacturière elle n’a rien à exporter à part ses hydrocarbure.
                              Aucune entreprise n’envisage sérieusement de s’installer et pour cause : un investisseur qui s’établit en Algérie doit forcément s’associer à un algérien qui doit être majoritaire dans la structure.
                              La bonne blague.... les généraux algériens ont un problème de Juvamine.

                              Renault a essayé de s’installer pour assembler des véhicules.
                              Mais les taxes sont tellement élevées sur les pièces utilisées qu’une fois sorties de chaine, les voitures made in Algérie sont plus chères que celles purement et simplement importées.

                              On peut comparer la situation avec la production de Peugeot au Maroc.
                              Le jour et la nuit.


                            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 21:57

                              @titi
                              Exact.
                              Il est impossible de travailler avec une économie de prédateurs.
                              RB


                            • SilentArrow 7 février 05:58

                              @tonimarus45

                              Oui voud avez bien lu pendant que l’algerie exporte vers l’europe pour 14 millirds de dollards , elle importe de l’europe vers l’algerie pour 220milirds de dollards ??

                              L’Europe ne peut pas acheter à l’Algérie ce que ce pays ne produit pas.

                              et que l’accord a engendré un manque à gagner de plus de 700 milliards de DA aux recettes douanières algériennes durant la même période

                              Comment une exportation de 220 milliards de dollars peut-elle entraîner un manque à gagner de 700 milliards de dollars pour les douanes algériennes ? Ces chiffres me rappellent les 100 millions de morts algériens à Verdun.

                            • titi titi 3 février 19:59

                              En fait cette histoire Malienne je n’y voyais qu’une seule chose de positive...

                              C’est la création, sous la férule de la France, d’un embryon d’armée européenne.

                              Grace à la junte malienne, télécommandée par Moscou, cette possibilité d’alternative à l’OTAN vient de disparaitre.

                              Ce qui me conforte dans mon jugement : Poutine par ses gesticulations, ses déclaration tonitruantes, fait le jeu de l’OTAN.


                              • Zolko Zolko 3 février 21:44

                                quel pays d’Afrique de l’Ouest acceptera de prendre le risque de donner l’image d’un vassal de la France en accueillant la Force d’intervention militaire Takuba du Mali ?

                                Je ne comprends pas la question : pourquoi la France enverrait-elle une armée dans un pays Africain ?

                                 

                                On aura compris l’urgence de mettre un terme à un très sérieux dérapage continental qui requiert un examen comme un recentrage rapide des intérêts de la France et de l’UE dans un continent, l’Afrique

                                Vous n’avez pas eu le memo qui disait que l’Afrique n’est plus une colonie Française ?


                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 21:55

                                  @Zolko
                                  Bonsoir.
                                  Veuillez prendre la peine de relire mon texte attentivement et prendre connaissance de ce qui suit :
                                  https://www.defense.gouv.fr/operations/actualites2/point-de-situation-des-operations-du-vendredi-14-au-jeudi-20-janvier-2022

                                  Cordialement,
                                  Renaud Bouchard


                                • Zolko Zolko 4 février 00:01

                                  @Renaud Bouchard : je ne vois pas le rapport. Que l’armée nous raconte ce qu’elle fait en Afrique ne justifie pas qu’elle a raison de le faire.


                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 3 février 21:52

                                  Aux Lecteurs

                                  Le Mali verserait 10 millions USD par mois à Wagner, selon un général américain

                                  Les États-Unis, la France et d’autres partenaires du Mali dans la grave crise que traverse le pays depuis 2012, affirment que la junte arrivée au pouvoir par la force en 2020 a fait appel ces derniers mois à ce groupe privé engagé dans différents pays d’Afrique subsaharienne, mais aussi en Syrie ou en Libye. Ils voient dans la présence de ce groupe soupçonné d’exactions un facteur d’instabilité supplémentaire. La junte malienne persiste à démentir.

                                  Le général Stephen Townsend, chef du commandement américain Africom, avait déjà déclaré fin janvier2022 que Wagner se trouvait au Mali, peut-être avec des centaines d’hommes. Il a insisté jeudi lors d’une téléconférence et déclaré que « (les colonels maliens) continuent à nier en public (mais) mes informations sont assez claires », a-t-il dit parlant de « présence néfaste ». « J’ai des raisons de croire que le gouvernement malien décaisse 10 millions de dollars par mois pour les services de Wagner », a-t-il dit.

                                  « Je crois qu’ils vont devoir payer en nature sous la forme de ressources naturelles telles que l’or et les pierres précieuses, parce que je ne vois pas comment ils vont pouvoir payer 10 millions de dollars par mois », a-t-il dit.

                                  Un convoi des Forces armées maliennes escorté par des mercenaires russes a été pris à partie par des insurgés islamistes dans le centre du pays.

                                  Les signaux de la présence de Wagner au Mali se multiplient. Lundi, des hommes de cette société de sécurité privée russe auraient connu un premier accrochage sérieux avec des insurgés islamistes. Selon France 24, un convoi des Forces armées maliennes (FAMa), accompagné par des mercenaires, a été pris à partie entre Bandiagara et Bankass, deux villes situées au sud de Mopti, dans le centre du pays.

                                  L’un des véhicules blindés aurait sauté sur un engin explosif improvisé (IED) avant qu’un violent échange de coups de feu éclate ; une stratégie d’embuscade classique des djihadistes. Le bilan est incertain. Un membre de Wagner aurait été blessé et transporté à l’hôpital de Sévaré.


                                  Que conclure sinon que si M. Macron n’avait pas envoyé des signes très clairs de la faiblesse française et engagé un bras de fer avec les autorités maliennes, la France ne serait pas confrontée aujourd’hui à la présence russe au Mali.
                                  Voilà le résultat d’une politique brouillonne dirigée par un ego surdimensionné et prétentieux. Les guerres contre les djihadistes dans le monde se font avec des drones et non avec des soldats sur des terrains immenses de plusieurs fois la France où ils servent de cible. Mais la France n’a a acquis que quelques drones aux américains que début 2021, et encore ils étaient non armés. Ce n’est que le 21 décembre 2021 qu’a eu lieu le premier tir d’un drone armé Reaper près de Ouagadou (150 km au nord-ouest de Mopti), zone d’évolution de la katiba Macina dirigée par le prédicateur radical Peul Amadou Koufa (informations publiées par le blog spécialisé en questions militaires, Le Mamouth).

                                  L’armée française dispose de trois exemplaires Reaper sur la base aérienne de Niamey, au Niger, chargés depuis 2014 de surveiller les groupes armés au Sahel et de collecter du renseignement. Ces drones peuvent désormais larguer des bombes GBU 12 de 250 kg sur des ennemis identifiés au sol, à l’instar des avions de combat qui sillonnent l’immense zone désertique.

                                  L’armée française recevra l’an prochain six Reaper supplémentaires, équipés de missiles américains Hellfire. Le parc de drones doit monter à 12 en 2025, puis 24 en 2030.

                                  Lire aussi :

                                  https://www.voanews.com/a/voa-exclusive-us-africom-commander-says-russian-mercenaries-in-mali/6406371.html

                                  Renaud Bouchard


                                  • Abolab 3 février 22:34

                                    @Renaud Bouchard

                                    On ne combat pas le terrorisme avec des armes, mais avec de la bienveillance envers tous les êtres vivants.


                                  • titi titi 3 février 22:59

                                    @Renaud Bouchard

                                    C’est pas une histoire d’égo, c’est une histoire d’aveuglement idéologique.

                                    Macron applique la politique française fixée par Mitterrand depuis le discours de la Baule, le discours gnagnan d’un homme de gauche, avec des histoires d’élection et de démocratie alors qu’on parle de pays qui pratiquent encore l’esclavage.

                                    Par contre pour les drones c’est effectivement un problème d’égo : celui des pilotes de l’armée de l’air, qui ne voulaient pas de concurrence.


                                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 08:43

                                    @titi

                                    Bonjour et merci à vous comme à tous les autres lecteurs pour vos contributions, lesquelles sont les bienvenues et toujours lues avec intérêt.

                                    I-Drones

                                    Pénurie 2015
                                    https://www.lemonde.fr/international/article/2015/06/10/une-penurie-de-pilotes-de-drones-menace-deja-l-armee-francaise_4651313_3210.html

                                    Un sérieux fil à la patte 2021
                                    https://www.challenges.fr/economie/drones-un-oeil-americain-dans-l-armee-de-l-air-francaise-la-france-dependante_760884

                                    Efficacité 2021
                                    https://www.lavoixdunord.fr/1117217/article/2021-12-21/operation-barkhane-un-nouveau-chef-de-l-eigs-neutralise-au-niger

                                    II-Réactions du Mali aux sanctions de la CEDEAO
                                    https://www.dw.com/fr/les-r%C3%A9percussions-possibles-des-sanctions-contre-le-mali/a-60382171

                                    Population malienne.
                                    Recours à d’autres puissances étrangères. A lire.

                                    Bien à vous,
                                    Renaud Bouchard


                                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 08:57

                                    @Abolab
                                    Bonjour Abolab.

                                    Vous avez bien évidemment raison.

                                    Que faire cependant face à des gens (les terroristes, pour résumer) qui, au nom d’un engagement politique, idéologique, religieux (et pour toutes autres raisons qui les guident et les motivent dans leurs actions), recourent au terrorisme et à sa violence comme moyen jugé ultime, efficace, approprié selon eux, pour justifier et mener leur combat ?

                                    J’évoque ici tout le spectre du terrorisme :

                                    -Le terrorisme « soft », sous forme de piratage informatique, par exemple, mais qui peut contribuer à détruire un réseau électrique, nuire à la sécurité d’une installation sensible, la détruire, la mettre en danger, la désorganiser de manière désastreuse sinon critique, comme le montre l’actualité en cours :
                                    https://gettotext.com/cyberattack-targets-port-sites-in-germany-the-netherlands-and-belgium/

                                    -Le terrorisme « dur », sous forme d’attentats armés, de violence contre les populations sans défense ou vulnérables.

                                    Il me semble que face à des gens qui ont décidé que votre parole ou votre existence ou ce que vous représentez ne vaut rien à leurs yeux la bienveillance soit de peu d’efficacité, même si je la crédite personnellement de la plus grande valeur qui soit.

                                    Qu’en pensez-vous ?

                                    Renaud Bouchard


                                  • Jonas 4 février 08:52

                                    A l’auteur , 

                                    Votre article , bien documenté est intéressant à plus d’un titre, mais malheureusement , il faut se rendre a l’évidence , partout , en Afrique comme au Proche et Moyen-Orient , les pays occidentaux sont rejetés quoi qu’ils fassent.

                                    Ce sont d’ailleurs , les mêmes masses , qui manifestent le matin contre la présence des occidentaux et en particulier la France et l’après-midi , cherchent par tous les moyens a fuir leur pays , même au péril de leur vie pour se rendre dans ces pays honnis.  

                                    La Chine , la Russie comme la Turquie , en intervenant dans ses pays s’assoient sur les droits de l’homme et se f... éperdument des femmes, des hommes et des enfants massacrés , par le pouvoir en place. ils font leur business et ne s’occupent pas du reste. 

                                    Partout , où la Chine , la Russie et la Turquie sont présents militairement , les morts qu’ils provoquent , ne font pas les gros titres de leurs journaux ni les chroniques des TV. 

                                    En revanche ,dès qu’un membre d’une tribut ou un djihadiste est tué , par un militaire occidental, c’est toute la presse , la presse bien-pensante qui exhibe les « droits de l’homme » et le non respect de l’être humain. Dans ce jeu , l’occident et la France sont perdants à tous les coups. Les médias des trois pays se moquent des dégâts causés , par leurs soldats. Les victimes passent par pertes et profits. C’est là leur force ! 

                                    Ce n’est pas de la grande géopolitique ,mais il faut savoir regarder les choses en face. Même en France , des leaders de minorités , africaines ou arabo-musulmanes , montent au créneau , pour traiter la Français de racistes , de xénophobes , pour la mort d’un des leurs lors de problèmes avec la police, mais ferment les yeux sur les dizaines ou centaines de leurs compatriotes tués quotidiennement dans leur pays d’origine. Ils s’en f... pour eux dans ces pays c’est aussi normal que l’air qu’ils respirent. 

                                    Il faut se retirer de ces pays et les laisser en tête-à-tête avec la Chine , la Russie et la Turquie, en invitant leurs ressortissants à rentrer chez eux, et ne plus accepter , les immigrés venant de ces pays. 



                                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 09:50

                                      @Jonas
                                      Bonjour et merci pour votre analyse à laquelle je souscris pleinement et que je reprends en la citant in fine pour en faciliter la lecture et la correspondance avec ce qui suit.

                                      Il n’y a pas de « grande » ni de « petite » géopolitique. Il n’ y a effectivement que l’obligation de savoir ( j’ajouterais de faire l"effort) de regarder les choses en face, telles qu’elles sont et s’imposent à nous dans leur réalité brute, exempte de pathos ou de sentiment, comme vous le dites justement,

                                      I-Oui, assurément, je reprends vos propos, la Chine , la Russie comme la Turquie, mais aussi d’autres pays comme les Etats-Unis (partout dans le monde, 17 conflits principaux depuis 1945 https://www.infoplease.com/history/us/major-military-operations-since-world-war-ii) sans compter l’usage de l’OTAN en Europe contre la Serbie (!), sans oublier la Syrie, la Libye avec la France etc., en intervenant dans ses pays , s’assoient sur les droits de l’homme et se f... éperdument des femmes, des hommes et des enfants massacrés , par le pouvoir en place. ils font leur business et ne s’occupent pas du reste. 

                                      Partout , où la Chine , la Russie et la Turquie (Syrie, Arménie et Azerbaïdjan) sont présents militairement , les morts qu’ils provoquent , ne font pas les gros titres de leurs journaux ni les chroniques des TV. 

                                      En revanche ,dès qu’un membre d’une tribut ou un djihadiste est tué , par un militaire occidental, c’est toute la presse , la presse bien-pensante qui exhibe les « droits de l’homme » et le non respect de l’être humain. Dans ce jeu , l’occident et la France sont perdants à tous les coups. Les médias des trois pays se moquent des dégâts causés , par leurs soldats. Les victimes passent par pertes et profits. C’est là leur force ! 

                                      Ce n’est pas de la grande géopolitique ,mais il faut savoir regarder les choses en face. Même en France , des leaders de minorités , africaines ou arabo-musulmanes , montent au créneau , pour traiter la Français de racistes , de xénophobes , pour la mort d’un des leurs lors de problèmes avec la police, mais ferment les yeux sur les dizaines ou centaines de leurs compatriotes tués quotidiennement dans leur pays d’origine. Ils s’en f... pour eux dans ces pays c’est aussi normal que l’air qu’ils respirent. 

                                      II-Il faut se retirer de ces pays et les laisser en tête-à-tête avec la Chine , la Russie et la Turquie, en invitant leurs ressortissants à rentrer chez eux, et ne plus accepter, les immigrés venant de ces pays, concluez-vous.

                                      Je partage cette analyse mais je pense que cette conclusion mérite malgré tout d’être nuancée à double titre :

                                      -D’une part parce que là encore la censure et le rejet brutal d’une immigration-émigration (on ne quitte jamais vraiment son pays de gaîté de cœur, à moins de vivre dans le coin le plus pourri et dangereux qui soit) guidée par la nécessité de vivre , trouver et partager des moyens de subsistance en faisant vivre les familles restées « au pays », risque à coup sûr de plonger des gens dans une misère ou une sujétion accrues. Et nous avons-là une situation qui exigerait une reprise en main solide d’une immigration ordonnée, régulée, temporaire, orientée vers des besoins spécifiques plutôt que la situation actuelle qui fait de la France un pays « open-bar » accueillant par palanquées, mêlant immigration légale et illégale, vrais et faux demandeurs d’asile, « mineurs non-accompagnés », euphémisme pour désigner des gens qui ne sont que des vagabonds internationaux, avec des problèmes qui ne seront résolus que de manière violente s’ils le sont, des gens qui n’ont strictement rien à faire en France.

                                      -D’autre part parce que laissées sur place face à des adversaires ou des « amis de circonstance » qui se moquent éperdument des droits de l’homme et de la protection élémentaire de la dignité humaine, profitant de l’occasion qui leur est offerte de voir déguerpir l’ancienne « puissance coloniale » honnie et de prendre sa place pour exploiter cette fois-ci sans vergogne les nouveaux pays et territoires assujettis à coup de corruption de leurs élites, de contrats léonins, de prêts et financements impossibles à rembourser sauf à céder des parts entières de territoires et d’actifs à de véritables vautours, ces malheureuses populations civiles risquent fort de basculer dans un système de nouvel esclavage et de nouveau colonialisme qui pourraient bien leur faire regretter amèrement l’ancien système non-exempts de défauts, certes, mais qui pourrait, devrait et sera utilement corrigés et réformés par de nouvelles générations africaines qui œuvrent déjà avec succès.

                                      J’ajoute toutefois que face aux critiques incessantes de la France vue comme le Croquemitaine/ Bogey Man et désignée à la vindicte de toutes les pleureuses antifrançaises, anti coloniales, anti « Homme Blanc », wokistes etc ;, un bon coup de balai effectif avec, non pas la simple menace mais beaucoup plus la saisie immédiate d’avoirs financiers, l’interdiction d’exercer une activité en France, d’y résider, d’y acquérir un bien immobilier, d’y continuer de percevoir toute la générosité des prestations sociales servies sans compter, la fermeture des associations parasites tiers-mondistes, la reconduction sans discuter avec un aller-simple et définitif à l’aéroport (avec don gratuit d’un exemplaire de « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé Césaire, histoire d’occuper les 5 heures d’avion du Paris-Bamako), pourraient donner à réfléchir.

                                      Ne manquez pas de me faire part de vos observations complémentaires.

                                      Bien à vous,

                                      Renaud Bouchard

                                      Certains pays d’Afrique reconsidèrent leur relation avec la Chine, et certains ont décidé de suspendre ou d’analyser minutieusement les contrats passés avec les entreprises chinoises. Citant le Singapore Post, l’agence de presse ANI indiquait que plusieurs pays d’Afrique abandonnaient des contrats passés avec des entreprises chinoises en raison de la mauvaise exécution des travaux et de l’absence de transparence. La plupart des projets annulés relèvent de l’ambitieuse Initiative de Pékin « ceinture et route » (Belt and Road Initiative).

                                      Le rapport préparé par l’Initiative de recherche Chine-Afrique de l’École d’études internationales avancées de l’Université John Hopkins indique qu’entre 2000 et 2019, les investisseurs chinois ont signé 1 141 engagements de prêt d’une valeur de 153 milliards USD avec des gouvernements et entreprises étatiques d’Afrique. Les pays africains suspendent ou abandonnent bon nombre de ces projets, qui relèvent pour la plupart de l’Initiative « ceinture et route », car ils ne sont pas en mesure de rembourser leurs prêts.


                                      https://www.iisd.org/fr/node/16066

                                      Veuillez lire ci-après ce très intéressant article sur la question des investissements chinois en Afrique :
                                      https://www.lepoint.fr/economie/vers-un-imperialisme-chinois-en-afrique-07-09-2018-2249414_28.php


                                    • Jonas 5 février 10:59

                                      @Renaud Bouchard
                                      D’abord , je voudrais , vous remercier , pour votre longue et instructive réponse. C’est un plaisir d’échanger avec des personnes , qui connaissent leur sujet. Cela change des toutologues qui envahissent les réseaux sociaux. 

                                      Je vous ai lu avec beaucoup d’intérêt et approuve certaines de vos analyses , mais pas toutes. 
                                      A)La France depuis des décennies a accueilli des millions de personnes venant de divers pays ,Pologne , Roumanie, Russie , Bulgarie, Hongrie, Juifs de divers pays, Arménie, Espagne , Portugal etc . Tous pour des raisons politiques ou économiques. Tous n’ont pas cherché à imposer au pays hôte , leurs moeurs coutumes, traditions et leur religion. Sans bénéficier de l’Etat providence , qui n’existait pas a l’époque , ils ont travaillé dur et se sont adaptés non sans difficultés à leur nouvelle patrie. Aucun d’eux , n’a découpé , un prêtre dans son lieu de prière ,ni un professeur , ni massacrer toute une rédaction au nom de son Dieu et prophète. Donc , ne pas confondre les immigrations et les mettre toutes sur le même plan. Il ne faut pas tomber dans le piège de ceux qui refusent les amalgames , mais font des amalgames quand cela les arrange. 

                                      B)Sur la Serbie je suis mille fois d’accord avec vous. L’Otan n’avait pas à intervenir et surtout sans l’accord de l’ONU. Mais , elle l’a fait à la suite des pressions des pays arabo-musulmans et musulmans non arabes , pour sauver de la mort certaine , des Kosovars. Ces pays ont remercié chaleureusement , l’OTAN , pour son intervention.( voir les rapports de l’ONU) 
                                      Les mêmes pays ont condamné l’OTAN , qui est intervenue en Irak , sans l’approbation de l’ONU. Pour certains pays , il y a des interventions justes selon leur point de vue et d’autres qu’il faut condamner. Pourquoi ? 

                                      C) En ce qui concerne la Libye , je vous rappelle que c’est le Liban qui représentait ( la Ligue Arabe à l’ONU ) avec la France et la Grande-Bretagne qui ont contribué à la Résolution 1973. Les E.U , ont été réticents dans un premier temps puis ont fini par apporter leur soutien . sous la pression de la Ligue Arabe. La Chine , sous également la pression des pays arabes et des pays Africains a renoncé bloquer la résolution comme la Russie. C’est ainsi , que l’ONU a autorisé l’OTAN à bombarder la Libye. ( Allez voir le texte de la résolution sur la Libye du Conseil de sécurité). 


                                      1. Définition du verbe piller : Dépouiller un pays ou une ville des biens que l’on trouve , par la force et la violence. 
                                      2. Lorsque les pays comme la Chine, l’Inde, la Russie , la Turquie et certains autres viennent s’installer dans les pays Africains aux ressources minières énormes ou que des pays arabo-musulmans accaparent les terres arables de ces pays, comme , l’Arabie saoudite , le Qatar , le Koweït , les Emirats arabes unis , l’Egypte etc personne ne parle de pillage et la presse bien-pensante , la presse la plus subventionnée de l’OCDE , la presse woke , ferme les yeux et ne trouve rien dire, car ce sont des humanistes ,qui viennent aider ces pays pauvres.
                                      3. En revanche lorsque ce sont des sociétés occidentales ( qui pour la plupart , je ne dis pas toutes , respectent les lois et le code du travail ) c’est le pillage de l’Afrique , c’est l’exploitation des pauvres Africains par l’homme blanc . Des ONG , qui vivent grâce aux subsides de l’Etat attaquent ces sociétés ,mais se couchent devant celles des pays cités plus haut. Voilà quelques réponses a certains sujets , que vous avez soulevés. 


                                    • njama njama 4 février 11:49

                                      Bjr Renaud Bouchard

                                      Pourrait-on reprocher au gouvernement malien des méthodes que la France a elle-même déjà employées, d’autant qu’il n’a pas à motiver sa décision ?

                                      On ne va pas nous refaire le « coup de l’éventail »...

                                      njama 1er juillet 2015 17:50

                                      Autre fait du prince récent, bien qu’autorisé par la Convention de Vienne
                                      Désignée arbitrairement et sans motif « persona non grata » Hollande a expulsé l’ambassadrice de Syrie Lamia Chakkour, le 29 mai 2012.

                                      Convention de Vienne
                                      Art. 9
                                      1. L’Etat accréditaire peut, à tout moment et sans avoir à motiver sa décision, informer l’Etat accréditant que le chef ou tout autre membre du personnel diplomatique de la mission est persona non grata ou que tout autre membre du personnel de la mission n’est pas acceptable. L’Etat accréditant rappellera alors la personne en cause ou mettra fin à ses fonctions auprès de la mission, selon le cas. Une personne peut être déclarée non grata ou non acceptable avant d’arriver sur le territoire de l’Etat accréditaire.

                                      2. Si l’Etat accréditant refuse d’exécuter, ou n’exécute pas dans un délai raisonnable, les obligations qui lui incombent aux termes du par. 1 du présent article, l’Etat accréditaire peut refuser de reconnaître à la personne en cause la qualité de membre de la mission.


                                      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 13:02

                                        @njama

                                        Vous avez raison.

                                        Tout dépend de qui tient l’éventail...et des véritables raisons qui, à l’origine (comme ce fut le cas avec la régence d’Alger et le pacha Turc Hussein Dey ), justifiaient avec raison du courroux et du pseudo-malentendu.

                                        Comme toujours, hélas...

                                        https://www.histoiredumonde.net/L-Affaire-de-l-eventail.html

                                        Bien à vous,
                                        Renaud Bouchard


                                      • microf 4 février 11:52

                                        Le Président Poutine ce « Mozart de la politique » a raison lorsqu´il dit ceci :élites occidentales vous avez échoué.

                                        En Afrique, la France a échoué.

                                        http://lesakerfrancophone.fr/poutine-sadresse-aux-elites-occidentales-vous-avez-echoue

                                        Dans ce discours, Poutine signalait principalement aux élites occidentales qu’elles n’étaient plus qualifiées pour jouer le jeu des relations internationales d’aujourd’hui et qu’elles devaient retourner à l’école pour se recycler. Et maintenant, trois ans plus tard, Poutine leur a remis un bulletin final, leur donnant un 0 pointé dans chaque catégorie : ils n’ont rien appris.


                                        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 13:09

                                          @microf

                                          Effectivement.
                                          Il suffit en outre de lire les déclarations de S. Lavrov pour comprendre l’inanité de la diplomatie « occidentale » menée par des équipes de branques au point que les Russes ont du mal à comprendre à quel point leurs interlocuteurs sont nuls.

                                          Le Président Poutine (peut-être pas un « Mozart de la politique » , mais en tout cas un réel stratège ) a raison, je vous cite, lorsqu´il dit ceci : « élites occidentales vous avez échoué. »

                                          En Afrique, la France a échoué.

                                          http://lesakerfrancophone.fr/poutine-sadresse-aux-elites-occidentales-vous-avez-echoue

                                          Dans ce discours, Poutine signalait principalement aux élites occidentales qu’elles n’étaient plus qualifiées pour jouer le jeu des relations internationales d’aujourd’hui et qu’elles devaient retourner à l’école pour se recycler. Et maintenant, trois ans plus tard, Poutine leur a remis un bulletin final, leur donnant un 0 pointé dans chaque catégorie : ils n’ont rien appris.

                                          Et la France continuera a échoué tant qu’elle n’aura pas fondamentalement procédé à une purge générale de ses dirigeants et de sa fonction publique, débarrassées de tous ces gens qui ont manifestement atteint un réel degré d’incompétence dans trop de domaines régaliens.

                                          Bien à vous,
                                          Renaud Bouchard


                                        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 13:12

                                          @Renaud Bouchard

                                          Correction :

                                          Et la France continuera a échouer tant qu’elle n’aura pas fondamentalement procédé à une purge générale de ses dirigeants et de sa fonction publique, débarrassées de tous ces gens qui ont manifestement atteint un réel degré d’incompétence dans trop de domaines régaliens.

                                          RB


                                        • titi titi 4 février 13:28

                                          @microf

                                          « Le Président Poutine ce « Mozart de la politique » »
                                          Pour mémoire Mozart était irascible, vivait à crédit, et a fini dans une misère totale.


                                        • microf 4 février 13:49

                                          @titi

                                          Mozart fut Grand dans le domaine de la musique qui á l´époque ne rapportait pas d´argent, par contre aujourd´hui avec sa musique des personnes sont devenues milliardaire.
                                          Le Président Poutine est dans cette lignée de personnes comme Mozart qui font des choses en Grands.


                                        • titi titi 4 février 16:32

                                          @microf

                                          « á l´époque ne rapportait pas d´argent, »
                                          Si si.
                                          Mozart a gagné beaucoup d’argent. Mais il en a dépensé encore plus.


                                        • njama njama 4 février 12:21

                                          Cette implication de la France au Mali (Opération Serval janvier 2013) est depuis le début très suspecte, il s’agirait selon mes perceptions d’une opération post-coloniale pour maintenir son influence stratégique dans la région, et monétaire_économique sur l’Afrique (franc CFA)

                                          Le Mouvement pour la libération de l’Azawad MNLA

                                          était un mouvement indépendantiste qui n’avait rien d’islamiste, ce que les médias ont fait accroire pour justifier l’intervention de l’armée française 8 mois après la prise des villes du nord..., en dépit du paradoxe que la France soutenait des islamistes en Syrie, et partait les combattre au Mali ! cherchez l’erreur... les terroristes islamistes dans le nord du Mali sont ceux recyclés de la guerre en Libye initiée par la France, les US, UK, de même que l’on en retrouvera un certain nombre qui combattront le régime syrien.

                                          D’un point de vue géostratégique, l’influence française « confinait » l’influence de l’Algérie au Sud, le Maroc à l’ouest, la Tunisie à l’est...


                                          • njama njama 4 février 12:23

                                            Bref le Quai d’Orsay a fait passer les « insurgés » pour des terroristes islamistes...

                                            DÉCLARATION DU BUREAU POLITIQUE

                                            Dimanche, 01 Avril 2012 19:56

                                            En ce jour sans précédent dans l’histoire du peuple de l’Azawad, ou devient effectif le retour à la dignité, après la libération de la ville historique de Tombouctou, de Gao, de Kidal et de plusieurs autres villes de l’Azawad ; le bureau politique félicite au nom de toutes les Commissions, le peuple de l’Azawad, l’Armée de Libération Nationale, et tous ceux qui de loin ou de près se sont sacrifier pour l’atteinte de cet objectif non négociable.

                                            Chers compatriotes, en dépit de cette immense satisfaction, nous devrions rester sereins, prendre encore davantage confiance en nous et relever le défi de l’avenir en réunissant toutes nos forces pour préserver cet inestimable acquis afin de faire de l’AZAWAD, un pays où règne la liberté, la justice et la paix durable y compris avec les pays voisins.

                                            Nous rassurons les Etats voisins, les populations de la sous-région et la Communauté Internationale que la libération de l’Azawad contribuera à renforcer la sécurité, le développement et la paix pour une meilleure intégration des peuples, des cultures et une meilleure stabilité dans la zone saharo-sahélienne.

                                            La direction politique invite tous les azawadiens (de l’extérieur comme de l’intérieur) à se mobiliser sans délais dans l’immense chantier de construction. Le mouvement appel tous les azawadiens qui résident à l’extérieur de revenir contribuer et jouir de la reconstruction nationale.
                                             
                                            Le 01/04/2012

                                            Mahmoud Ag Ghali

                                            Président du bureau politique
                                            http://www.mnlamov.net/index.php?view=article&catid=34:actualites&id=164:declaration-du-bureau-politique-&tmpl=component&print=1&layout=default&page=


                                          • titi titi 4 février 13:50

                                            @njama

                                            D’une manière générale, l’islamisme, même s’il est consubstantiel de l’islam n’arrive jamais par hasard.

                                            Il y a 50 ans, quand une minorité revendiquait son indépendance, elle pouvait se tourner vers le bloc communiste qui lui fournissait AK47, RPG7, des dollars, et tout l’attirail du parfait fellagha.

                                            Maintenant que le bloc communiste n’est plus ces mêmes minorités n’ont d’autre choix que de se tourner vers les barbus pour obtenir AK47, RPG7, et de dollars.

                                            Ce qui se passe au Mali c’est un conflit ethnique.
                                            Qui finira comme tous les conflits ethniques en Afrique : un bon génocide.


                                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 14:54

                                            @titi

                                            "Ce qui se passe au Mali c’est un conflit ethnique.
                                            Qui finira comme tous les conflits ethniques en Afrique : un bon génocide.

                                            « 

                                            Bien vu.

                                            D’où la nécessité de prendre en considération le précieux conseil de Bernard Lugan en évitant de se trouver »poissé« une fois de plus dans une version revisitée, façon Tutsis Vs Hutus ou »Darfour« et Jenjawids première période, Tamaskeks/Bellah (esclaves) contre Touareg sur fond d’islamisme revigoré où, de toute manière, la France aura toujours faux.
                                            https://www.lexpress.fr/actualite/monde/afrique/mali-la-revolte-des-esclaves_1249313.html
                                            https://www.francetvinfo.fr/monde/afrique/mali/l-armee-malienne-torture-et-tue-les-soutiens-des-islamistes_252173.html

                                            Quant au Darfour, tout va bien.
                                            les anciens »vilains" sont devenus présentables :
                                            https://lundi.am/Conference-de-Paris-sur-le-Soudan

                                            Bien à vous,
                                            Renaud Bouchard


                                          • microf 4 février 16:12

                                            @titi

                                            « Ce qui se passe au Mali c’est un conflit ethnique.
                                            Qui finira comme tous les conflits ethniques en Afrique : un bon génocide. » Écrivez-vous.
                                            Mais les africains ont appris les génocides chez vous.


                                            * La Guerre du Cameroun, l’invention de la Françafrique de Thomas Deltombe, Jacob Tatsitsa et Manuel Domergue, éditions La Découverte, parution en octobre 2016, 200 pages, 12 euros Un problème franco-camerounais

                                            En effet, peu de gens savent en France que, durant sept ans, en pleine guerre froide, l’armée française a lancé une guerre de « pacification » contre le mouvement nationaliste de l’Union des populations du Cameroun (UPC) qui a fait des dizaines de milliers de morts, jusqu’au début des années 70. Cet essai vulgarise par une édition plus courte et réactualisée un énorme travail d’enquête entamé en 2011 avec Kamerun ! Avec des témoignages des deux camps : la rébellion contre le pouvoir pro-français


                                            Ce très ambitieux travail de reconstitution, à partir de centaines de témoignages et d’archives consultées en France, en Angleterre et au Cameroun, est parti d’une discussion sur le livre de François-Xavier Verschave La Françafrique, le plus long scandale de la République, paru en 1998 aux éditions Stock : « A l’intérieur il y a un chapitre, Massacre en pays Bamiléké, qui raconte un certain nombre d’exactions des autorités françaises au Cameroun au moment de la décolonisation. À la fin du chapitre, il est écrit : Mais l’histoire de ce conflit reste à écrire.

                                            En 1957, le haut commissaire Pierre Messmer décide de mater la révolte en reproduisant les méthodes utilisées pendant la bataille d’Alger : torture, « balançoire » et gégène, c’est-à-dire le fait d’appliquer des électrodes sur le corps : « On a filmé les entretiens avec les témoins qui faisaient partie de l’ALNK », évoque Thomas Deltombe « Ce qui est frappant, c’est que, quand on leur demandait ce qui leur arrivait quand ils étaient capturés, ils mimaient tous systématiquement les mêmes gestes de torture tels qu’ils étaient enseignés par l’école de la contre-insurrection de l’armée française. Un témoin, Ambroise Kom, qui avait 12 ans à l’époque, habitait à côté de la gendarmerie. Il nous a raconté les scènes de torture auxquelles il a assisté. » Avec la mort par fusillade du dernier grand leader indépendantiste Ernest Ouandié, le 15 janvier 1971, la guerre du Cameroun prend fin. Mais les conséquences de cette guerre sont toujours là aujourd’hui.


                                            Un massacre difficile à chiffrer

                                            Un rapport rédigé en 1964 par l’ambassadeur britannique au Cameroun de l’époque attribue à la répression coloniale entre 60 000 et 70000 morts pour la seule période de 1956 à 1964. Selon Manuel Domergue, il est quasiment impossible de connaître le nombre exact de victimes de cette guerre : « Certaines sources ont parlé d’environ 100 000 ou 200 000 morts. Mais on ne peut pas l’affirmer de façon péremptoire. Il y a eu des bombardements indifférenciés sur des villages qui ont touché les maquisards mais aussi la population. Pour la seule année 1960, dans les archives françaises, on répertoriait 300 à 400 morts par jour au plus fort de la guerre. Il y a aussi ceux qui sont morts en brousse sans qu’on le sache. Un général français a estimé qu’il y avait eu 20 000 morts pour la seule région Bamiléké en 1960. On peut extrapoler sur le reste de la période de guerre et les autres régions où il y a eu des affrontements. Ce qui est compliqué, c’est que c’est à la fois une guerre coloniale de répression contre-révolutionnaire et une guerre civile. L’armée française, qui ne voulait pas s’impliquer autant qu’en Algérie, a mobilisé l’embryon de l’armée camerounaise et un réservoir de miliciens liés aux chefs de régions pro-français. Plus ceux qui se sont enrôlés pour avoir un travail ou pour régler des comptes. Dans les affrontements de villages contre villages, les morts n’ont pas été répertoriés.


                                          • titi titi 4 février 16:27

                                            @microf

                                            « Mais les africains ont appris les génocides chez vous. »
                                            La bonne blague.
                                            Ils se débrouillaient très bien sans nous et depuis la nuit de temps.

                                            Ca fait deux fois que je le cite dans le même sujet ça fait répétition...
                                            Mais d’après Livingston pour chaque esclave arrivé au marché aux esclaves de Zanzibar, 20 étaient morts en route.
                                            Sachant qu’entre 40000 et 50000 passaient par Zanzibar chaque année de 1698 à 1870.
                                            Je vous laisse faire le calcul...


                                          • microf 4 février 12:36

                                            Á l´attention de l´auteur @Renaud Bouchard !

                                            Mali-France : vers la rupture ? Réponse de @microf OUI.

                                            par Mikhail Gamandiy-Egorov.

                                            Alors que les relations s’enveniment entre Bamako et Paris, ce qui parait aujourd’hui évident – c’est le fait que l’establishment élyséen, et plus généralement occidental, soit toujours dans la totale incapacité à faire preuve d’un minimum d’adaptation aux règles du monde multipolaire. S’ajoutent à cela une vision purement néocoloniale de refuser aux peuples africains de pouvoir choisir librement leur voie, ainsi qu’une arrogance toujours extrême.

                                            Les choses s’accélèrent dans les tensions entre le Mali et la France. Dernier fait majeur : l’ambassadeur français en poste à Bamako a été sommé par les autorités maliennes de quitter le pays sous 72 heures. Dans son communiqué, le gouvernement malien indique que cette mesure fait suite aux propos hostiles et outrageux tenus récemment par le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

                                            Si aujourd’hui, nombreuses sont les voix en France qui s’indignent de cette décision prise par les autorités d’un État souverain qu’est le Mali, ces mêmes personnages, quelle que soit leur couleur politique devraient peut-être surtout s’intéresser au ton extrêmement arrogant et irrespectueux qui a été adopté à l’encontre du gouvernement malien par les représentants de l’establishment hexagonal, en premier lieu sieur Le Drian ou encore frau Parly – ministre française des Armées.


                                            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 12:55

                                              Bonjour et merci pour cette excellente analyse dont les conclusions sont implacables :

                                              Si aujourd’hui, nombreuses sont les voix en France qui s’indignent de cette décision (sommation faite à la France de « rappeler » son ambassadeur au Mali) prise par les autorités d’un État souverain qu’est le Mali, ces mêmes personnages, quelle que soit leur couleur politique devraient peut-être surtout s’intéresser au ton extrêmement arrogant et irrespectueux qui a été adopté à l’encontre du gouvernement malien par les représentants de l’establishment hexagonal, en premier lieu sieur Le Drian ou encore frau Parly – ministre française des Armées.

                                               

                                              D’autre part et ce qui est flagrant, c’est que si le chef de la diplomatie française, connu pour un être un personnage de premier poids du système néocolonial françafricain et un ferme nostalgique de l’ère unipolaire, parle d’une « junte illégitime », en faisant référence aux autorités du Mali, ce personnage devrait peut-être surtout s’intéresser à une véritable junte qui a pris le pouvoir par la violence de groupes extrémistes, bien souvent d’obédience néo-nazie, dans un pays appelé l’Ukraine.

                                              Et que dans cette même Ukraine, un régime issu d’un coup d’État a été placé avec l’intervention occidentale, sur la simple base qu’une minorité violente, mais bien entrainée aux techniques des révolutions de couleur à la sauce Soros, ait destitué un président légitime et reconnu par la communauté internationale, en l’occurrence Viktor Ianoukovitch. Au Mali, à l’énorme différence du régime kiévien, le pouvoir en place dispose d’un énorme soutien populaire national. Et cela – même les observateurs occidentaux sont forcés d’avouer.

                                              D’un autre côté, tout cela était prévisible. Et nous l’avons plusieurs fois abordé à Observateur Continental, y compris en lien direct avec le Mali et dans le cadre africain de façon générale. Le souci, c’est que les élites atlantistes semblent effectivement être totalement incapables à faire preuve d’un minimum de bon sens dans le cadre du monde multipolaire actuel. Confirmant une fois de plus, que leur vision purement néocoloniale des affaires internationales est peut-être effectivement un problème génétique. Dans tous les cas, le cas clinique en question semble définitivement intraitable.

                                              L’autre aspect qui accélère inévitablement la chute pas seulement de la Françafrique, mais plus globalement la vision occidentale du monde en Afrique, c’est ce comportement non seulement des politicards, mais également des prétendus journalistes occidentaux qui souhaitent donner une image de populations africaines incapables de faire les bons choix géopolitiques.

                                              En qualité d’observateur de l’Afrique depuis de bien longues années, et ayant un lien direct avec le continent ne serait-ce que du point de vue biographique, je peux dire sans la moindre hésitation que les dits personnages occidentaux devraient surtout se rendre à l’évidence que les peuples africains n’ont absolument rien à envier en termes de capacités analytiques aux petits chouchous issus des principales écoles de formations occidentales. Des écoles qui ont vraisemblablement oublié de leur apprendre à voir le monde d’un point de vue beaucoup plus large que de leur petit salon parisien, londonien ou new-yorkais.

                                              Plus que cela – dans le monde d’aujourd’hui les Africains ont pris une avance considérable dans la compréhension des perspectives planétaires sur les Occidentaux, bien qu’il soit nécessaire d’indiquer que l’éveil des consciences est un processus qui touche également de très nombreux citoyens des pays de l’Occident. Et ces personnes par ailleurs comprennent parfaitement que la réalité multipolaire est un processus qu’il ne sera pas possible d’arrêter.

                                              Pour finir et en ce qui concerne le risque d’une plus grande rupture encore entre l’État malien et l’establishment élyséen, il faudrait surtout faire remarquer que tout cela n’est que le résultat de l’incompétence au niveau international des élus français. Évidemment, ce sera aux citoyens de France d’en faire le jugement, le tout dans un cadre souverain. Tout comme ils devront apprendre à respecter la souveraineté du Mali et de nombreuses autres nations africaines.

                                              Tout dernier point : si certains pensent qu’il sera possible de stopper la chute pour l’establishment occidental après les événements en cours au Mali – c’est qu’une fois de plus ils se trompent très certainement. L’effet domino se poursuivra fort vraisemblablement à d’autres endroits du continent africain, comme à d’autres endroits du monde.

                                              Mikhail Gamandiy-Egorov

                                              source : Observateur Continental

                                               

                                               


                                            • microf 4 février 12:37

                                              Suite 2

                                              Á l´attention de l´auteur @Renaud Bouchard !

                                              Mali-France : vers la rupture ? Réponse de @microf OUI.

                                              D’autre part et ce qui est flagrant, c’est que si le chef de la diplomatie française, connu pour un être un personnage de premier poids du système néocolonial françafricain et un ferme nostalgique de l’ère unipolaire, parle d’une « junte illégitime », en faisant référence aux autorités du Mali, ce personnage devrait peut-être surtout s’intéresser à une véritable junte qui a pris le pouvoir par la violence de groupes extrémistes, bien souvent d’obédience néo-nazie, dans un pays appelé l’Ukraine.

                                              Et que dans cette même Ukraine, un régime issu d’un coup d’État a été placé avec l’intervention occidentale, sur la simple base qu’une minorité violente, mais bien entrainée aux techniques des révolutions de couleur à la sauce Soros, ait destitué un président légitime et reconnu par la communauté internationale, en l’occurrence Viktor Ianoukovitch. Au Mali, à l’énorme différence du régime kiévien, le pouvoir en place dispose d’un énorme soutien populaire national. Et cela – même les observateurs occidentaux sont forcés d’avouer.

                                              D’un autre côté, tout cela était prévisible. Et nous l’avons plusieurs fois abordé à Observateur Continental, y compris en lien direct avec le Mali et dans le cadre africain de façon générale. Le souci, c’est que les élites atlantistes semblent effectivement être totalement incapables à faire preuve d’un minimum de bon sens dans le cadre du monde multipolaire actuel. Confirmant une fois de plus, que leur vision purement néocoloniale des affaires internationales est peut-être effectivement un problème génétique. Dans tous les cas, le cas clinique en question semble définitivement intraitable.


                                              • titi titi 4 février 13:34

                                                @microf

                                                «  à une véritable junte qui a pris le pouvoir par la violence de groupes extrémistes, bien souvent d’obédience néo-nazie, dans un pays appelé l’Ukraine. »

                                                Cette semaine, c’est Microf le lauréat du Poutine Méga Top Suce Boule.

                                                On attend juste avec impatience qu’il parte vite vite de nos contrées pour retrouver son nouveau Leader Maximo.


                                              • microf 4 février 14:55

                                                @titi

                                                Je vis en Afrique pas en France, je l´ai mainte fois écrit, même cadeau, je ne viendrais plus vivre en France, c´est pas pour moi.
                                                Je suis comme Soljenitsyne le célèbre dissident de l´époque Soviétique qui quittant l´enfer du Goulag se rendit au Paradis américain.
                                                Les Usa qui furent très contents de l´accueillir, et ils lui donnèrent tout.

                                                Après quelques années á la surprise générale des américains, il devint l´un des plus grand critique du système américain, finalement, il rentra chez lui dans son enfer du Goulag qu´il avait quitté pour la Paradis Usa.
                                                Mon histoire est la même.


                                              • titi titi 4 février 16:30

                                                @microf

                                                Soljenitsyne est rentré une fois que le système s’était effondré.


                                              • microf 4 février 12:39

                                                Suite 3

                                                Á l´attention de l´auteur @Renaud Bouchard !

                                                Mali-France : vers la rupture ? Réponse de @microf OUI.

                                                L’autre aspect qui accélère inévitablement la chute pas seulement de la Françafrique, mais plus globalement la vision occidentale du monde en Afrique, c’est ce comportement non seulement des politicards, mais également des prétendus journalistes occidentaux qui souhaitent donner une image de populations africaines incapables de faire les bons choix géopolitiques.

                                                En qualité d’observateur de l’Afrique depuis de bien longues années, et ayant un lien direct avec le continent ne serait-ce que du point de vue biographique, je peux dire sans la moindre hésitation que les dits personnages occidentaux devraient surtout se rendre à l’évidence que les peuples africains n’ont absolument rien à envier en termes de capacités analytiques aux petits chouchous issus des principales écoles de formations occidentales. Des écoles qui ont vraisemblablement oublié de leur apprendre à voir le monde d’un point de vue beaucoup plus large que de leur petit salon parisien, londonien ou new-yorkais.

                                                Plus que cela – dans le monde d’aujourd’hui les Africains ont pris une avance considérable dans la compréhension des perspectives planétaires sur les Occidentaux, bien qu’il soit nécessaire d’indiquer que l’éveil des consciences est un processus qui touche également de très nombreux citoyens des pays de l’Occident. Et ces personnes par ailleurs comprennent parfaitement que la réalité multipolaire est un processus qu’il ne sera pas possible d’arrêter.

                                                Pour finir et en ce qui concerne le risque d’une plus grande rupture encore entre l’État malien et l’establishment élyséen, il faudrait surtout faire remarquer que tout cela n’est que le résultat de l’incompétence au niveau international des élus français. Évidemment, ce sera aux citoyens de France d’en faire le jugement, le tout dans un cadre souverain. Tout comme ils devront apprendre à respecter la souveraineté du Mali et de nombreuses autres nations africaines.

                                                Tout dernier point : si certains pensent qu’il sera possible de stopper la chute pour l’establishment occidental après les événements en cours au Mali – c’est qu’une fois de plus ils se trompent très certainement. L’effet domino se poursuivra fort vraisemblablement à d’autres endroits du continent africain, comme à d’autres endroits du monde.

                                                Mikhail Gamandiy-Egorov

                                                source : Observateur Continental


                                                • Durand Durand 4 février 13:22

                                                  @microf

                                                  Sur un article paru dans Sputnik, un ex diplomate français attire l’attention sur le déficit de culture historique dont souffrent nos ”élites” :
                                                  « Au micro de Sputnik, Laurent Bigot, ex-diplomate, en poste de 1997 à 2013 au Quai d’Orsay, revient sur une relation compliquée entre l’Élysée et les Affaires étrangères. »
                                                   » J’étais encore au Quai d’Orsay, dans le couloir de la direction Afrique du Nord–Moyen-Orient, quand les diplomates du Quai ont découvert que le philosophe [Bernard Henri Lévi] était à l’Élysée avec les représentants du Conseil national de transition libyen. Ils n’en étaient même pas informés. »
                                                  « J’ai eu Hubert Védrine et Dominique de Villepin comme ministres. Jusque-là, ce sont des ministres qui avaient une culture générale remarquable qui leur permettait de se situer sur les questions internationales. À partir d’eux, nous avons eu des ministres des Affaires étrangères, mais aussi des Présidents de la République qui n’avaient pas du tout le même niveau de culture historique. »
                                                  « Peut-être que si on avait écouté un peu plus souvent le Quai d’Orsay, on ne se serait pas embringué dans l’affaire libyenne, on aurait géré l’affaire syrienne différemment et sur le Liban, on n’aurait pas fait croire qu’en deux voyages on pouvait régler le problème. »
                                                  « Sur les questions africaines par exemple, personne ne l’a relevé mais quand Emmanuel Macron a été élu, il a créé un Conseil présidentiel pour l’Afrique. C’était un formidable geste de défiance vis-à-vis de l’administration. Le Président veut des idées neuves, des idées en rupture et plutôt que de passer la commande à son administration, il crée une entité vide de fonctionnaires, avec des gens dont on ne sait pas trop comment ils ont été sélectionnés par ailleurs, et ce sont eux qui vont conseiller Macron en direct sur l’Afrique. »

                                                  https://fr.sputniknews.com/20211029/etat-profond-la-guerre-de-lombre-entre-lelysee-et-le-quai-dorsay—1052387669.html

                                                  ..


                                                • titi titi 4 février 13:32

                                                  @microf

                                                  « es Africains ont pris une avance considérable dans la compréhension des perspectives planétaires sur les Occidentaux »

                                                  J’ai bien ri. Merci.

                                                  « Tout comme ils devront apprendre à respecter la souveraineté du Mali et de nombreuses autres nations africaines. »
                                                  Voilà pourquoi les Russes vont se planter aussi : la nation malienne elle n’existe pas.
                                                  Pas plus que la nation nigérienne ou lybienne.


                                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 14:27

                                                  @Durand

                                                  Bonjour et merci de faire état de cette information.
                                                  On rappellera dans le même ordre l’analyse prédictive du même Laurent Bigot dont les qualités de diplomate quelque peu visionnaire lui ont valu d’être tout simplement remercié du poste Afrique de l’Ouest où il exerçait au Quai d’Orsay pour avoir prédit la chute du président Blaise Compaoré au mois de juillet 2012.

                                                  Article toujours d’actualité qui mérite d’être lu :
                                                  https://www.rfi.fr/fr/emission/20141209-laurent-bigot-diplomate-francais-limoge-avoir-predit-chute-compaore
                                                  et dont voici un extrait en une suite de questions posées à M Laurent Bigot avec les réponses de l’intéressé :

                                                  Le passage de l’opération française Serval à celle de Barkhane ? Est-ce la bonne solution au Sahel ?

                                                  Le terrorisme est probablement une des nombreuses conséquences d’une profonde crise de gouvernance au Sahel et en Afrique de l’Ouest en général. Donc c’est un problème politique. Et si on n’y oppose qu’une solution militaire, on ne résoudra pas le problème.

                                                  François Hollande souhaite la création d’une force africaine de réaction rapide. Mais en attendant, est-ce que les soldats français ne sont pas condamnés à rester de longues années en Afrique ?

                                                  La question qu’il faut se poser, c’est pourquoi tous ces Etats africains n’ont jamais voulu constituer d’armée. Pour de nombreux chefs d’Etat, l’armée est un danger pour eux. Donc ils constituent une garde prétorienne pour leur protection et pour le reste, il s’assure que l’armée ne soit pas en capacité de faire de coups d’Etat. A partir du moment où les dirigeants seront en diapason de leur peuple, ils n’auront plus rien à craindre de leur armée, et enfin les armées pourront jouer leur rôle.

                                                  Si vous n’aviez pas été piégé en 2012 par cette vidéo à l’Ifri, est-ce que vous seriez encore aujourd’hui au quai d’Orsay ou pas ?

                                                  Avec des si, on mettrait Paris dans une bouteille.

                                                  Est-ce que Blaise Compaoré a demandé votre tête à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères ?

                                                  Il y a eu une protestation officielle, une note verbale adressée à notre ambassade à Ouagadougou. La réponse officielle a été d’expliquer les conditions dans lesquelles j’avais pris la parole et dans lesquelles avait été diffusée cette intervention, c’est-à-dire malgré moi. Je crois que les Burkinabè ont compris.

                                                  Ils n’ont pas…

                                                  Pas à ma connaissance. Une fois la réponse à leur protestation donnée, je n’ai pas connaissance d’autre pression.

                                                  Donc le limogeage est plus à l’initiative du ministère français des Affaires étrangères ?

                                                  Oui. C’est plus du franco-français que lié à des interventions africaines.

                                                  Et pourquoi dérangiez-vous à ce point ?

                                                  Allez poser la question à ceux qui ont voulu me couper la tête.

                                                  Bien à vous,
                                                  Renaud Bouchard


                                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 14:41

                                                  @titi

                                                  Nous verrons ce qu’il adviendra de ce qui commencera peut-être par des escarmouches pour « tester » le nouveau venu, suivies de réponses qui (je puis me tromper), seront sans doute musclées, enclenchant ainsi un nouveau cycle d’escalade etc.
                                                  Il y aura des véhicules détruits par des « IED », des engins ensablés dans le fech-fech, des actes héroïques, des communiqués exaltant la lutte contre les « mécréants », en bref, rien de franchement nouveau.
                                                  Quant aux forces armées, les nôtres, beaucoup plus utiles pour assurer la sécurité des banlieues métropolitaines envahies de ronces, sans doute seront-elles à la fois tristes d’avoir quitté leurs camarades de combat et heureuses de ne pas s’enliser dans un « merdier post-colonial » sur lequel un pouvoir civil et des dirigeants politiques d’une nullité affligeante n’auraient pas manqué, une fois de plus, de poser une pierre tombale.

                                                  Bien à vous,
                                                  Renaud Bouchard


                                                • microf 4 février 14:43

                                                  @Durand

                                                  Merci.

                                                  La politique de la France envers l´Afrique, n´a jamais changée.
                                                  Pour la France, l´Afrique devait rester juste un fournisseur de matières premières.
                                                  Je vous prie de consulter et de lire les Accords de Coopérations que la France a fait signer á ces pays africains, vous trouverez facilement ces Accords qui sont sur le Net .
                                                  Il n´y a jamais eu de consultations entre la France et ces pays africains.
                                                  Ces Accords ont été concoctés á Paris et présentés aux africains avec l´ordre de signer.
                                                  Certains signèrent, d´autres tel Sékou Touré de Guinée refusa de le faire ( Discours de Sékou Touré á de Gaule le 25 Août 1958 á Conakry ), la suite, chacun l´a connait, la Guinée jusqu´á aujourd´hui, paye encore le prix de ce refus.
                                                  Le général de Gaule ordonna le boycott de la Guinée par la Communauté Internationale ( exactement comme la France le fait aujourd´hui avec la Mali ), par dépit, la Guinée tomba dans le camps Communiste.

                                                  Sékou Touré avait dit á l´époque au général de Gaule que cette Coopération que veut établir la France avec l´Afrique, n´est pas bonne.
                                                  Que la bonne méthode ou manière serait de laisser les africains décider librement de leur propre avenir, et, la France compte tenue des Relations nouées avec ces pays, les accompagner comme un papa accompagne son enfant qui commence á marcher, il le tient par la main et le guide afin qu´il ne tombe pas, et lorsque cet enfant affermi ses pieds, le papa la laisse marche seul, et le papa est fier d´avoir appris son enfant á marcher.
                                                  Notre papa la France nous a-t-il appris á bien marcher ?
                                                  Ceci se passait en 1958, 2022, 64 ans plus tard, la politique africaine de la France n´a pas changée.

                                                  Nos parents ont souffert, nous ma génération avons subis, nos enfants génération internet ( GOITA, TOUDÉRA ) vont s´affranchir de la tutelle francaise, et la France qui n´a pas compris l´évolution du monde va tout perdre en Afrique.
                                                  Les Dirigeants francais ont leur monde á eux, et rien ne doit s´émanciper hors de leur monde, voilá pourquoi ils vont perdre, car ce monde qui n´a pas seulement été crée pour eux, mais pour nous tous, afin que chacun puisse profiter de ce monde.

                                                  Alors qu´on renvoi les Maliens ou autres africains vivants en France en Afrique, ne changera en rien la situation de la France qui va mal, très mal, et, ceci, par la mauvaise politique des élites francaises.
                                                  Désindustrialisation
                                                  La France est-elle en train de devenir un pays sous-développé ?


                                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 15:02

                                                  @microf

                                                  La France est-elle en train de devenir un pays sous-développé ?

                                                  Réponse ici :

                                                  La France est-elle sous développée ?

                                                  Alors qu’elle pensait avoir une des meilleures médecines du monde, la France aurait-t-elle une médecine sous-développée ? Les dépenses de santé représentent 11% du PIB de la France. Quatrième pays au monde par rapport au PIB. Douzième pour les dépenses par habitant, 7ème pour les dépenses publiques par habitant. Ce ne sont pas les moyens qui manquent[1].

                                                  Aurait-on sacrifié la santé sur l’autel des comptes publics ? Etrange manie de voir une politique de rigueur dans le dérapage permanent des comptes publics. Aucun pays n’a été si constant dans le déficit depuis 1974. L’économie n’étant pas de la comptabilité, il n’est pas impossible d’avoir sacrifié les services publics à force de creuser les comptes publics.

                                                  Premier indice : Le nombre de médecins, 3.2 pour 1000 habitants, est dans la moyenne des pays développés, sans plus. Plus de dépenses, mais pas plus de médecins. Moins qu’en Allemagne (4.1). Moins d’infirmiers : 10/1000 en France, 12 en Allemagne. Moins de lits : 6.5/1000 pour 8.3/1000. Cela n’a l’air de rien, mais c’est 20% de différence.

                                                  Peut-on se comparer au Maroc ?

                                                  Il ne faut pas se comparer aux Allemands, trop riches, trop disciplinés. Aux Suisses non plus. Impossible aussi de se comparer aux Coréens, ou aux Japonais. Des fourmis, avait dit Edith Cresson.

                                                  Peut-on se comparer au Maroc ? Ils n’ont que 0.7 médecin par habitant. Chaque année, 10.000 Marocains décèdent d’une maladie bien connue, l’hépatite virale. Pourtant, le Maroc a été le premier pays à obliger toute la population à mettre un masque. Non seulement ils en avaient commandé, mais -comme les Taïwanais, Japonais, Coréens, Allemands, Belges, etc… Ils ont même commandé des machines pour en fabriquer eux mêmes. Même attitude pour le gel, les respirateurs artificiels, les tests et la chloroquine. C’est presque déloyal.

                                                  Toute commande de masque, prescription de la chloroquine, admissions dans les hôpitaux, réception des machines, autorisation de tests, tout, absolument tout doit avoir l’aval de l’ARS, ces préfectures de la santé, et du Préfet. Et celle du ministre. Pauvres rouages exténuées d’un système qui prend beaucoup d’énergie et cumule les retards. S’il y a autant de dépenses, c’est peut-être que l’on paie, dans le système de santé aussi, un coût d’organisation, de bureaucratie, de contrôle, superflu. Il ne s’agit pas de dire que c’est la faute de l’administration, mais celle d’un surdéveloppement. La gestion, en économie comme en médecine, comme en politique, l’a emporté. La capacité d’adaptation, malgré les miracles des équipes médicales, est entravée. Ce n’est donc pas la médecine qui est sous développée, c’est notre réactivité.

                                                  Le sous développement politique

                                                  Deuxième indice : Un député a récemment lancé « il faut désormais choisir entre la 5G et la santé ». C’est clair : il faut choisir la santé, donc la 5G. Pas de 5G ? Ni de 4G ! Ni de portable ! Et l’électricité, on la garde ? Si on renonce aux technologies les plus performantes, aux économies les plus innovantes, nous aurons la médecine du sous développement.

                                                  Sous développement encore de la réflexion politique : Faut-il vraiment mobiliser 180.000 policiers et gendarmes pour le dimanche de Pâques ? Faut-il envoyer les hélicoptères dans la montagne sanctionner les randonneurs ? Faut-il traiter le Cantal, où il n’y a pas un cas, comme le Bas-Rhin, sinistré ? La liberté de circulation est supprimée, le Parlement est en congé, le Conseil constitutionnel, les tribunaux, aussi. Plus de droits de la défense, mais libération de 8.000 prisonniers. Pourquoi maintenir les policiers en service et pas les juges ? Si l’Etat n’est pas la justice, qu’est ce que c’est ? Avec les milliers de procès qui s’annoncent, il faudra ou confiner la justice, ou investir dans les tribunaux. Et peut-être même remettre le droit à l’endroit. Parce que ces derniers temps, il a un peu souffert.

                                                  Troisième indice : Le confinement général n’a été décidé que parce que le confinement fin, intelligent, local ; la mise à disposition d’équipements pour le personnel soignant, pour la population exposée, n’a pas été fait. Au contraire de bien d’autres pays. Il ne faut pas prendre l’exemple des pays asiatiques parce que, parait-il, ils seraient trop différents. Mais l’Autriche, l’Allemagne, la Pologne, la Grèce, le Portugal, etc… sont-ils si différents ? Même pas d’attestation de sortie ! Des inconscients ? Ce qui n’empêche pas de belles régressions politiques : les Hongrois confient tous les pouvoirs à Orban, le gouvernement italien tente la censure. Bientôt le passeport intérieur ?

                                                  Une urgence : Organiser le déconfinement

                                                  Ne jamais oublier que les mesures de l’état d’urgence doivent être proportionnées. Organiser le déconfinement, pas à pas, est la première tâche du gouvernement.

                                                  Il est donc à craindre que la crise sanitaire révèle un sous développement politique, ne serait-ce que dans notre capacité d’analyse et de réaction.

                                                  Dans le domaine économique, on va dépenser des milliards. Des milliards que l’on n’a pas. Premier enseignement : les pays qui ont des finances saines sont mieux armés que les autres pour affronter la crise. Deuxième leçon : investir dans les industries du futur. Pas celles d’hier. Mettre des milliards dans Air France et Renault, soit. Mais surtout dans les nouvelles technologies. Faire en cinq ans, ce qui était prévu en dix : biotechnologie, intelligence artificielle, nouveaux matériaux, université, recherche.

                                                  Et aussi, des milliards pour la vie des gens : des logements, des transports, le Grand Paris, le tunnel avec l’Italie, ce que l’on devait construire en dix ans, qu’on le fasse en trois.

                                                  La relance ? Les industries de demain, pas celles d’hier.

                                                  Enfin, ces milliards de crédits (qui sont possibles grâce à l’Europe et à l’Allemagne), permettrait d’oser une politique internationale. Vers l’Afrique, la Méditerranée : plus qu’une politique de santé, une politique énergétique, écologique, urbaine, maritime, migratoire, etc…

                                                  Après la crise, la relance à crédit ? Ce ne sera supportable que si ces crédits ne sont pas là pour compenser des pertes mais pour provoquer des gains.

                                                  Santé, économie, politique, la France n’est pas en voie de sous développement, mais elle n’est pas à l’abri. Le sous-développement, et son contraire, le développement, est d’abord, comme l’amour, cosa mentale (dans la tête). C’est le moment d’y réfléchir.

                                                  Laurent Dominati, Editeur.Ancien ambassadeur, ancien député.

                                                   

                                                  [1] Source : OCDE, Banque Mondiale.


                                                • Durand Durand 4 février 15:17

                                                  @Renaud Bouchard

                                                  Merci pour le lien vers cet article... La vidéo de Laurent Bigot est vraiment très intéressante sur la réalité malienne et plus largement, sur la réalité de l’Afrique de l’Ouest.

                                                  https://www.youtube.com/watch?v=Rn67xaLPCBM

                                                  ..


                                                • Durand Durand 4 février 15:56

                                                  @microf

                                                  Très jeune, j’ai habité Kayes et Kati et un peu plus tard, Niamey au Niger... Ce sont parmi les lieux les plus chauds et les plus secs d’Afrique... Je reste persuadé que la plus grosse erreur qui ait été commise dans ses régions est de ne pas avoir fait le nécessaire pour acheminer et répartir l’eau des grands lacs et des grands fleuves d’Afrique dans ces régions. Qu’il s’agisse de la France coloniale ou des gouvernements locaux successifs, personne ne s’est inquiété du principal besoin des populations locales : l’eau... 

                                                  Croyez-vous que les Maliens auraient fait bon accueil aux islamistes, si leurs champs et leurs jardins avaient suffit à leur alimentation, à leur santé et à leurs revenus, leur permettant d’envoyer leurs enfants à l’école avec l’espoir, pour eux, d’un bon avenir ? La réponse est NON !

                                                  Pourtant, combien de dizaines de milliers de kilomètres de pipes et de canaux aurait-on pu construire avec les centaines de milliards dépensés dans tous les conflits qui ont ruiné ces régions d’Afrique ?!!!

                                                  Connaissant assez bien cette région et ayant le plus grand respect pour ses habitants, j’enrage aux larmes quand je pense à eux et aux malheurs qui les frappent, alors qu’il aurait été et qu’il serait encore si facile de les leur éviter...

                                                  ..


                                                • microf 4 février 16:51

                                                  @Durand

                                                  Merci pour ce témoignage.

                                                  Je suis de l´Afrique Centrale que je connais très peu, mais l´Afrique de l´ouest, je connais parceque les premiers Dirigeants visionnaires bien avant l´Union Européenne avaient crée un espace du Nigéria jusqu´en Mauritanie oú les habitants se déplacent rien qu´avec la carte d´identité.
                                                  Le Nord du Nigéria je connais.
                                                  Au Niger j´ai été jusqu´á ARLIT lá oú Areva exploite l´Uranium, lá, j´ai failli attrapper une crise Cardiaque.

                                                  Á Arlit, il ya deux camps celui des noirs bien éloigné de celui des Blancs.
                                                  Le Camps des Blancs a tout le confort, comporte des piscines en plein désert, celui des noirs aucun confort.
                                                  Au Mali j´ai été jusqu´á KIDAL.
                                                  Le Burkina-faso je connais.
                                                  Une des perle africaine la Côte-d´Ivoire je connais.

                                                  Rien qu´avec ces pays aux ressources minières très importantes, si la France avait développée une politique cohérente, une politique gagnant.gagnant, et la France, et ces pays ne seront pas dans l´état oú ils se trouvent aujourd´hui, ceci pour répondre á votre observation oú tout manque et oú on pourrait tout faire.

                                                  Vous n´êtes le seul á pleurer, je pleure tous les jours et aussi de nombreux comme moi en Afrique, pleurons aussi tous les jours en voyant ce gâchis, alors qu´avec un tout petit peu de bon sens, et la France et l´Afrique seraient aujourd´hui dans une prospérité si les Dirigeants francais avaient eu un tout petit de bon sens politique, hélas.

                                                  Les Maliens n´ont pas accueillis les terroristes, c´est la France qui par la destruction de la Lybie et l´instrumentalisation des mouvements Djihadistes a conduit á ce désastre auquel nous assistons aujourd´hui dans cette région.
                                                  Mais comme on dit le Boomerand que vous lancez, vous revient, la France paye ce vent qu´elle a sèmé dans cette région.

                                                  Mais on dit qu´il n´ ya que les imbéciles qui ne changent jamais, souhaitons que la France se ravise, retire ses armées dans cette région rentre en France et entame un processus de normalisation avec ces pays.
                                                  Savez-vous que le Mali a envoyé á la France une lettre de révision des Accords de Coopération signée du temps de la colonisation qui accordent tout á la France au détriment du Mali et que la France n´a pas accusée réception pour ne pas dire encore répondue ? Qu´attend-t-elle ?

                                                  Je vous écrit tout ceci parceque j´ai senti de la sincérité dans ce que vous écrivez.


                                                • Durand Durand 4 février 17:28

                                                  @Renaud Bouchard

                                                  Je viens de lire ou de survoler quelques articles du site Lesfrancais.press dirigé par Laurent Dominati et la tendance générale est très europhile, américanophile et bien entendu, antirusse autant qu’on peu l’être... 

                                                  D’autre part, pour ce qui est de l’article que vous citez et qui est signé par Laurent Dominati lui-même, sa conclusion montre (au mieux...) son incapacité à faire le lien entre les traités européens et le sous-développement Français. 

                                                  « Santé, économie, politique, la France n’est pas en voie de sous développement, mais elle n’est pas à l’abri. Le sous-développement, et son contraire, le développement, est d’abord, comme l’amour, cosa mentale (dans la tête). »

                                                  Cosa mentale,... mon cul !...

                                                  Sauf dans sa tête, sans aucun doute,... le dogme européiste dans tout ce qu’il a de sacré !...Et il a la candeur béate de ceux qui n’ont jamais manqué une seule messe !

                                                  ..


                                                • titi titi 4 février 17:44

                                                  @Renaud Bouchard

                                                  « ourtant, le Maroc a été le premier pays à obliger toute la population à mettre un masque. Non seulement ils en avaient commandé, »
                                                  La situation au Maroc je la connais bien.
                                                  Petit conseil : n’écoutez pas trop la version officielle.


                                                • titi titi 4 février 17:52

                                                  @microf

                                                  « France avait développée une politique cohérente, une politique gagnant.gagnant, et la France, et ces pays ne seront pas dans l´état oú ils se trouvent aujourd´hu »

                                                  La France contribue directement à 12% du PIB du Mali.
                                                  Je suis bien d’accord cette politique est une folie : cet argent serait bien mieux utilisé dans la Creuse ou le Cantal désertés par la politique d’aménagement du territoire.


                                                • Durand Durand 4 février 18:21

                                                  @microf

                                                  Pendant quelques temps, n’attendez rien de la France sauf si vous voulez des ennuis supplémentaires... La France n’est déjà plus qu’une idée du passé. La réalité mondialiste l’a absorbée totalement... Elle n’en a laissé debout que la façade. Voilà, la France n’est plus qu’une réalité de façade. 

                                                  Vous dites que « Les Maliens n´ont pas accueillis les terroristes »... Ce sont pourtant des Maliens qui les abritent et qui les ravitaillent depuis des années... Croyez-vous qu’ils l’auraient fait s’ils avaient eu à perdre quoi que ce soit ?... C’est la pauvreté, la misère et le désespoir qui ont fait le lit des islamistes.

                                                  Une défense nationale découle d’une conscience nationale... Pourquoi le Mali n’a pas pu arrêter militairement l’invasion djihadiste ?... Parce que la misère et le désespoir empêchent toute conscience nationale de se former et d’être efficace quand le danger se présente. A contrario et alors qu’elle est un pays beaucoup plus jeune que le Mali, l’Algérie bénéficie d’une bonne conscience nationale. L’Algérie a pu se défendre et n’a pas été envahie.

                                                  Oubliez la France et par tous les moyens, apportez de l’eau en brousse, à ceux qui n’en ont pas assez !... Ce n’est pas à Bamako la corrompue que s’érigera le Mali.

                                                  ..


                                                • titi titi 4 février 18:34

                                                  @Durand

                                                  « Ce n’est pas à Bamako la corrompue que s’érigera le Mali. »
                                                  La Mali ne s’érigera nulle part.
                                                  En tous cas pas dans ses frontières actuelles avec des gens qui ne veulent pas en être.


                                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 19:08

                                                  @Durand et Microf

                                                  Il me semble que vous oubliez tout un ensemble de travaux très importants accomplis dans le delta central du fleuve Niger avec de nombreux ouvrages hydrauliques qui ont été, hélas, abandonnés après les indépendances.

                                                  Pour avoir rencontré des ingénieurs chinois sur place j’ai vu un bureau d’études techniques qui travaillait avec des relevés hydrographiques et topographiques qui dataient des années...1920.

                                                  "Parcourant une large partie de l’espace soudano-sahélien, le fleuve Niger a nourri, par ses ressources, des Empires qui ont marqué l’histoire africaine (Sanankoua, 1990). Il est encore aujourd’hui à la base des moyens d’existence de nombreuses communautés humaines. Dès les années 1920, d’importants aménagements hydrauliques ont été planifiés, puis réalisés (Sotuba en 1925, puis Sansanding/Markala en 1947), sur le cours moyen du Niger, au Mali, pour permettre l’irrigation agricole à large échelle. Après les décennies 1950 à 1970 qui ont été dominées par les soucis d’entretien des infrastructures existantes, la période allant de 1980 jusqu’à nos jours a vu la relance des aménagements, avec la mise en fonctionnement de nouveaux ouvrages (Sélingué en 1981 et Talo en 2006) associés au développement d’espaces irrigués, sans oublier l’extension apportée, dans une grande ampleur, aux périmètres existants. Par ailleurs, plusieurs nouveaux barrages, notamment à Fomi sur le Haut-Bassin (en Guinée), attendent un démarrage prochain de leur construction. En un siècle, le cours supérieur et moyen du fleuve Niger sera passé, selon un processus d’abord lent puis de plus en plus rapide, du statut d’écosystème naturel à celui d’un système d’eau fortement artificialisé et régulé (Ferry et al., 2012).

                                                  2 Les aménagements du fleuve ont contribué à la création de nouvelles activités économiques pour le pays. La filière coton dans ses débuts, puis la filière riz et enfin la canne à sucre aujourd’hui doivent beaucoup aux ouvrages hydrauliques et à l’Office du Niger. Cependant, malgré l’existence d’une agence inter-États pour la gestion coordonnée de l’ensemble du bassin, la cohérence des politiques récentes déployées sur le Haut et Moyen-Bassin du Niger au Mali méritent d’être questionnées, aussi bien au regard du choix implicite du modèle de développement de l’agriculture que de la gestion de la ressource en eau."

                                                  Lisez la suite ci-après :

                                                  Droy Isabelle, Morand Pierre, « Les grands aménagements sur le fleuve Niger : atout pour le Mali ou facteur de vulnérabilité pour ses populations rurales ? », Mondes en développement, 2013/4 (n° 164), p. 57-70. DOI : 10.3917/med.164.0057. URL : https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2013-4-page-57.htm


                                                  Par ailleurs, ainsi que l’explique un remarquable spécialiste de l’hydrologie du Delta intérieur du Niger et des grands fleuves d’Afrique,Gil Mahé, "il est indispensable de repenser le lien que nous avons avec les barrages, qui ne peut plus être celui que nous avions il y a 50 ans. Les modifications à venir du régime du fleuve qui découleront des prochaines constructions d’ouvrages, doivent s’accompagner d’études approfondies sur le devenir des surfaces inondées et agricoles dans le delta, et des conséquences pour les populations locales qui vivent encore très nombreux au rythme de la crue du fleuve des fleuves."

                                                  https://www.initiativesfleuves.org/actualites/gil-mahe-ird-delta-interieur-niger-milieu-naturel-exceptionnel/


                                                  Quant au reste, il y a ceci :

                                                  https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/04/22/au-mali-le-delta-du-fleuve-niger-a-la-confluence-des-maux-saheliens_6077671_3212.html


                                                  On peut toujours tout critiquer mais, honnêtement, la France a bon dos, n’est-ce pas ?

                                                  Bien à vous,

                                                  Renaud Bouchard


                                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 4 février 19:26

                                                  @titi
                                                  Bien vu.
                                                  Le cadrage administratif et territorial est artificiel dans un pays qui compte soixante ethnies (https://www.alternatives-economiques.fr/repartition-simplifiee-principaux-groupes-ethniques-mali-nombre-de-population-0101201776705.html) dont la signification est très complexe, comme partout en Afrique (https://www.persee.fr/doc/hom_0439-4216_1962_num_2_2_366487), avec 78 langues qui ont en commun le Français, ce qui fait dire du Mali qu’il est le pays le moins...francophone.

                                                  Quant à l’artificialité des frontières, on lira encore ce très bon papier de ce très bon spécialiste de la question qu’est Michel Foucher :
                                                  https://www.rfi.fr/fr/afrique/20141222-michel-foucher-frontieres-artificielles-afrique-forum-dakar-paix-securite

                                                  Plus précisément, et l’on aborde ici un principe du droit international qu’est l’ uti possidetis juris dont se moquent complètement les bandes armées de pillards, gangsters et terroristes qui circulent en moto et pick-ups Toyota « technicals » avec affuts de mitrailleuse sur plateaux radiotéléphones Thurayaet GPS, je vous propose de lire le très bon article qui suit :

                                                  http://www.academiedegeopolitiquedeparis.com/en/afrique-frontieres-etatiques-territoires-et-conflits/

                                                  La France a bon dos et ne saurait être éternellement responsable de ce bazar africain qui ne craint qu’une chose : la foudre des drones.

                                                  Cordialement,
                                                  Renaud Bouchard


                                                • Durand Durand 4 février 23:03

                                                  @Renaud Bouchard

                                                  Je n’ai accusé personne à part les mondialistes et les corrompus de Bamako. Ce sont eux, aujourd’hui, qui font le malheur des Maliens et on n’accuse pas l’histoire.

                                                  A part ses justifications géopolitiques (les Britanniques contrôlaient déjà 25% des terres émergées), la colonisation française a été une opération financière et commerciale. Et d’ailleurs vous le dites vous-même : 

                                                  « La filière coton dans ses débuts, puis la filière riz et enfin la canne à sucre aujourd’hui doivent beaucoup aux ouvrages hydrauliques et à l’Office du Niger. »

                                                  ... Qui tire profit de ces filières, comme vous les nommez fort justement ? Qui a acheté les terres que l’on prévoyait d’irriguer ? Où sont exportées ces productions ? Dans quels paradis fiscaux disparaissent les bénéfices ?

                                                  Jusque-là, les peuples n’ont eu que des miettes...

                                                  L’administration française est partie mais les financiers et les marchands sont restés. Jusqu’aux indépendances, l’administration exerçait une pression suffisante pour repousser la corruption dans des limites tolérables (et de toute manière, incompressibles !)...

                                                  Depuis, ça n’a fait qu’empirer : hier la débrouille, aujourd’hui les mafias, leurs monopoles, leurs accointances politiques, militaires, djihadistes, quand ce n’est pas les trois à la fois... Il faut bien vivre !

                                                  ..


                                                • microf 4 février 23:15

                                                  @titi

                                                  Merci la France est très gentille de contribuer á 12% du PIB du Mali, mais bientôt le Mali n´en voudra plus car avec la rupture des Relations qui s´annonce entre le Mali et la France, vous garderez vos 12% que vous utiliserez pour la Creuse ou le Cantal, á quelque chose, malheur est bon.

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