Je voudrais bien croire l’auteur, mais j’ai une autre perspective.
Temps de travail : j’ai quelques voisins dans ma rue qui sont profs et je vois bien quand ils sont dehors à jardiner ou à faire du vélo ou toute autre chose que préparer leurs cours. D’ailleurs, le gros du travail est fait en début d’année selon eux. Le pompon revenant à un prof d’EPS agrégé, avec un temps de loisir record. J’ai longtemps pris le train de banlieue assise à côté de profs et je voyais bien comment la correction des copies en 15 minutes se faisait, Certains de mes collègues avaient des conjoints profs et j’ai constaté qu’ils avaient souvent maintes activités personnelles en dehors de leur travail, preuve de leur relative disponibilité. Et il y a en effet la question des vacances, dont le temps pourrait être utilisé à des formations au lieu de les programmer pendant le temps scolaire. Les gens ont des yeux et des oreilles, il faudrait arrêter de leur servir des salades.
Le mieux serait d’ailleurs que, comme dans d’autres pays, les profs restent sur leur lieu de travail pour toutes les activités actuellement réalisées à la maison. Ce serait plus transparent, mais les profs ne veulent pas en entendre parler, pourquoi donc ?
Sur les activités de suivi (réunions, jurys etc.), en effet, elles existent et sont nombreuses, mais contrairement à ce que veut nous faire croire l’auteur, elles font l’objet de primes. S’il n’existe aucune prime, c’est souvent que l’activité ne revêt aucun caractère obligatoire.
Finalement, je voudrais aussi ajouter que les profs sont très syndiqués, que ces syndicats sont puissants, alors qu’on ne vienne pas me raconter que les profs n’ont aucune prise sur eux et qu’il leur est impossible de changer les choses... choses qui sont loin d’être idéales, l’auteur a parfaitement raison là-dessus.