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Bernard Grua

Bernard Grua

Photographe voyageur | Contributeur : Russia Beyond the Headlines, Diploweb, L'Express, La Tribune, Ouest France, Breizh-Info, Informnapalm, Ukrinform, Ukraine Crisis Media Center, , ... 
Intéressé par les pays de l'ex-URSS : Russie (nombreux voyages en Sibérie en été et en hiver - Monts Saïans, Baikal, Iakoutie, Extrême Orient) Ukraine, Tadjikistan, Ouzbekistan, Kirghizstan.

Tableau de bord

  • Premier article le 15/02/2018
  • Modérateur depuis le 20/02/2018
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Derniers commentaires



  • Bernard Grua Bernard Grua 20 mai 15:47

    @Hervé Hum

    Toute défaite est elle humiliante ? Non, tout dépend des conditions de la défaite et surtout là où elle se situe, sur son propre sol ou à l’étranger. Dans le 1er cas, oui, toute défaite est humiliante car le vainqueur parade chez vous, dans le second cas, non. Or, l’Ukraine ne fait pas partie de la Russie et en cas de défaite, Zelensky n’ira pas parader à Moscou. Autrement dit, l’humiliation n’a pas lieu d’être.

    Peu importe. Je dis que le paramètre de l’humiliation n’a pas à entrer en ligne de compte. Ni comme but. Ni comme conséquence à éviter.

    Pour ce qui est de l’empire colonial russe, vous ne pouvez pas faire la comparaison avec la colonisation à la française ou anglaise, car dans le 1er cas il s’agit de pays attachés à la Russie géographiquement, culturellement et donc, avec une longue histoire.

    Exactement, cette continuité territoriale est ce qui a fait illusion chez beaucoup. Et qui apparemment fait encore illusion chez vous.

    Vous oubliez ici un point essentiel. Le fait que les dirigeants russes ont motivés, justifiés leurs actions militaires pour répondre à la menace des dirigeants de l’OTAN de s’implanter dans des pays limitrophes, considérant qu’il s’agit là d’une limite rouge à ne pas franchir.

    Je ne l’oublie pas. Je sais que c’est un des prétextes invoqués par Poutine. Conséquence : la Finlande, neutre depuis 1945, et la Suède, neutre depuis le début du XIXe siècle, veulent rejoindre l’Otan. Voilà le résultat de cette politique agressive....

    vous êtes borgne, car vous mettez en avant un empire qui se limite à sa géographie historique et oubliez celui qui se veut le maître du monde.

    Je n’oublie pas que les USA sont la première ou la deuxième puissance mondiale suivant les indicateurs choisis. Je n’oublie pas non plus que le PIB de la Russie est celui de l’Espagne. Je ne vois pas pourquoi cette petite puissance prétend à un tel statut international. Je ne comprends pas comment avec de telles ressources, un tel espace, et un tel héritage intellectuel de l’URSS ou puisse considérer un tel gachis au point de se placer en thuriféraire.

    Pourquoi cela ? Tout simplement parce que vous n’avez pas un regard impartial, mais partisan, la preuve en est que vous parlez de « nous » et non de « eux ».

    Je ne prétends pas avoir un regard impartial. Relisez donc. Il y a mon article qui est clair sur ce sujet. Il y a plus de 800 commentaires avant le vôtre. J’ai clairement exposé qu’il y a un agresseur et un agressé. Je prends le parti de l’agressé. Et je dis que la fin de cette guerre viendra de la défaite de l’armée russe qui, soit devra rentrer chez elle, soit devra être détruite.

    vous partagez l’idée frauduleuse selon laquelle l’empire US aurait une mission quasi divine de s’imposer.

    C’est n’importe quoi. Contentez vous de lire ce que j’écris au lieu de l’inventer.

    Autrement dit, l’unique solution pour en finir avec l’impérialisme russe, c’est aussi d’en finir avec l’impérialisme US ou chinois et de prôner une gouvernance mondiale qui ne repose sur aucun pouvoir personnel. C’est à dire comme l’écrivait déjà Voltaire, qui repose sur la raison et des lois juste qui mettent en avant l’équité et le mérite personnel, qui interdit l’exploitation du mérite d’autrui à son profit, condition du système actuel. Et dont une conséquence directe est la fin de la propriété privé et sa substitution par la responsabilité, c’est à dire, la capacité de répondre de ses droits et devoirs envers autrui (jamais envers soi même, car là réside la souveraineté et la vrai propriété, celle de sa propre vie).

    Libre à vous de prétendre au statut de penseur du monde. Pour ma part, je m’intéresse seulement, ici, à la guerre russe en Ukraine et sur les moyens d’y mettre fin. Je me fous complètement des théories à deux balles dont la vacuité n’a d’égale que la prétention.



  • Bernard Grua Bernard Grua 19 mai 21:15

    @Hervé Hum

    Ainsi vous affirmez qu’il faut l’humiliation, or, jamais dans l’histoire de l’humanité l’humiliation n’a arrêté la guerre, la volonté de se venger. 

    Je dis que l’humiliation ne peut pas être un but. Mais que ce n’est pas non plus une conséquence logique que l’on doit chercher à éviter au mépris de la victoire. Car à mon sens la paix ,ne viendra que d’une défaite de l’armée russe. Je serais fort étonnée qu’elle décide de rentrer chez elle de son propre gré.

    Et pour étayer votre affirmation, vous prenez le cas du Japon et de l’Allemagne, oubliant que ces pays ne sont plus des puissances militaires dominantes mais au contraire, dominées par les USA.

    La paix est venue à l’issue de la capitulation sans condition de ces deux pays. L’humiliation est une conséquence, là aussi. Mais ce n’était pas le but. Que ces deux puissances furent « dominées » par les USA. C’est en raison de la menace soviétique. C’est un autre sujet.

    Enfin, vous prônez le démantèlement de la Russie pour réduire sa puissance militaire, sans dire comment

    Je dis qu’à long terme, l’équilibre ne viendra que dans la fin de l’empire colonial russe. Les pays occidentaux ont renoncé il y a plusieurs décennies à leur possessions coloniales. C’est ce qui a permis leur progrès à partir de la seconde moitié du 20e siècle. Pour l’instant, la Fédération de Russie a encore une vision panrusse et impérialiste. Ce qui la pousse à la confrontation. Je pense qu’il faudra du temps avant de devenir un Etat non impérialiste. Mais je peux me tromper.

    car c’est encore oublier que là, c’est un pays dont les dirigeants possèdent le second arsenal nucléaire.

    L’URSS était déjà la seconde puissance nucléaire mondiale, avec des SNLE et des missiles en Russie, Belarus, Kazakhstan et Ukraine. Cela ne l’a pas empêchée de s’écrouler.

    Voyez, je n’ai pas utilisé le mot « stupide », mais je doute que cela change quoi que ce soit à votre absence d’argument fondé sur la réalité des faits et non sur votre imaginaire. 

    Les faits, c’est la guerre en cours. La façon de terminer cette guerre relève d’hypothèses et d’opinions. Quel que soit le bord où l’on se situe.

    car la réalité importe peu.

    Je ne le pense pas.

    Dans la réalité, ce que vous écrivez consiste à remettre l’exclusivité de la force militaire dans les mains des dirigeants US, mais il est vrai que vous vous identifiez à eux, vu que vous parlez de « nous » en pensant à l’occident... !

    Pure allégation polémique de votre part. 

    Pour ma part, ma patrie est la Terre, la France qu’une région, de telle sorte que ma patrie ne peut entrer en guerre contre une autre. De même, dans ma patrie, il n’existe pas de propriété privé, seulement des responsabilités.

    Visiblement, c’est l’heure du (des) pastis. 


  • Bernard Grua Bernard Grua 19 mai 20:25

    @laertes

    Je cite l’article :

    « Pas la capacité technique »

    Les Russes « n’ont pas la capacité technique de fournir de l’énergie depuis la centrale nucléaire de Zaporijjia », a néanmoins assuré à l’AFP un porte-parole, Leonid Oliynyk. « Cela requiert du temps et de l’argent. C’est comme construire un pont en Crimée. Et dans un mois ou deux, nous reprendrons tout sous contrôle ukrainien », a-t-il poursuivi.

    Selon le porte-parole, « personne ne va rien leur acheter non plus ». Il a par ailleurs assuré que les Russes n’avaient pas la capacité de couper l’électricité aux régions de l’Ukraine n’étant pas sous contrôle russe. « Tous les équipements nécessaires sont sous contrôle ukrainien », a-t-il affirmé.



  • Bernard Grua Bernard Grua 19 mai 19:17

    2/2. suite

    ...L’auteur estime que « cette Russie-là ne voit peut-être pas la guerre en Ukraine comme une guerre d’invasion mais comme une guerre de sécession. Sécession du berceau du monde russe, de la terre où s’est joué tant de fois le sort de la Russie, où elle a repoussé les Polonais et les armées de Hitler. » C’est faire preuve d’un singulier manque de recul vis-à-vis du récit russe. Car ce territoire fut aussi le berceau du… monde ukrainien, issu lui aussi de la matrice commune de la Rus’ de Kyiv. Et ce qui s’y est joué d’abord et avant tout est le sort de ses habitants, martyrisés tout autant, et plus longuement, par Staline que par Hitler.
    Certes, il faut connaître le complexe obsidional de la Russie et la paranoïa de ses dirigeants. Notre langage public doit être prudent, et le débat sur ce que les militaires appellent « l’état final recherché » est parfaitement légitime. Il ne va pas de soi, en particulier, que tous les pays occidentaux soutiendraient une reconquête de la Crimée.
    Mais l’Europe n’est pas somnambule. Sortie de son long sommeil stratégique, elle a compris le tragique de l’histoire. Réveillée, elle voit la Russie de M. Poutine pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle fait. Le temps n’est pas venu de trouver la « porte de sortie » que M. Guaino appelle de ses vœux : rien n’indique en effet que M. Poutine ait aujourd’hui un quelconque intérêt pour cette idée. Il est temps en revanche de se souvenir des enseignements du gaullisme : ne pas céder à l’agression ; refuser les politiques d’« apaisement » tout autant que les « sphères d’influence » ; soutenir la liberté des peuples et la souveraineté des nations."


  • Bernard Grua Bernard Grua 19 mai 19:13

    @DACH

    1/2.

    Il suffit de faire une recherche Google « Henri Guaino Russie » pour connaître le tropisme pro-Moscou si ce n’est pro-poutine d’HG. J’ai dit que sa tribune ne vise qu’à laisser la Russie faire ce que bon lui semble en Ukraine. Le reste n’est que de l’habillage pour feindre le raisonnement et l’érudition à l’usage des naïfs.

    Henri Gaino est laminé, dans Le Figaro, par Bruno Tertrais :
    Bruno Tertrais : « Non, Henri Guaino, face à la Russie, nous avons les yeux grands ouverts ». En voici le texte :

    Le texte d’Henri Guaino nous invite à prendre du recul sur les événements d’Ukraine. Il a le mérite de convoquer l’histoire tragique du XXe siècle pour nous inciter à réfléchir aux conséquences de nos actions et de nos choix stratégiques.
    Ce faisant, toutefois, il se trompe d’analogie historique, tire des enseignements erronés de la guerre froide, méconnaît la stratégie américaine, prend peu de distance vis-à-vis du récit russe et établit une fausse symétrie entre deux camps.
    En avertissant que nous risquons de nous comporter comme les « somnambules » de 1914, il se trompe d’analogie. Ce n’est pas ici que nous trancherons le débat interminable- au sens propre du terme – sur les origines et les causes de la Première Guerre mondiale. Tout au plus soulignera-t-on que l’idée d’un engrenage qui aurait dépassé la volonté humaine est loin d’être consensuelle. Et les différences sont tellement nombreuses qu’elles rendent l’analogie inopérante. L’enthousiasme pour la guerre n’existe plus guère en Occident, où les leçons du siècle passé ont été apprises. Du côté russe, tout indique que M. Poutine comprend très bien ce qu’est la « ligne rouge » à ne pas franchir, celle de l’article 5 du traité de Washington. Le système d’alliances n’est plus le même. La Chine, deuxième puissance mondiale, poussera Moscou davantage à la retenue qu’à l’escalade. Enfin, la dynamique des schémas rigides de mobilisation des années 1910 n’a aucune pertinence aujourd’hui.
    S’il fallait à tout prix trouver une analogie utile dans la première moitié du siècle précédent, ce serait hélas plutôt la fin des années 1930. Se font bel et bien face en Ukraine un agresseur et un agressé, une puissance expansionniste voulant rassembler les « Russes » comme hier une autre les « Allemands », et un État aux frontières reconnues – y compris par Moscou – brutalement envahi. Et le premier avertissement avait été donné en 2014 avec la Crimée, dont les modalités d’annexion ne pouvaient manquer de faire penser à l’Anschluss. Mais avec une différence majeure : il n’y a guère de risque immédiat, aujourd’hui, d’attaque des pays alliés.
    Le texte de M. Guaino tire des enseignements erronés de la guerre froide, qui vit les deux grands s’affronter indirectement en Corée, au Vietnam ou en Afghanistan : il omet le rôle de la dissuasion nucléaire, qui a tant fait pour qu’ils aient peur de l’affrontement direct. Or cette dissuasion existe encore aujourd’hui, et la Russie en respecte les règles essentielles. En outre, ce que la guerre froide nous a aussi appris, de la crise de Berlin à celle de Cuba, c’est que la fermeté paye.
    Nuance
    Le partenariat conclu fin 2021 par l’Amérique avec l’Ukraine serait « dirigé explicitement contre la Russie » ? S’il mentionnait Moscou, c’était pour rappeler que Washington soutiendrait les efforts de Kyiv pour recouvrer sa souveraineté, à un moment où l’Ukraine était déjà partiellement occupée et où M. Poutine massait près de 200.000 hommes à ses frontières. Aujourd’hui, il ne s’agit nullement d’« acculer » la Russie, que personne ne souhaite envahir, mais de la faire reculer. Nuance majeure. Le sens de la déclaration malvenue mais spontanée de M. Biden fin mars (« M. Poutine doit partir ») a été clarifié : Washington n’a pas une politique de « changement de régime ». Quant à celle du secrétaire à la Défense, M. Austin, fin avril, selon laquelle les États-Unis souhaitent « voir la Russie affaiblie au point de ne plus pouvoir le genre de choses qu’elle a fait en envahissant l’Ukraine », elle était maladroite mais guère contestable à la lettre, et cohérente avec l’idée maîtresse de Washington de souhaiter que la guerre soit un « échec stratégique » pour M. Poutine. Sans compter que M. Austin appelait quelques jours plus tard son homologue russe à un « cessez-le-feu immédiat »… Une bonne référence est sans doute l’Afghanistan, que l’Union soviétique craignait de voir s’éloigner alors que tout recul du communisme était considéré comme inacceptable par Moscou. L’assistance à la résistance contribua à ce que l’Armée rouge abandonne le pays.Sortie de son long sommeil stratégique, elle a compris le tragique de l’histoire. Réveillée, elle voit la Russie de M. Poutine pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle fait
    Comment peut-on renvoyer dos à dos l’agresseur et ceux qui aident l’État envahi à se défendre ? Il ne s’agit pas d’idéaliser l’Ukraine. Comme le disait Arthur Koestler,« nous nous battons contre un mensonge absolu au nom d’une demi-vérité »...
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