UN/DEUX
Bonjour @Gisyl,
Merci pour votre commentaire. Vous abordez des sujets différents. Je vais tenter d’y répondre point par point.
TROLLS 2.0
Donc est-un troll 2.0 celui qui n’est pas d’accord avec vous. OK. Je ne peux que supposer que vous êtes sincère dans cette idée.
Ce n’est pas ce que j’ai écrit. C’est un postulat qui n’est pas exact. Il est vrai que j’ai eu le tort de ne pas mettre la définition du terme troll dans l’article, mais je l’ai mentionnée plusieurs fois dans ce fils. Je prends celle du dictionnaire Larousse.
Message posté sur Internet, souvent par provocation, afin de susciter une polémique ou simplement de perturber une discussion ; personne à l’origine de ce message.
Le mot important, c’est « polémique ». Le troll 1.0, c’est le troll basique qui va créer la polémique par des points de vue grossiers s’opposant au discours de la personne qu’il vient troller, voire par l’insulte, l’injure, le harcèlement, la provocation, etc. On en a ici un exemple explicite avec chat maigre qui a tout fait pour rendre ce fil impossible à suivre, y jetant tout et n’importe quoi. Je vous invite à lire la série commençant ici.
chat maigre 29 avril 22:50
@Bernard Grua
ferme un peu ta gueule toi Grua la putaclic, compte les vues et branle toi à deux mains...
D’ailleurs, il nous dit clairement qu’il est là pour provoquer et créer la polémique.
chat maigre 29 avril 23:12
@chat maigre
putain il me tarde qu’un des ces connards me réponde
vous avez des grandes bouches en général alors allez y ouvrez la grand j’arrive avec la benne à merde !!!!
Le troll 2.0 va aussi créer une polémique mais de façon beaucoup plus subtile car,
apparemment, il va dans le même sens que vous. Il a bien compris que le troll 1.0 est mort. C’est ce que j’ai essayé d’expliquer dans l’article. Votre contradiction est importante car elle va aider, par la suite, à mieux expliquer ce concept. Puisque l’on parle de l’Ukraine prenons cet exemple concret.Le troll 2.0 va dire qu’il est comme vous pour la paix en Ukraine. C’est quand même très différent du troll 1.0 qui dit « tous des nazis ». Il va vous dire que la paix ne viendra en Ukraine que si l’on négocie avec Poutine et si on lui donne ce qu’il veut, il n’y aura plus de guerre. Il vous dit aussi que soutenir l’Ukraine va prolonger la guerre indéfiniment. Ce qui ne l’empêche pas, par ailleurs, de créer des polémiques plus discrète et de présenter les vrais soutiens de l’Ukraine comme des extrémistes. Mais il ne fera pas de façon visible. C’est le cas du leader CGT, à Nantes, qui est allé jusqu’à créer une « coordination pour la paix en Ukraine ». Si ce cas vous intéresse je vous invite à lire :
Revue de presse d’une маскировка (maskirovka) russo-cinématographique à Nantes.
Pour résumer, je ne qualifie pas de Troll 2.0 toute personne s’opposant à mon point de vue.
Le troll 2.0 va aussi créer une polémique, mais de façon beaucoup plus subtile, car, apparemment, il va dans le même sens que vous. Il a bien compris que le troll 1.0 est mort. C’est ce que j’ai essayé d’expliquer dans l’article. Votre contradiction est importante, car elle va aider, par la suite, à mieux expliquer ce concept. Puisque l’on parle de l’Ukraine, prenons cet exemple concret. Le troll 2.0 va dire qu’il est comme vous pour la paix en Ukraine. C’est quand même très différent du troll 1.0 qui dit « tous des nazis ». Il va vous dire que la paix ne viendra en Ukraine que si l’on négocie avec Poutine et que si on lui donne ce qu’il veut, il n’y aura plus de guerre. Il vous dit aussi que soutenir l’Ukraine va prolonger la guerre indéfiniment. Ce qui ne l’empêche pas, par ailleurs, de créer des polémiques plus discrètes et de présenter les vrais soutiens de l’Ukraine comme des extrémistes. Mais il ne fera pas de façon visible. C’est le cas du leader CGT, à Nantes, qui est allé jusqu’à créer une « coordination pour la paix en Ukraine ». Si ce cas vous intéresse, je vous invite à lire : Revue de presse d’une маскировка (maskirovka) russo-cinématographique à Nantes.
Pour résumer, je ne qualifie pas de Troll 2.0 toute personne s’opposant à mon point de vue.
AGRESSEUR
Après tout le récit selon lequel l’Ukraine est l’agressé et la Russie l’agresseur règne sans partage dans les medias les élites et les populations occidentales, avec la force d’une vérité aussi mathématique que deux et deux font quatre.
On peut parler indéfiniment des causes. Mais il y a aussi les faits. Vous avez un pays, la Russie, qui déclenche une invasion générale d’un autre pays, l’Ukraine, et qui y conduit une guerre meurtrière.
Qu’on le veuille ou non, il y a bien un agresseur et un agressé. Ce n’est pas une opération de maintien de la paix. Les mots ont un sens.
Sauf que les officiels et la population russe ont aussi leur vérité mathématique, à laquelle ils croient aussi sincèrement que vous à la vôtre. Je ne vois pas au nom de quoi leur récit serait moins recevable que le vôtre.
Certes, ils ont un autre discours. Mais il n’est pas équivalent au discours de ceux qui constatent les faits. Par exemple, je ne doute pas que différentes versions seront présentées par le Kremlin de ce qui s’est passé à Kiev hier et avant hier. Il n’en reste pas moins que Kiev a été bombardé par des missiles lors de la visite du secrétaire général de l’ONU, António Guterres. Une version alternative de cette affaire n’aura pas autant de valeur que l’exposé de ces faits.
Deux discours opposés ne sont pas nécessairement équivalents. Renvoyer dos à dos la victime et l’agresseur n’est pas faire preuve d’équité. On ne peut pas considérer que le violeur et la femme violée, objet de sévices dûment constatés, se trouvent sur le même pied ou que la victime serait responsable de son drame en raison d’une robe plus ou moins longue. Cet argument n’est pas recevable.
A suivre...