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Accueil du site > Tribune Libre > Flemmards de profs, va falloir enfin travailler vraiment si vous voulez (...)

Flemmards de profs, va falloir enfin travailler vraiment si vous voulez gagner plus. Sauf que…

Quand on rappelle à un enseignant que dans le primaire il ne fait que 24 heures, dans le secondaire à peine 18 et pour certains 15 heures hebdomadaires, qu’ils ont quatre mois de vacances, c’est bienveillant d’appeler ça du travail.
Sauf qu’il y a aussi :

- la préparation des cours à renouveler à chaque changement des programmes au moins ;

- préparation et correction des contrôles ;

- remplissage des dizaines de bulletins de notes trimestriels ;

- pour le professeur principal, préparation des bilans individuels des élèves et collectif de la classe ;

- participation aux conseils de classe jusqu’à tard le soir ;

- participation aux réunions parents/professeurs jusqu’à très tard le soir ;

- participation aux réunions de préparation à l’orientation ;

- l’animation de l’association sportive pour les professeurs d’EPS ;

- l’animation de la chorale pour le professeur de musique ;

- surveillance et corrections des examens ;

- participation aux divers jurys ;

- participation aux commissions d’appel pour l’orientation des élèves.
En primaire devoir prendre les élèves d’un collègue absent en plus des siens.

Tout ça dans les obligations de service donc pas payé en plus en général. Pour les quelques-unes de ces tâches rémunérées, ramenées à l’heure de temps passé on est en dessous du SMIC très certainement. C’est de l’ordre d’un pourboire.
Dans le secondaire se rajoutent des heures supplémentaires dont une qu’on ne peut pas refuser parce qu’il n’y a plus assez de professeurs pour couvrir les besoins réglementaires. Heure supplémentaire pas bonifiée comme dans le privé.
Toutes les études faites sur le sujet le confirment, le temps de travail des enseignants est très supérieur à 35 heures hebdomadaires en moyenne sur l’année.

Mais ce n’est pas fini.
Reposant entièrement sur le bénévolat et pourtant indispensables :

- concertation entre professeurs pour harmoniser les pratiques, organiser des contrôles communs, etc. ;

- élaboration de projets pédagogiques ;

- entretiens avec les parents ;

- participation aux journées « pédagogiques » même les jours où on n’a pas cours ;

- organisation des voyages scolaires ;

- organisation des classes vertes, de neige ;

- pendant ces séjours assurer 24 heures sur 24 pour pas un sou de plus ;

- organisation des visites de musée, de site historique, d’usine, séances de cinéma, théâtre et accompagnement parfois en soirée, parfois avec son véhicule personnel ;

- visites des élèves en stage, frais de route non remboursés ;

- participation aux commissions permanentes ;

- participation aux conseils d’administrations ;

- participation aux conseils de discipline ;

- participation aux équipes éducatives pour élaborer des projets d’accueil individualisé pour les élèves dyslexiques et autres « dys » ou les élèves handicapés ;

- animation des activités périscolaires, club, atelier.
Toujours plus avec le temps passé à se documenter, à s’auto-former, à se maintenir à niveau, parce qu’en 43 ans de carrière, les connaissances évoluent.

Une autre vieille idée brillantissime pour améliorer les performances du système scolaire c’est donner plus de pouvoir aux directeurs et chefs d’établissement. Choisir et évaluer leur équipe, signaler les plus « méritants » qui recevront un complément de rémunération (c’est possible maintenant que les commissions où siégeaient les représentants des personnels ont été supprimées)... et peut-être renvoyer ceux qu’ils jugeront inefficaces ? Mais les renvoyer où ?
Un principal, un proviseur souvent était un enseignant, un professeur d’histoire par exemple. Devenu chef d’établissement, il devra choisir les meilleurs professeurs pour son établissement en mathématiques, en sciences physiques, en musique, ainsi de suite. Choisir les meilleurs professeurs d'histoire-géographie à la rigueur et encore, mais pour les autres, il n’a aucune compétence pour le faire.
Par ailleurs, puisque les experts du système scolaire dénombrent un certain nombre de professeurs dits bons dans le corps enseignant c’est qu’il y en des moins bons selon eux. Et donc malgré le flair au doigt mouillé des personnels de direction on les retrouvera dans des collèges, des lycées.
D’autant qu’un professeur peut être estimé bon dans un établissement et moins à l’aise dans un autre. Cette même différence peut être observée à des périodes différentes de sa carrière. Même chose en fonction des classes dont il a la charge : ça peut se passer bien avec l’une moins avec une autre. Tous les enseignants ont un jour ou l’autre connu ce genre de difficulté.
Alors choisir les bons sans savoir qui sera bon ou pas !!!
Donc la proposition est débile.

Autre idée loufoque de ces experts.
Envoyer les meilleurs professeurs dans les établissements en zone d’éducation prioritaire. Qui sont ces meilleurs professeurs pour eux ? Les plus anciens parce qu’ils sont plus expérimentés.
Donc un professeur qui n’a jamais fréquenté les quartiers difficiles serait quand même plus apte à y enseigner qu’un enseignant novice seulement parce qu’il a vingt ans d’ancienneté.
Habitué depuis vingt ans à ce que les élèves entrent en classe en rang et en silence, lèvent le doigt pour demander la parole, aient toutes leurs affaires en cours et fassent régulièrement leurs devoirs dans son collège ou lycée de quartier tranquille, il saura tout de suite imposer les mêmes habitudes en banlieue pauvre.
Ces fameux experts sont persuadés que, tel de valeureux soldats en mission périlleuse, ces professeurs de vingt ans d’expérience donc de presque cinquante ans d’âge, sauront relever le défi. Ils s’imaginent que non seulement ils relèveront le défi mais, hosannah, qu’ils sauront trouver les voies du miracle attendu grâce à leur savoir-faire acquis auprès d’élèves disciplinés, motivés et suivis par des parents impliqués.

Autre idée farfelue qui avait commencé à être testée il y a quelques années : faire appel à de vrais managers qui savent diriger, possiblement venus du privé, pour gérer les établissements. Comme à l’hôpital par exemple avec la prodigieuse réussite qu’on y connait.

Dans mon souvenir c’est Claude allègre en 1997 qui le premier a voulu bouleverser l’éduction nationale contre la volonté des enseignants et en les méprisant. Il se vantait de réussir à « dégraisser le mammouth ». Lui tout seul savait ce qu’il fallait faire. Un savoir du même ordre que celui qui lui a fait affirmer qu’il n’y avait pas de changement climatique.
De nombreuses tentatives stériles ont ensuite été réfrénées par l’action des personnels bien aidés par le changement de ministre tous les deux ans environ, chacun voulant infliger sa réforme.
Mais ces cinq dernières années le ministre omniscient, omnipotent, abrupt, déterminé, droit dans ses bottes sauf peut-être à Ibiza où l’on porte plutôt des tongs, a transformé le système éducatif en modèle de réussite scolaire et de lutte contre les inégalités. Mais non Parcoursup n’est pas sélectif, non le baccalauréat …

Omnipotent par la grâce de l’apathie des personnels.
Exemple.
La suppression des commissions paritaires c’est la fin du traitement équitable et transparent de l’évolution de carrière. Comment avez-vous pu laisser passer ça ?

Profs bougez-vous !
Sinon vous prenez le risque de vous retrouver comme aux États-Unis dans un système où le public est en charge des élèves des milieux défavorisés et le privé des élèves dont les parents ont les moyens de payer cher, très cher.

Trente ans professeur de mathématiques dont vingt-deux en éducation prioritaire, onze ans personnel de direction dont onze en éducation prioritaire.

Ma première chronique sur le sujet :

Sur les enseignants. Il leur sera beaucoup pardonné parce qu’ils ne savent pas de quoi ils parlent !

 


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72 réactions à cet article    



    • Gégène Gégène 29 mars 08:46

      @MagicBuster

      s’immoler devant pole emploi, au prix où est l’essence ???


    • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 29 mars 09:22

      @MagicBuster
       
       et le gasoil ça marche pas : il ne s’enflamme pas comme l’essence avec un briquet.


    • Ruut Ruut 30 mars 07:05

      Pour améliorer l’enseignement publique c’est simple, il suffit d’imposer aux ministres d’avoir leurs enfants dans l’enseignement public.
      Aprés, ces ministres feront enfin leur travail correctement, parce qu’ils seront enfin vraiment directement concernés.


    • Paty, lui n’en profitera pas. Même si je ne suis pas d’accord avec sa manère d’enseigner. Vu les deux années horribles que les enseignants on vécu.La moitié étant en congé de maladie. Peut-être jusqu’à la fin de leur vie.... je m’attends à une colère exponentielle des électeurs... Comme je l’ai lu à l’époque dans Marianne. Les enseignants, c’est la classe moyenne, et ils n’hésiteront pas à voter Marine. J’ai moi-m^me enseigner un temps avec des jeunes immigrés : le cauchemar.... ZEmmour a raison sur de nombreux plan, mais pas tous.. C’est hélaas un caractériel qui se maîtrise mal. Mais même non élu, il n’a pas dit son dernier mot...


      • mmbbb 29 mars 11:27

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.  «   J’ai moi-m^me enseigner un temps avec des jeunes immigrés : le cauchemar »  
        je ne plains pas profs ce sont les premiers à beugler contre la droite et à ne pas s opposer cette immigration
        Aucune compassion, il fallait un mieux s occuper des blancs becs 


      • zygzornifle zygzornifle 29 mars 10:01

        Faut les comprendre, entre la maladie, les vacances, la grève et les réunions il ne reste plus beaucoup de temps pour aller bosser ....


        • mmbbb 29 mars 11:24

          @zygzornifle toujours la même litanie sur le dur métier de prof 
          Dans ma scolarité , j en ai eu des profs absents et en mathématique remplaçant ne connaissant à peine ses cours 

          Une scolarité dont l enseignement fut erratique et la hierachie completement absente .

          L egalité des chances , Mitterrand Hollande Macron sortent du privé

          Les profs en revanche savent aboyer 


        • eddofr eddofr 29 mars 10:10

          Je ne saurais juger les professeurs, instituteurs et autres enseignants.

          Je ne connais leur métier que de l’extérieur, de mon point de vue d’élève inadapté et « récalcitrant ».

          Je peux par contre donner mon avis sur l’éducation nationale, vu de mon côté « client » : un mélange subtil entre la garderie, la maison de redressement, la raffinerie ,le moule à gaufres et la machine à emboutir.


          • baliste 29 mars 10:17

            Dure de participé activement a l’abrutissement et au lavage de cerveau de la masse , la tiré vers le bas au maximum .... On voit le niveau moyen actuel de nos gens instruit avec l’épisode 1 « le covidisme » et l’épisode 2 « poutine l’horrible monstre » ... Faite un autre métier .


            • mac 29 mars 16:29

              @baliste
              Je pense qu’un prof de maths doit bien avoir du mal à glisser ça dans ses cours...
              Par contre s’il fait bien son boulot, il permettra à ses élèves devenus adultes de comprendre l’arnaque des nombreuses statistiques qui nous sont balancées et à raisonner de manière rationnelle et non seulement émotionnelle.


            • baliste 29 mars 21:20

              @mac
              Conclusion , quant on voit le niveau moyen c’est ils font mal leur boulot . J’avoues que j’en ais une une , une allemande très strict , j’avais du mal a dépassé les 14 /20 , après elle entre 18/20 sans problème .


            • ZenZoe ZenZoe 29 mars 10:59

              Je voudrais bien croire l’auteur, mais j’ai une autre perspective.

              Temps de travail : j’ai quelques voisins dans ma rue qui sont profs et je vois bien quand ils sont dehors à jardiner ou à faire du vélo ou toute autre chose que préparer leurs cours. D’ailleurs, le gros du travail est fait en début d’année selon eux. Le pompon revenant à un prof d’EPS agrégé, avec un temps de loisir record. J’ai longtemps pris le train de banlieue assise à côté de profs et je voyais bien comment la correction des copies en 15 minutes se faisait, Certains de mes collègues avaient des conjoints profs et j’ai constaté qu’ils avaient souvent maintes activités personnelles en dehors de leur travail, preuve de leur relative disponibilité. Et il y a en effet la question des vacances, dont le temps pourrait être utilisé à des formations au lieu de les programmer pendant le temps scolaire. Les gens ont des yeux et des oreilles, il faudrait arrêter de leur servir des salades.

              Le mieux serait d’ailleurs que, comme dans d’autres pays, les profs restent sur leur lieu de travail pour toutes les activités actuellement réalisées à la maison. Ce serait plus transparent, mais les profs ne veulent pas en entendre parler, pourquoi donc ?

              Sur les activités de suivi (réunions, jurys etc.), en effet, elles existent et sont nombreuses, mais contrairement à ce que veut nous faire croire l’auteur, elles font l’objet de primes. S’il n’existe aucune prime, c’est souvent que l’activité ne revêt aucun caractère obligatoire.

              Finalement, je voudrais aussi ajouter que les profs sont très syndiqués, que ces syndicats sont puissants, alors qu’on ne vienne pas me raconter que les profs n’ont aucune prise sur eux et qu’il leur est impossible de changer les choses... choses qui sont loin d’être idéales, l’auteur a parfaitement raison là-dessus.


              • eau-mission eau-pression 29 mars 11:20

                @ZenZoe

                Une suggestion.
                Et si on faisait deux parts du rôle du prof : d’une part la préparation suivie du face à face, de l’autre la préparation et la correction des contrôles de connaissance. On pourrait confier ces deux tâches à deux individus séparés, sans les spécialiser pour autant (chacun capable d’assumer les deux rôles).


              • Alain Alain Alain Alain 29 mars 12:07

                @ZenZoe
                "le mieux serait d’ailleurs que, comme dans d’autres pays, les profs restent sur leur lieu de travail pour toutes les activités actuellement réalisées à la maison. Ce serait plus transparent, mais les profs ne veulent pas en entendre parler, pourquoi donc ?"

                Si les profs restaient sur place, ils feraient beaucoup moins d’heures qu’en travaillant comme ils le font aujourd’hui : confirmé par toutes les enquêtes sur le temps de travail des enseignants faites depuis des années. Mais ça vous ne voulez pas l’admettre ou vous l’ignorer.
                Ensuite les emplois du temps des élèves et des profs font que les temps sans élèves sont composés de trous, une heure entre 10 et 11 ou entre 16 et 17, etc. Or, par exemple, une correction d’interrogation prends au minimum 3 heures et ne doit pas être interrompue pour assurer une correction équitable entre les copies. Quand on remplit les bulletins par exemple on reste dans l’établissement

                et du coup on est obligé de le faire en fractionnant sur les heures libres. Là aussi ce n’est pas le meilleur moyen de toujours rester homogène dans les appréciations Pour travailler ses préparations il faut disposer de tous ses documents, manuels, ordinateurs,etc., ce qui n’est pas le cas hors de chez soi.
                Ayant été chef d’établissement avec un emploi de « bureau » comme dans le privé, je peux vous dire que c’est beaucoup plus facile à vivre. Quand l’heure est venue, on rentre chez soi et tout est fini, le boulot est derrière nous, terminé. Comme prof j’avais toujours le souci de ce qui me restait à faire.
                En tout cas la vie facile que vous imaginez être celle des profs n’attire plus de candidats et la pénurie d’enseignants s’aggrave et n’est pas prêt de s’arrêter malgré le chômage.
                Cette manie de toujours critiquer sans chercher à savoir.


              • eau-mission eau-pression 29 mars 12:43

                @Alain Alain

                J’approuve 100% votre remarque sur la charge mentale que porte un prof consciencieux. J’ai l’habitude de dire que 10 ans après avoir quitté le métier je faisais encore les rentrées scolaires, ou je rêvais d’autres phases de l’année particulièrement stressantes. Signe de la quantité de préoccupations que doit prendre en compte en permanence un professeur.

                Devant cette charge mentale, la réponse est de se contenter de passer des savoir-faire. On voit donc des élèves qui attendent plus ou moins patiemment la récré, considérant que la vraie vie les attend sur le téléphone qu’ils sont obligés de laisser éteint, voire évidemment dans le joint libérateur ou le deal rémunérateur.


              • Fergus Fergus 29 mars 13:15

                Bonjour, Alain Alain

                A mon avis, vous avez raison, et zenzoé aussi.
                Mais vous ne parlez pas des mêmes profs.
                Comme élève et comme parent d’élève, j’ai connu pas mal de profs : d’excellents et des bons  la majorité, heureusement !  mais aussi pas mal de médiocres et de franchement mauvais ; sans oublier quelques pervers ou malades mentaux.
                Tout cela pour dire que votre vision du métier me semble assez largement angélique.


              • Fergus Fergus 29 mars 13:26

                Je précise qu’en ce qui me concerne j’ai connu pas moins de 9 établissements différents entre le CP et la classe de seconde qui m’a vu quitter définitivement le milieu scolaire.
                Ce qui, par la force des choses, m’a mis en contact avec des dizaines d’enseignants.
                Une diversité d’une très grande richesse sociologique, ce qui a contribué à beaucoup m’instruire sur la nature humaine, tant dans l’observation des profs que dans celle de mes condisciples.

                Pour vous faire sourire, si cela vous tente, voici deux articles directement tirés de mes expériences :
                Au bon vieux temps des châtiments corporels dans l’enseignement catholique
                De l’influence des pets sur l’enseignement des mathématiques


              • mmbbb 29 mars 15:12

                @ZenZoe Connaissez vous la cause ; les frais reels , Ces profs qui veulent être de bons citoyens mais choississent entre autre travailler chez eux et declarer leurs « dépenses » dans les frais réeels .
                Et lls déclarent tout  ! 


              • ZenZoe ZenZoe 29 mars 15:15

                @Alain Alain
                En tout cas la vie facile que vous imaginez être celle des profs n’attire plus de candidats et la pénurie d’enseignants s’aggrave et n’est pas prêt de s’arrêter malgré le chômage.
                Cette manie de toujours critiquer sans chercher à savoir.

                Où ai-je dit que le métier était facile ? Je rectifiais vos assertions sur le temps de travail effectif et je maintiens qu’entre les déclarations des enseignants (difficilement vérifiables) et la réalité, il y a un écart. Rectifier des propos n’est pas une critique.
                Dans de nombreux autres pays, la transparence est de mise. Le nombre de toutes les heures de cours et d’activités annexes est pris en compte et réglementé, une présence sur place est demandée, et ça ne pose aucun problème. Les enseignants en France ne veulent pas de ce système, ils n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes si des suspicions s’installent (justifiées à mon avis, voir mon post initial).


              • mmbbb 29 mars 15:16

                @Alain Alain «  Sinon vous prenez le risque de vous retrouver comme aux États-Unis dans un système où le public est en charge des élèves des milieux défavorisés et le privé des élèves dont les parents ont les moyens de payer cher, très cher. » 

                Si l EN ne s etait pas tant dégradé nous en serions pas la 
                Rappel dans un media , M Brighelli , agrégé de langue , a dresse un long réquisitoire de cette institution 
                En particulier , il a avance que la dérogation a la carte scolaire est devenu la règle 
                le vivre enseemble c est comme les eoliennes c est pour le voisin !


              • eau-mission eau-pression 29 mars 18:02

                @eau-pression

                A 11h20, j’ai souhaité proposer une vraie réforme. Elle ne côuterait rien mais a un gros défaut : il faudrait que des profs sans atomes crochus travaillent ensemble.
                Celui qui a corrigé des copies de bac sait ce que les élèves ont effectivement tiré de leurs années scolaires qui ne soit pas du rabâchage.


              • eau-mission eau-pression 29 mars 19:08

                @eau-pression

                C’est marrant, Avox ! Touchez où ça fait mal et vous serez moinssé.


              • 6russe2sioux CYRUS 29 mars 19:11

                @eau-pression

                Les prof , les cpe , les pion , on finit par oublier la notion de travail colegial ....
                pire , il se tire dans les patte a la moindre divergence politque ou personel.


              • NiNi NiNi 17 juin 17:34

                @ZenZoe
                Je confirme qu’il y a encore des éléments qui ne font pas le même métier, mais la proportion de ceux qui ont leurs aises est de plus en plus réduite ; quasiment nulle chez les jeunes. En outre, les relations avec ceux que l’on doit maintenant appeler « apprenants » se sont complètement transformées : on a maintenant affaire à des façons de consommateurs d’une part et à un clientélisme de plus en plus marqué d’autre part…


              • jef88 jef88 29 mars 12:25

                Généraliser sur le dos des profs est une erreur !

                En 1961-62 j’étais en seconde et nous avions un prof de maths -surdoué(?) : c’était l’année de l’arrivée des maths-modernes ... En UNE heure il nous a appris TOUT sur le sujet qui se traitait du cours moyen au CM2...

                Résultat : l’année suivante j’ai passé mon premier BAC... Moyenne générale 12.5 et 2 en maths ! ! ! C’était une note éliminatoire !

                En 1990 J’ai été prof-vacataire en IUT. Pour la promotion, nous étions 2 a venir de l’industrie (le collègue avait un diplôme d’ingénieur) 90 % de mon groupe a eut son DUT alors qu’ils n’étaient que 60% dans le sien .

                Résultat : Pour ma 3ème année d’activité, j’ai été nommé « Maître de conférence associé » sans avoir postulé .....


                • JC_Lavau JC_Lavau 29 mars 13:02

                  « changement climatique »... Alors comme cela, par la magie de la propagande localement hégémonique, le prof de math comprend tout à la climatique... Sur son temps de loisirs, il a réussi à apprendre la physique de l’atmosphère et du rayonnement, la physique des gaz, les lois de l’océanographie physique, l’écologie végétale, l’hydraulique des sols, la géologie du Quaternaire, ...

                  Ou tout simplement, le serin serine tout ce que ses marionnettistes lui enjoignent de seriner, afin de maximiser les guerres de religions.

                  Voilà qui lui procure l’illusion grisante d’être vachement supérieur à la populace, et autres héréticques.


                  • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 17:12

                    @JC_Lavau. Depuis hier matin 1er avril, toute la campagne est blanche. Diantre qu’il est taquin, ce RCA, Réchauffement Climatique Anthropique, propagandé aux frais de nos impôts par ce Gang Intergouvernemental d’Escrocs Carbocentristes !


                  • Alain Alain Alain Alain 2 avril 17:28

                    @JC_Lavau
                     
                    Ah je reconnais la même réaction déjà écrite dans une de mes précédentes chroniques de celui qui sait qu’il n’y a pas de crise climatique comma Claude Allègre. Même énumération et tout ça.
                    Faut vous renouvelez !


                  • 6russe2sioux CYRUS 2 avril 17:30

                    @JC_Lavau

                    yep 50 cm ici chez ton pote du vivarais ...

                    tient pour l’ anecdote , il y a 96% de co2 dans l’ atmosphere martien mais bizarement mars ne se rechauffe pas smiley


                  • JC_Lavau JC_Lavau 2 avril 18:59

                    @Alain Alain. Claude Allègre a toujours été un esprit brouillon, hâtif et expéditif. C’est pourquoi tu as tant besoin de lui.
                    Claude Allègre, c’est le gonze qui a exposé à l’Académie des Sciences le vache de putain de projet d’usines à ensevelir le dioxyde de carbone atmosphérique. Et tant pis pour les riverains malchanceux...
                    Au secours de ton ignorance outrecuidante, tu as vachement besoin de lui.

                    Aurais-tu un jour consacré du temps à étudier l’Histoire des climats ?
                    Evidemment non. Ta crédulité pourvoit à tout, selon toi.
                    Des fluctuations climatiques comme l’actuelle, qui est exploitée par toute la presse aux ordres pour terrifier les crédules comme toi, il y en a déjà eu des centaines de milliers, à toutes les échelles.


                  • Decouz 29 mars 14:02

                    On ne doit pas généraliser les pratiques, un professeur principal touche une indemnité, et ce n’est pas une obligation.

                    Les voyages seuls quelques profs en organisent, et tout l’aspect financier et marchés publics est géré par les gestionnaires.

                    La charge de travail n’est pas la même selon les matières.

                    A coté de ça vous avez des profs qui sont payés pour des HSA (heures sup année) alors que leurs élèves sont en stage. Ils devraient alors visiter les élèves sur les lieux de stage, fréquemment ces visites ne sont pas faites (pour de bonnes raisons parfois, comme des problèmes de trajet non payés ou assurés).

                    Bien sur ce n’est pas parce qu’un prof a de l’ancienneté qu’il va être compétent pour enseigner dans les zones difficiles, ce qui n’est pas normal, c’est que ce sont les jeunes profs qui y sont nommés, les moins payés, certains y restent, d’autres, en usant de l’ancienneté cherchent des lieux plus agréables, centres villes, sud, proximité familiale, achat d’une maison, on trouve donc les profs les mieux payés dans les zones les plus favorisées.


                    • Decouz 29 mars 14:12

                      Un prof de musique met en place une chorale, c’est du bénévolat, il n’y en a pas partout, comme d’autres font des activités bénévoles parce que cela correspond à leur éthique.

                      Il est sur également que le métier devient de plus en plus difficile particulièrement dans certaines zones, et que bien des profs vers 60 ans sont épuisés, car la mentalité des élèves a beaucoup changé, sans parler des classes avec des niveaux d’élèves hétérogènes, originaires de pays différents, parfois ennemis, avec des familles qui sont mal à l’aise avec l’institution, et qui doivent pour entrer en contact avec le prof, passer par l’élève qui peut leur raconter n’importe quoi lorsqu’il y a des problèmes de discipline (ce qui l’arrange).


                      • Decouz 29 mars 14:21

                        Association sportive : il y a des heures sup de prévues.


                        • Alain Alain Alain Alain 30 mars 23:28

                          @Decouz
                           "Association sportive : il y a des heures sup de prévues.

                          "

                          Non c’est faux : c’est dans leur service. Avec les déplacements, le temps passé dépasse souvent l’obligation de service et relèvent donc du bénévolat pour une part.


                        • mac 29 mars 16:42

                          Métier ou il y a à boire et à manger parmi le personnel.

                          Mais il ne faut pas exagérer, si c’était uniquement la super planque bien payée, il n’y aurait pas autant de pénurie dans certaines matières, notamment scientifiques, où beaucoup de recrues sont d’origine étrangère, est-ce par hasard ?


                          • sirocco sirocco 29 mars 17:09

                            @mac
                            « ...si c’était uniquement la super planque bien payée, il n’y aurait pas autant de pénurie... »

                            Quand on sait qu’un flic sachant à peine lire et écrire touche, avec ses primes, deux fois plus qu’un professeur des écoles, on peut effectivement hésiter... sans parler de « l’ambiance » dans certains établissements, de plus en plus nombreux...


                          • mac 29 mars 19:11

                            @sirocco
                            Le pouvoir sait-il trop ce qu’il doit à ses forces de l’ordre ?


                          • titi titi 30 mars 18:19

                            @mac

                            "beaucoup de recrues sont d’origine étrangère, est-ce par hasard ?

                            "

                            Les enseignants ont perdu le respect qu’ils pouvaient avoir il y a 50 ans.

                            Et s’ils ont perdu ce respect, c’est pour beaucoup leur faute.


                          • Armelle Armelle 29 mars 16:43

                            « la préparation des cours à renouveler à chaque changement des programmes au moins »

                            C’est vrai qu’à chaque changement de programme, « école » ne s’écrit pas de la même façon, de même que Nice se déplace sur la carte de France et que ce n’est plus forcément Charlemagne qui inventa l’école !!!


                            La liste commence bien mal !!!

                            ...Mais je vais quand même continuer, juste pour voir...


                            Et quand bien même si le programme change, otez-moi le doute, ce n’est pas tous les mois quand même ?


                            • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 30 mars 03:47

                              @Armelle
                              Je transmets le témoignage du frangin :
                              « Armelle, quand on ne connait pas, on la ferme : changement de programme, tel l’urine dans le bureau du ministre pour montrer qu’on a changé en profondeur l’éducation du pays et marqué son territoire = boulot monstrueux en plus pour des milliers de profs et d’administratifs, surtout formel : changement de novlangue, bouleversement des appellations donc des documents écrits de tous rapports et de parfois toutes références dans les domaines des compétences attribuées aux élèves, entre autres ; édition de millions de nouveaux manuels (*) car vocabulaire type »chômeur« transformé en »demandeur d’emploi« , »invasions barbares« transformé en »grande migrations du Vème siècle« (**), etc., etc. 
                              Il n’y a pas plus chieur et plus dévastateur qu’un ministre, qu’une ministre en cette longue période qui semble ne plus en finir. Les pédagogos, qui sont adoubés par ceux-ci, font partie des responsables de l’augmentation du boulot, pas du salaire, qui, comme tant d’autres, ne suit plus l’augmentation du coût de la vie.
                              Je soupçonne ce mammouth d’avoir pris la grosse tête : sureffectif des fonctionnaires de l’entre-soi grassement payés pour rapports, audits... boursouflés inutiles, déconnectés du terrain, bref, les mêmes sortes de parasites d’en haut, qu’on retrouve dans le privé, tel un Niel qui ne produit rien, ou si peu par rapport à ce qu’il gagne par ses magouilles légales. Ca n’est qu’un exemple. »

                              Voilà, une partie de son souhait d’évacuer les déjections versées sur lui alors que ses années dans le 9-3, sans possibilité d’en sortir avant une trentaine d’année minimum, l’ont transformé en dépressif chronique que l’hétérogénéité des origines, parfois ingérable, la caillera vendeuse de dope, donc de mort, génèrent parfois dans un esprit sain au départ.

                              A propos de parasites : ils ne sont pas toujours où l’on croit, en tout cas en terme de pouvoir destructeur. Qui dit temps de guerre dit nerf de la guerre.
                              Arrêtez de vous entretuer, allez combattre la vraie race ennemie : elle n’a pas de couleur, elle est en haut (soi-disant) de cette société. 

                              (*) Aux frais, et pour les intérêts de qui ?
                              (**)  on sait très bien, ou l’apprend, que barbare avait une signification différente dans l’antiquité, et cela suffit  etc.


                            • Alain Alain Alain Alain 30 mars 23:32

                              @Armelle

                              "C’est vrai qu’à chaque changement de programme, « école » ne s’écrit pas de la même façon, de même que Nice se déplace sur la carte de France et que ce n’est plus forcément Charlemagne qui inventa l’école !!! "

                               Mauvais esprit et ignorance. Manifestement vous n’y connaissez rien à l’élaboration d’une progression et à la cohérence pédagogique. Vous seriez un exécrable professeur.


                            • lestran 29 mars 16:44

                              « Quand on rappelle à un enseignant que dans le primaire il ne fait que 24 heures, dans le secondaire à peine 18 et pour certains 15 heures hebdomadaires, »


                              Pourquoi, ceux qui rappellent que les enseignants ne font que : soit 24 h, 18 h, ou 15 h par semaine,

                              ne rappellent-ils pas que les présentateurs du JT du soir, (qui dure environ 1/2 h-3/4 h), ne font que 3 heures par semaine du lundi au jeudi !?

                              -Parce qu’ils travaillent avant d’être présents devant les téléspectateurs !

                              Les enseignants aussi !


                              • mac 29 mars 17:06

                                La question n’est pas le temps de travail car les enseignants ont toujours eu des vacances et ça ne posait de problème à personne. Les instits à la Pagnol étaient même des gens très respectés. Dans la plupart des pays étranger aussi, les enseignants ont pas mal de vacances, cela fait partie du métier...

                                Ce qui pose problème ce sont

                                1 Les programmes et les pédagogies de plus en plus contestables où le savoir a presque disparu, où il ne faut presque plus rien apprendre par coeur parce que ce n’est pas bien.

                                2 Le Changement de société où les gamins sont de plus rois et oisifs en ayant tellement de loisirs et de détournements d’attention que l’école passe souvent au second plan.

                                3— Un système de rémunération peu motivant pour les enseignants pour qui quoiqu’il fassent ne changera rien à leur salaire.

                                Mais l’évaluation ne peut certainement pas uniquement venir du chef d’établissement car son jugement risque fort d’être arbitraire et sujet au fayotage, à la flatterie.

                                Ce ne seront pas les meilleurs qui seront récompensés mais ceux qui feront le plus d’esbroufe.


                                • Decouz 29 mars 17:38

                                  @mac
                                  Le chef d’établissement donne une note administrative, ce sont les inspections qui sont le facteur le plus important pour la carrière (qualité pédagogique).
                                  Sinon entre « hors classe », « grand choix », « choix » et « ancienneté », à la fin de la carrière ça fait peut-être, peut-être pas le prix d’une maison, mais plusieurs pièces et une meilleure retraite, si le prof « grand choix » a par ex 2 échelons d’avance sur un promu à l’ancienneté, si grosso modo entre 2 échelons, c’est 150 €, c’est 150 € de plus multiplié par le nombre d’échelons de différence et le nombre d’années , et sa retraite sera également supérieure.
                                  Donc le mérite est pris en compte,


                                • eau-mission eau-pression 29 mars 17:58

                                  @Decouz

                                  Le mérite parfois, le conformisme souvent (dont l’adhésion au bon syndicat). Je vous le dis sans jalousie, je ne suis pas concerné.

                                  Je sais bien que le mérite consiste pour beaucoup à mettre au pas les élèves. Trouvez la bonne façon pédagogisante de dire ça, c’est pas mon truc. Non, ce serait plutôt : posons-nous les bonnes questions, et voyons ensuite les réponses des anciens.


                                • mac 29 mars 19:12

                                  @Decouz
                                  Si je ne m’abuse cette histoire de choix n’existe plus...


                                • mac 29 mars 19:18

                                  @Decouz
                                  Et la note administrative n’existe plus non...
                                  En outre les jeunes enseignants étaient tellement mal payés qu’ils risquaient quasiment de tomber au dessous du smic et qu’il a fallu leur verser des primes et les augmenter, ce qui n’a pas été le cas pour les plus avancés dans la carrière.
                                  Il en résulte un effet de lissage qui fait que la progression salariale sur la carrière est de plus en faible.
                                  Alors où est le mérite pris en compte ?


                                • Decouz 29 mars 19:31

                                  @mac
                                  ah oui il semble maintenant que tout le monde avance à la même vitesse,
                                  sauf :
                                  Les réductions d’ancienneté concernent les professeurs agrégés ou certifiés, CPE et Psy-ÉN à deux moments de la carrière. Aux 6e et 8e échelons de la classe normale, la durée nécessaire pour accéder à l’échelon supérieur (respectivement les 7e et 9e échelons) peut être réduite d’un an par une « bonification d’ancienneté ». Dans toutes les autres situations, l’avancement est automatiquement déterminé par la durée unique de séjour dans l’échelon.

                                  https://www.snes.edu/ma-carriere/carriere/


                                • Decouz 29 mars 19:36

                                  @Decouz
                                  Donc ça n’inciterait pas trop à exceller, puisque de toute façon on avance.
                                  C’est le système de l’ancienneté généralisé.


                                • Fanny 29 mars 18:13

                                  Encore un article de victimisation des profs.

                                  Plus leurs résultats sont mauvais, plus ils se plaignent. Drôle de profession, confrontée il est vrai à une société décadente qui se fiche pas mal de l’avenir de ses enfants. Ils ont des excuses.

                                  Il faudrait leur interdire de ne parler que de leur sort, de gémir, et les obliger à ne parler que de leurs élèves. Ça changerait leur image dégradée. Mais pour cela, il faudrait que leurs syndicats fassent seppuku. Pas gagné.

                                  Sans quoi dans 20 ans, tout aura basculé vers le privé. Les parents sans le sou préfèreront bouffer des patates chaque jour pour payer le privé plutôt que voir leur gamin sombrer dans le public.

                                  Il paraît qu’ils votent tous à gauche. Pas surprenant que la gauche ait sombré.

                                  NB : commentaire volontairement provocateur, mais quand il y a le feu au lac, faut se bouger.

                                  J’autorise l’auteur de l’article à effacer mon commentaire.


                                  • voxa 30 mars 20:46

                                    @Fanny

                                    « Pas surprenant que la gauche ait sombré. »

                                    Effectivement...
                                    Avez vous connues ces années ou tous les députés étaient socialistes, barbus et enseignants ?

                                    Ce furent effectivement les dernières années de la gauche.


                                  • Alain Alain Alain Alain 30 mars 23:55

                                    @Fanny

                                    Encore un article de victimisation des profs.

                                    Le mot victimisation est monstrueux quand on pense à Samuel Paty.

                                    Plus leurs résultats sont mauvais, plus ils se plaignent.

                                    Ce ne sont pas les résultats des profs.
                                    Réfléchissez au lieu de meugler. Comment expliquez-vous que des élèves échouent quand d’autres réussissent brillamment avec le même professeur !
                                    Tous devraient ou échouer ou réussir si le seul facteur de réussite était le professeur.
                                    Les professeurs ne se plaignent pas. Ils alertent.
                                    C’est la population qui les plaignent de les savoir si mal payés et si peu reconnus.
                                    Les profs travaillent avec conviction même dans les quartiers les plus difficiles là ou peu de gens accepteraient de s’y rendre.
                                    Évoquer la réalité ne sert à rien avec des personnes comme vous.


                                  • Fanny 31 mars 02:17

                                    @Alain Alain

                                    Je meugle et mon avis ne sert à rien. Soit.

                                    Vous, vous n’êtes pas muet mais simplement sourd et aveugle.

                                    Vous ne voyez pas, vous n’entendez pas que le navire de l’EducNat est en train de sombrer. Et que notre pays passe de ce fait de 1ère en 2ème division.

                                    Et que disserter sur la charge de travail des profs dans ces circonstances est indécent, obscène.

                                    Je respecte les profs., métier difficile, tout comme je respecte les flics. Ces deux professions se prennent la société en pleine face quand moi-même, dans mon bureau d’études, je m’amusais avec un bon salaire.

                                    Votre prise en otage de Samuel Paty est déplacée : nombre de bijoutiers ont été assassinés dans l’exercice de leur profession. Pour autant, ils ne passent pas leur temps à se victimiser.

                                    Bien d’accord, la descente aux enfers en termes de savoirs et de niveau des élèves n’est pas de la seule responsabilité des profs. Mais ils en ont une part, une bonne part, c’est évident, et il leur revient de le reconnaître, de réviser leur idéologie, de se révolter contre les fonctionnaires du ministère qui au lieu d’enseigner passent leur temps à concocter des réformes plus nuisibles les unes que les autres (le pourcentage des profs. qui n’enseignent pas mais font autre chose, on ne sait trop quoi, est aberrant).

                                    Je souhaite que les salaires des profs. soient révisés à la hausse. Mais il semble que les discours de victimisation sur ce thème des salaires ne soient pas tout à fait transparents : le coût pour l’Etat des enseignants français n’est pas très différent des autres pays de l’UE. Ce qui diffère est que les jeunes profs. français sont relativement très mal payés mais se rattrapent largement à la retraite très généreuse. Il faudrait que les profs. demandent une répartition différente durant leur carrière. Mais les syndicats sont totalement incapables de demander quelque chose de juste et utile. Ils ne connaissent qu’un mot d’ordre : toujours plus (sauf les heures de présence devant les élèves et à l’école).

                                    Je meuglerai jusqu’à ce que le service public de l’Education Nationale retrouve la qualité que j’ai connue dans mon enfance.

                                    J’ai travaillé dans l’automobile. Que diriez-vous si vos aïeux roulaient en R16 dans les années 60 et vous n’auriez aujourd’hui que des Trabant à acheter ? Vous diriez que les ingénieurs et techniciens de l’automobile sont des incapables, et vous auriez raison.


                                  • eau-mission eau-pression 31 mars 08:35

                                    @Fanny

                                    Ces deux professions se prennent la société en pleine face quand moi-même, dans mon bureau d’études, je m’amusais avec un bon salaire.

                                    C’est le constat de base. Après, inutile de parler de l’organisation de l’école alors qu’on ne sait plus à quoi elle sert.


                                  • Fanny 31 mars 09:19

                                    @voxa


                                    Avez vous connues ces années ou tous les députés étaient socialistes, barbus et enseignants  ?

                                    J’ai connu.

                                    Il y avait parmi eux des gens très bien.

                                    Alain Savary était parmi les plus remarquables, résistant, ministre, créateur des ZEP. Mon père l’a connu dans son enfance au Lycée Buffon.

                                    Pourquoi tout ça est barré en couille, c’est un peu mystérieux. Sorte de décadence idéologique et morale dont il est difficile de comprendre les mécanismes. Après Jospin, la bulle Hollande qui a éclaté, et puis plus rien, sauf Hidalgo bobo.

                                    Je voulais voter Jospin en 2002. J’attendais qu’il prononce le mot France dans l’une de ses nombreuses interventions. Il n’a pas pu et je me suis abstenu.


                                  • Alain Alain Alain Alain 1er avril 00:17

                                    @Fanny
                                     
                                     J’ai écrit :
                                    Ce ne sont pas les résultats des profs.
                                    Réfléchissez au lieu de meugler. Comment expliquez-vous que des élèves échouent quand d’autres réussissent brillamment avec le même professeur !
                                    Tous devraient ou échouer ou réussir si le seul facteur de réussite était le professeur.
                                    Les professeurs ne se plaignent pas. Ils alertent.

                                    Pourtant c’est limpide : « les profs ont une responsabilité » c’est impossible.
                                    Pourquoi ? Si les profs étaient responsables, il n’y aurait que des élèves en difficulté. Or il n’y en a que 20%. Donc 80 % de moyens à excellents.

                                    Vous traduisez les causes d’une certaine inefficacité de l’institution par incompétence des profs. C’est ce sur quoi les profs vous alertent.

                                    Je vais même aller plus loin.
                                    J’affirme que dans certaines circonstances les profs font des miracles et sont les seuls à en faire encore. C’était le cas de notre collègue Samuel Paty.

                                    Quand au score dans les évaluations internationales les choses sont beaucoup plus compliquées à analyser que votre histoire de 1ère ou 2ème division.
                                    Si on était aussi mauvais que ça, les ingénieurs, les médecins, les informaticiens que nous formons ne seraient pas aussi recherchés qu’ils le sont un peu partout dans le monde.


                                  • Fanny 2 avril 11:05

                                    @Alain Alain

                                    Oui, les bourgeois et les enseignants français ont conservé des structures publiques datant de l’époque où les bacheliers étaient moins de 10 %, plus des institutions privées. Ces lycées de centre ville et les grandes écoles leur suffisent pour caser leurs enfants. J’ai bénéficié de ces institutions gratuites et de qualité.

                                    Le système capitaliste mondialisé a besoin d’une élite de haut niveau technique et scientifique, mais pas forcément en très grand nombre. Les universités chinoises et américaines produisent suffisamment de ces élites pour alimenter les innovations de la machinerie marchande mondiale. Ce que produisent en France les meilleures GE n’a pas beaucoup bougé depuis 100 ans en termes d’effectif.

                                    Le peuple, ce sont les consommateurs et les petites mains du système, complétés par l’immigration pour les moins qualifiés. Pas besoin d’un enseignement de qualité pour ceux-là. On leur donne entre 1000 et 2000 euros pour faire tourner l’économie. Ils sont bacheliers (au rabais), passent quelques années en fac sans grand résultat, sont peu qualifiés pour quelque activité professionnelle que ce soit. Dans les pays de l’Est de l’Europe, cette classe moyenne gagne 500 €/mois : on va sans doute tendre vers ces niveaux de revenus en France, avec la prolétarisation de notre classe moyenne.

                                    Ce que je reproche à la profession enseignante, c’est de se satisfaire de ce système à deux vitesses où les inégalités ne cessent de croître, de se satisfaire de cette école organisée pour fabriquer des prolétaires/consommateurs, avec l’idéologie de gauche (pédagogisme, diabolisation de l’industrie privée …) qui va bien avec.

                                    Dans le village où je passe mes vacances, j’ai connu des paysans et des ouvriers avec qui j’ai eu l’occasion d’échanger des courriers. Ces gens étaient nés fin XIXème/début XXème siècle. Leurs syntaxe, style, orthographe étaient parfaits. Les nouvelles générations de semi-analphabètes que produit l’EN aujourd’hui, c’est inacceptable. Prétendre que les enseignants et leurs syndicats n’y sont pour rien, c’est se mettre la tête dans le sable.


                                  • Adèle Coupechoux 29 mars 18:55

                                    Les enseignants pour la plupart ont été « exemplaires » pendant cette crise covidienne. En appliquant et en faisant appliquer toutes ces mesures aussi abjectes que criminelles, décidées par ce cabinet McKinsey, le même qui a obtenu un contrat de 496 800 euros pour évaluer les évolutions de leur métier.

                                    https://www.publicsenat.fr/article/parlementaire/logistique-vaccinale-deontologie-missions-mckinsey-sous-le-feu-des-questions

                                    Ont-ils été capables d’analyser la situation ? Le sont-ils davantage aujourd’hui ?

                                    Comme pour l’hôpital public, l’enseignement est en train de disparaitre. 

                                    C’est quand même pas compliqué à comprendre, ce sont pourtant des faits qui ne datent pas d’aujourd’hui. 


                                    • ribouldingue ribouldingue 29 mars 23:28

                                      Comme disait l’autre. Il faut dégraisser le mammouth. C’était donc ça ! La voilà la vraie raison de ce dépeçage. C’est tout simplement pour engraisser Mc Kinsey...

                                      Près de 500 000 euros pour préparer un séminaire.

                                      Le directeur associé de McKinsey France, Karim Tadjeddine, a notamment été interrogé par la sénatrice communiste Eliane Assassi, à propos d’un contrat de 496 800 euros facturé à l’Education nationale.

                                      En tant que contribuables nous sommes en droit de nous poser cette question pertinente. Où passe notre pognon de dingue ?

                                      Il fût une époque où le professeur avait la noblesse du médecin. Aujourd’hui, le prof a tout juste la considération d’un gardien de troupeau.

                                      Le ministère leur refile un programme « voie de garage » de chez Mc Kinsey qu’ils doivent bêtement appliquer à la lettre à des élèves issus de milieux défavorisés qui en ont rien à battre tout ça pour "un salaire de misère et de la peur.


                                      • Le Gueux Républicain Le Gueux Républicain 30 mars 00:48

                                        Plus gros budget à la charge du contribuable.

                                        Niveau d’enseignement des plus bas de l’Europe.

                                        Sentilment de caste deu personnel

                                        Erige en maxime ; « Pas de vagues »

                                        Hiérarchie de pleutres et de carrièristes

                                        Foutoir d’rganisation.

                                        Résultat :

                                        Statut a annuler par force d’une loi

                                        Embauche du personnel au statut privé, mêmes droits, mêmes devoirs

                                        OBLIGATION de RESULTATS !!!!!!!


                                        • Alain Alain Alain Alain 31 mars 00:10

                                          @Le Gueux Républicain
                                           "Embauche du personnel au statut privé, mêmes droits, mêmes devoirs

                                          OBLIGATION de RESULTATS !!!!!!!"

                                          Bonne description de l’enseignement privé. Comme on fait payer parfois très cher les familles, il y faut en effet des résultats.

                                          Comment y arrive-t-il ? Sélection des élèves et renvois de ceux qui n’ont pas des résultats suffisants ! Et les professeurs qui y sont recrutés sont souvent ceux qui n’ont pas réussi à intégrer l’enseignement public.

                                          On reconnait en vous un expert de l’instruction.

                                          D’ailleurs, vos fréquentes réactions sur agoravox montrent combien vous êtes expert en plein d’autres domaines.


                                        • Le Gueux Républicain Le Gueux Républicain 31 mars 06:27

                                          @Alain Alain
                                          J’ai été longtemps parent d’éléve très iimpliqué, du primaire au secondaire, et en professionnel par la proximité de mon poste de responsable. Puis dans le professionnel par la carrière tardive de mon fils remettant en cause sa formation.
                                          une seule phrase : Désastre d’Etat à tous les niveaux, d’ou mes considérations.
                                          J’ai 75 bougies, j’ai eu grandement le temps de juger l’« Esucation Nationale » !


                                        • Le Gueux Républicain Le Gueux Républicain 31 mars 23:20

                                          @Alain Alain
                                          Tu sais, quand tu n’as pas la fortune de qui tu sais, tu n’as qu’une chance dee réussir ton parcours éducatif pour pouvoir prétendre au futur que tu mérites. Parce que tôt, tu dois t’assumer.
                                          Le niveau actuel de ce qu’on appelle encore l« Education Nationale » est tellement bas que les entreprises rigolent quand tu leur sors tes diplomes !
                                          Mon fils, réintégrant des formations de BTS et plus tardives, à été confronté aà des remises de diplomes a des élèves n’ayant même pas suivi le cursus complet.
                                          Les profs venaient quand bon leur semble. Ce n’est pas, hélas le seul témoignage dont je dispose...Il y a pire.
                                          Il y a aussi la queue dans l’eneignement privé, la faute à quoi, à qui , HEIN ?


                                        • Le Gueux Républicain Le Gueux Républicain 30 mars 01:13

                                          J’ai corrigé dans les années 90, des « tests » de niveau d’entrée en 6ième, français et maths (?),une quarantaine. Waterloo c’était une balade à côté ! 3/4 divisions justes. Un texte, écrit souvent en phonétique, ou les verbes se terminaient tous par « er » ou « é ».

                                          Beau résultat du primaire, hein ?

                                          En 1957, j’ai passé un petit examen pour pouvoir rentrer en 6ième.

                                          J’habitais en 62 une cité à Montreuil (93), on y vivait très bien à l’époque, et j’allais, à pied, au collège/lycée Branly à Nogent sur Marne.Pas de vélo, pas de bus, pas de RER !!!

                                          J’ai eu Michel Chevallet comme prof de maths/physique/chimie.

                                          J’ai appris 3 langues étrangères.

                                          Vraiment un autre monde !!!


                                          • Un des P'tite Goutte Un des P’tite Goutte 30 mars 04:01

                                            Bonjour,

                                            Autre témoignage, d’un prof du primaire : il a commencé à 1300, 1400 dans le spécialisé (handicap moteur). Trois ans de boulot plus tard, sans beaucoup voir sa famille, il a eu l’idée saugrenue de compter toutes ses heures et de les diviser par le nombre d’heures du quidam moyen avec ses 5 semaines seulement de congé prises en compte. Il a obtenu un résultat légèrement en-dessous du smic.

                                            Après 6 ans d’études (dont 2 payées).


                                            • zygzornifle zygzornifle 30 mars 15:06

                                              Si les prof se plaignent ils n’ont qu’a aller bosser en hyper, la ils auront de quoi se plaindre .....


                                              • Arnes Arnes 31 mars 17:33

                                                Ma statistique comme parent d’élèves : 1/4 de profs sont super, la moitié sont moyens donc perfectibles et le dernier 1/4 est nul donc à réorienter, car inutiles, limite nuisibles.

                                                Le covid a permis d’illustrer cela : dans la panique, le mammouth étant complétement déboussolé, les bons et moyens profs ont bricolé génialement pour maintenir le lien avec les élèves et les nuls attendaient à la maison des instructions qui ne sont jamais venues


                                                • BA 31 mars 20:17

                                                  « On vendait des fortunes des trucs effarants de nullité », avoue un ancien consultant de McKinsey. Révélations sur les méthodes du cabinet de conseil McKinsey.


                                                  https://www.mediapart.fr/journal/france/310322/prestations-offertes-et-jeux-d-influence-revelations-sur-mckinsey-et-emmanuel-macron


                                                  • « La France est un bloc et on ne trie pas » Macron hier.


                                                    L’homme du Pass, celui qui a créé l’apartheid en France, qui « emmerde » des millions de Français, qui jette les travailleurs non-vaccinés à la rue.


                                                    • Spartacus Lequidam Spartacus Lequidam 3 avril 15:11

                                                      L’énième complainte du misérabilisme du petit bourgeois prof de gauche dans toute sa splendeur...

                                                      Cet article est la caricature de ce qu’ils sont. Des frustrés qui pleurent sur leurs sort en vociférant qu’ils sont des opprimés.

                                                      Il ne faut pas s’étonner si les élèvent qui sortent de l’école ont tous un niveau lamentable avec ces profs dont pas un est capable de récupérer l’autre.

                                                      La complainte lamentable du misérabilisme de sa « pauv’ situation » de petit bourgeois apointé par l’état sans obligation de résultat et qui ne s’implique que pour pleurer.

                                                      Un hypocrite pleurnichard nanti de la gamelle de l’état qui n’a que sa gueule comme intérêt.

                                                      Tous ces articles de privilégiés des régimes spéciaux et du salaire caché dans les primes qui repense en plus 33% du revenu en plus.

                                                      A ces Calimeros de l’EN qui vocifèrent la révolution contre le système mais factuellement pas capable de prendre leur indépendance car au fond d’eux même ils savent qu’a l’extérieur ils seraient payés aux résultats et que dans ce cas leur implication si lamentable qu’ils démontrent chaque jour (sauf pour pleurer sur eux) leur vaudrai la porte.

                                                      Jamais vu sur Agoravox un seul article de ces crocodiles larmoyeur de l’EN en secte gauchiste expliquer qu’ils ont pris en charge avec passion leur job et se sont impliquer a sauver du naufrage éducatif qu’il trainent...

                                                      Affligeant !


                                                      • Alain Alain Alain Alain 18 avril 18:35

                                                        @Spartacus Lequidam

                                                        C’est tard pour répondre au MÔSSIEUR qui connait bien les enseignants.
                                                        Mais si quelque lecteur de la chronique était curieux des réactions qu’elle a inspirées et lit celle de Spartacus Lequidam ici présent, il me semble utile de signaler qu’une telle accumulation de critiques injurieuses relèvent sans doute d’une grande frustration ou alors un prof lui aurait marché sur le pied quand il était élève sans s’en être excusé et depuis il en a gardé une gigantesque rancune.

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