N’oubliez pas que le l’essence hors taxes, qu’on vous vend
aujourd’hui vient d’un pétrole qui a été acheté il y au moins 3 mois à 75/80
dollars le baril et que l’on nous revend aujourd’hui en fonction des délires
spéculatifs (130 dollar avant-hier, 111 aujourd’hui). Le prix auquel dépend du
cours spéculatif du marché libre, et également de la parité dollar euro. Ce
système qui prévaut depuis plus de 60 ans et que l’on camoufle gentiment sous
le vocable « loi de l’offre et de la demande » est un système
nuisible, car il ne repose la plupart du temps, que sur des arguments
« ressentis » par des traders au comportement moutonnier.
Dans cette affaire une chose est sure, ce sont les
spéculateurs en tout genre qui vont mettre les peuples à plat. Exemple le plus
probant les prix du pétrole. Malgré le conflit ukrainien, le pétrole ne manque
pas, et même si la Russie coupait l’approvisionnement, ce qui n’est pas le cas
aujourd’hui.
Dans ce domaine du pétrole depuis 60 ans on nous mène en
bateau.
Le cout moyen de production d’un baril est de 5.5 dollars.
Les 5,5 $ ce sont les coûts techniques : avant taxes, royalties, etc .. ! Très
dépendants des régimes fiscaux des pays !
Le « point mort organique moyen », avant dividendes est de
25 dollars par baril (info source Total).
C’est-à-dire qu’en moyenne à 25 dollars/baril, une compagnie
commence à faire du bénéfice.
Les couts actuels du baril sont alimentés par les accords
pétroliers entre pays producteurs mais aussi par la spéculation, sur les
marchés SPOT en particulier l’ICE Londres qui pousse toujours à la hausse
depuis sa création en 2002. Leur volatilité est donc de plus en plus importante
à cause des craintes générées par certaines actualités et qui ne sont parfois
pas fondées. Ces effets sont en effet provoqués par une peur des pénuries de
pétrole qui font régulièrement grimper les prix. A ce jour il n’y a pas de
pénurie de pétrole, l’argument guerre en Ukraine est un élément spéculatif.
Aujourd’hui les productions sont largement suffisantes, au
regard des consommations actuelles. Les US sont autosuffisants, et de nombreux
gisements sont maintenant accessibles par les techniques de production type
forage horizontal. Compte tenu de l’évolution vers d’autres énergies, non
carbonées, le pétrole n’est pas près de manquer. Donc mise à part les taxes
prélevées par l’état, (TICPE, carbone, et autres…) et les variations de cours
euro dollar, il n’y a pas de raison logique à l’augmentation du baril.
Au-dessus de 50 dollars, le prix du
baril est un phénomène purement spéculatif.
Et l’état devrait réagir à la hausse des cours en limitant
voir régulant ses taxes, car cela risque de couter sérieusement à la relance
notre économie.