@microf
Suite 3
Ukraine : Responsabilité écrasante de l’ONU et de la France en particulier
26 avril 2022
L’acte 3 démarre avec l’installation de Biden à la Maison Blanche. La
nouvelle administration démocrate animée par les mêmes acteurs (Biden
lui-même, Blinken, Jack Sullivan et Victoria Nuland) qui ont organisé le
coup d’État de 2014 veut cette fois liquider physiquement et
définitivement la rébellion. S’il ne l’avait pas compris plus tôt
Zelinski sait alors qu’il va être l’exécutant d’un crime de masse décidé
ailleurs.
Puisqu’il devenait patent que les accords de Minsk ne seraient jamais
appliqués puisque les États-Unis n’en voulaient pas, une France majeure
et indépendante aurait dû saisir le Conseil de sécurité en exigeant des
sanctions contre l’Ukraine. Mais la diplomatie macronienne n’étant pas
indépendante de Washington s’est trouvée « en état de mort cérébrale »
sur le sujet.
Pendant toute l’année 2021 la diplomatie russe a fait tous ses
efforts pour éviter l’assaut final sur le Donbass qui aurait consacré la
transformation du gouvernement Zelinski en exécutant docile de la
politique des États-Unis (qui avec constance assuraient la modernisation
et l’encadrement de l’armée ukrainienne) et en agent direct du
gouvernement étasunien à la frontière de la Russie. L’illusion longtemps
entretenue dans la population de l’entrée de l’Ukraine dans l’OTAN et
dans l’UE s’évanouissait : Washington était directement aux commandes à
Kiev. Zelinski devenait ainsi – acte 4 du mélodrame – le président d’une
république bananière avec beaucoup de sang ukrainien sur les mains déjà
versé et beaucoup plus à verser pour la bataille finale. En effet,
début 2022 tout est prêt pour l’assaut militaire sur le Donbass. Les
hypocrites, les marionnettistes occidentaux ont choisi de laisser le
gouvernement de Kiev seul maitre apparent de l’opération. Zelinski le
sait, le piège s’est refermé sur lui. Il gesticule un peu : « Aidez-moi !
» peine perdue. Il découvre, peut-être avec effroi mais trop tard,
qu’il a signé son contrat avec le réalisateur du mélodrame sanglant, que
le dernier acte s’intitule « Zelinski boucher du Donbass ».
Mais coup de théâtre, acte 5, la Russie vient bouleverser le scénario.
Lorsque le 19 Février Zelinski annonce en public à Munich devant
Kamala Harris et un parterre de diplomates qui ne le traite pas de fou
qu’il envisage face à la « menace russe » de doter son pays de l’arme
atomique la Russie comprend qu’il a le feu vert pour l’agression.
La Russie après huit ans de retenue, huit ans pendant lesquels elle a
donné la priorité à la diplomatie et au règlement pacifique du conflit
du Donbass, accède alors à la demande de reconnaissance formulée dès
2014 par les deux républiques séparatistes. Le 22 le parlement russe les
reconnait.
Le 24 Février la Russie se porte à leur secours et elle ne peut le
faire qu’en s’en prenant à une armée ukrainienne bien formée par les
conseillers miliaires occidentaux qui s’apprête à liquider le Donbass.
Elle tire donc la conclusion de l’échec total de l’ONU qui a passé huit
ans à regarder sans s’émouvoir la non application des règles du Chapitre
VII de la Charte des Nations unies que ce soit par les États-Unis au
Conseil de sécurité ou par la France et l’Allemagne garants
volontairement impuissants des accords de Minsk.
Voilà la vraie responsabilité de l’Occident sous ses diverses parures
qui se déchaine contre « l’agresseur », « l’envahisseur » alors qu’il a
passé son temps à préparer cette guerre en la faisant faire par un pays
ravagé par la corruption, que ses habitants ont fui par millions depuis
1991, un pays transformé en pays mercenaire y compris en prévoyant de
lui faire utiliser des armes biologiques et chimiques de destruction
massive en préparation dans les labos étasuniens en Ukraine.
Si elle ne veut pas finir comme feu la Société des Nations, l’ONU
doit se saisir avec la dernière énergie de cette menace mondiale d’une
apocalypse perfide et anonyme remisant au magasin des terreurs
enfantines les champignons atomiques avec l’image d’un Docteur Folamour
qui, dans une ultime transe solitaire dans son bunker, appuie sur le
bouton.
source : Histoire et Société