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Commentaire de microf

sur Gare aux poutinolâtres !


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microf 16 mars 2022 10:53

Chère @Rosemar vous devez commencer par balyaer devant votre cours.

Avez-vous entendue parler de la guerre cachée de la France au Cameroun ? Qui a sanctionné la France après ces massacres ?

J´ espère que vous allez écrire un article sur ce sujet, mais en attendant, lisez ceci.

Il y a 50 ans : la guerre cachée de la France au Cameroun
Il y a 50 ans, décédait Um Nyobè. Mais la réalité des faits et le passé tumultueux qui lie la France au Cameroun ne s’arrêtent pas là...
Par Fanny Pigeaud le 17/09/2008

" Elles sont trois au centre de l’image : trois têtes posées sur le sol. Trois têtes de jeunes hommes au visage tuméfié. Cette photo est l’un des rares témoignages subsistant, aujourd’hui au Cameroun, de la répression impitoyable menée par l’armée coloniale française contre l’Union des populations du Cameroun (UPC) et son leader, Ruben Um Nyobè, abattu il y a tout juste cinquante ans, le 13 septembre 1958.« ...

 » La guerre contre ce parti politique, qui réclamait l’indépendance, a duré près de quinze ans et fait, selon les estimations, plusieurs dizaines de milliers de morts, voire des centaines de milliers de victimes. Mais elle fait l’objet d’un gros trou de mémoire en France et au sommet de l’Etat camerounais."...

" En retour, les autorités coloniales imposent un régime de terreur. Sous la direction du haut-commissaire du Cameroun de l’époque, Pierre Messmer, elles utilisent les méthodes alors en cours en Algérie : traqués, présentés comme des « terroristes », les « upécistes » sont infiltrés, arrêtés, torturés, déportés, assassinés, décapités. Des dizaines de villages sont rasés, d’autres bombardés au napalm, leurs populations sont déplacées, regroupées dans des camps pour couper les « maquisards » de leur soutien populaire. La répression cible en particulier l’ethnie bassa, principal vivier de la rébellion."

 ?DES MACHETTES CONTRE DES ARMES AUTOMATIQUES ? [Photo non visible dans la version mobile]
Pierre Messmer, artisan des oeuvres françaises en 1960

« Il y avait un couvre-feu à partir de 20 heures. L’armée encerclait alors le quartier et on entendait des coups de feu d’intimidation jusqu’au matin. Comme les balles traversaient parfois les maisons, nous dormions sous nos lits », se souvient Raphaël, un habitant de Douala.« Tous les matins, on trouvait des têtes coupées exposées sur les trottoirs : elles étaient destinées à effrayer les gens et leur dire "ne rejoignez pas le maquis, vous finirez comme eux" »,témoigne la journaliste Henriette Ekwé, alors enfant. Dans le maquis aussi, la vie est infernale :« C’était une guerre asymétrique : nous n’avions que des machettes à opposer aux armes automatiques de l’armée française. En forêt, où nous vivions, nous n’avions rien à manger »se souvient un ancien résistant.

En France, ces événements passent quasiment inaperçus : la presse est préoccupée avant tout par la guerre d’Algérie. Surtout, très peu d’informations filtrent du Cameroun, parce que« c’était une guerre de professionnels »,sans appelés du contingent, contrairement à l’Algérie, souligne l’historien français Gabriel Périès. D’ailleurs, la France n’a officiellement jamais été en guerre au Cameroun et le corps expéditionnaire y a été« envoyé pratiquement dans une semi-clandestinité », ajoute Périès.


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