Chère @Rosemar vous devez commencer par balyaer devant votre cours.
Avez-vous entendue parler de la guerre cachée de la France au Cameroun ? Qui a sanctionné la France après ces massacres ?
J´ espère que vous allez écrire un article sur ce sujet, mais en attendant, lisez ceci.
Il y a 50 ans : la guerre cachée de la France au Cameroun
Il y a 50 ans, décédait Um Nyobè. Mais la réalité des faits et
le passé tumultueux qui lie la France au Cameroun ne s’arrêtent pas
là...
Par Fanny Pigeaud le 17/09/2008
" Elles sont trois au centre de l’image : trois têtes posées sur le sol. Trois
têtes de jeunes hommes au visage tuméfié. Cette photo est l’un des rares
témoignages subsistant, aujourd’hui au Cameroun, de la répression impitoyable
menée par l’armée coloniale française contre l’Union des populations du Cameroun
(UPC) et son leader, Ruben Um Nyobè, abattu il y a tout juste cinquante ans, le
13 septembre 1958.« ...
» La guerre contre ce parti politique, qui réclamait l’indépendance, a duré près
de quinze ans et fait, selon les estimations, plusieurs dizaines de milliers de
morts, voire des centaines de milliers de victimes. Mais elle fait l’objet d’un
gros trou de mémoire en France et au sommet de l’Etat camerounais."...
" En retour, les autorités coloniales imposent un régime de terreur. Sous la
direction du haut-commissaire du Cameroun de l’époque, Pierre Messmer, elles
utilisent les méthodes alors en cours en Algérie : traqués, présentés comme des
« terroristes », les « upécistes » sont infiltrés, arrêtés, torturés, déportés,
assassinés, décapités. Des dizaines de villages sont rasés, d’autres bombardés
au napalm, leurs populations sont déplacées, regroupées dans des camps pour
couper les « maquisards » de leur soutien populaire. La répression cible en
particulier l’ethnie bassa, principal vivier de la rébellion."
?DES MACHETTES CONTRE DES ARMES AUTOMATIQUES ?
[Photo non visible dans la version mobile]
Pierre Messmer, artisan des oeuvres françaises en 1960
« Il y avait un couvre-feu à partir de 20 heures. L’armée encerclait alors le
quartier et on entendait des coups de feu d’intimidation jusqu’au matin. Comme
les balles traversaient parfois les maisons, nous dormions sous nos lits »,
se souvient Raphaël, un habitant de Douala.« Tous
les matins, on trouvait des têtes coupées exposées sur les trottoirs : elles
étaient destinées à effrayer les gens et leur dire "ne rejoignez pas le maquis,
vous finirez comme eux" »,témoigne
la journaliste Henriette Ekwé, alors enfant. Dans le maquis aussi, la vie est
infernale :« C’était une guerre
asymétrique : nous n’avions que des machettes à opposer aux armes automatiques
de l’armée française. En forêt, où nous vivions, nous n’avions rien à manger »se souvient un ancien résistant.
En France, ces événements passent quasiment inaperçus : la presse est préoccupée
avant tout par la guerre d’Algérie. Surtout, très peu d’informations filtrent du
Cameroun, parce que« c’était une
guerre de professionnels »,sans
appelés du contingent, contrairement à l’Algérie, souligne l’historien français
Gabriel Périès. D’ailleurs, la France n’a officiellement jamais été en guerre au
Cameroun et le corps expéditionnaire y a été« envoyé
pratiquement dans une semi-clandestinité », ajoute Périès.