Aux Lecteurs
On ne saurait se féliciter de la situation actuelle qui voit l’UE et la camarilla non-élue qui pilote ses orientations économiques, politiques et financières s’enferrer dans des choix et des orientations stratégiques qui ne sont que des impasses coûteuses et désastreuses (santé avec les choix sanitaires adoptés en matière de « politique vaccinale » en privilégiant un capitalisme de connivence avec des intérêts étrangers — ou encore énergie et finances avec le train particulièrement stupide et suicidaire des fameuses « sanctions » imposées à la Russie).
On ne peut en revanche que se féliciter de voir la réalité des circonstances reprendre le dessus et mettre au pied du mur ces mêmes instances européennes — les Guignols de l’UE — et les caniches-zélateurs qui exécutent leurs ordres.
L’UE se voit obligée d’autoriser les sociétés européennes acheteuses
de gaz à ne pas respecter les sanctions qu’elle a mises en place : payer
en euros ou dollars, mais pas en roubles ! Elle a finalement plié face
aux exigences de V.Poutine de payer le gaz en roubles.
Tout acheteur
de gaz russe doit ouvrir un compte à Gazprombank. Cette banque russe
reçoit les paiements dans la devise du contrat, les convertit à ses
frais sur un deuxième compte en roubles ouvert par la société européenne
acheteuse de gaz et paie ainsi Gazprom, le fournisseur de gaz, en
roubles ! Pour ne pas perdre la face, l’UE exige des sociétés
européennes acheteuses de gaz une déclaration guignolesque selon
laquelle leurs obligations sont remplies puisqu’elles paient en euros ou
en dollars conformément aux contrats signés. La déclaration ment par
omission en disant qu’elle clôt le paiement pour la livraison de gaz
concernée car elle oublie de préciser que le paiement ultime a
finalement été effectué par le débit en roubles sur un deuxième compte
en roubles ouvert chez Gazprombank.
Pourtant les dirigeants de
l’UE affirmaient que jamais au grand jamais ils n’accepteraient de payer
le gaz en roubles. Il s’agit donc d’une capitulation pure et simple de
Bruxelles. L’important pour la Russie est d’éviter la saisie des
paiements en euros ou en dollars dans des comptes ouverts auprès des
banques occidentales. De plus, ces dollars et euros sont immédiatement
revendus sur le marché des changes contre des roubles avec des frais de
change facturés à la société européenne acheteuse de gaz. C’est la
raison pour laquelle le rouble a non seulement retrouvé son taux de
change d’avant le 24 février 2022, date de l’intervention militaire
russe en Ukraine, mais il l’a même dépassé, narguant l’euro en train de
dévisser et même le dollar américain ! Les Occidentaux qui rêvaient de
voir le rouble s’écrouler pour déclencher une inflation monstrueuse en
Russie se retrouvent donc, il n’y a pas d’autres termes pour exprimer le
mieux possible la réalité de la situation, tout « cons » !
Selon
l’agence Bloomberg, 20 entreprises européennes ont déjà ouvert des
comptes auprès de Gazprombank pour payer le gaz russe en convertissant
des euros en roubles. 14 autres clients ont demandé des documents
nécessaires pour les ouvrir. Et 4 ont déjà effectué le paiement en
roubles !
La Russie vient de gagner par exemple son bras de fer
avec l’Italie : l’ENI, le groupe énergétique italien détenu par l’État, a
accepté d’ouvrir un deuxième compte en roubles. A contrario, la Pologne
et la Bulgarie avaient réglé leurs achats dans la devise prévue, mais
avaient refusé d’ouvrir un second compte en roubles ; Gazprom, en
rétorsion, a suspendu ses livraisons, considérant que le règlement
n’avait pas été effectué. Selon le journal italien La Repubblica, malgré
la pantomime grotesque des guignols de l’UE, « le gaz, à raison de 155
milliards de m3 en 2021, continuera à affluer de la Russie vers l’UE ».
Quant à la politique des sanctions contre le pétrole russe, c’est aussi le fiasco le plus complet !
Les divergences entre les pays européens sont très vives ! La Hongrie,
dépendante à 100 % de l’énergie russe par gazoduc et oléoduc, a chiffré à
15-18 milliards d’euros le coût d’un arrêt de ses achats de pétrole
russe pour expliquer sa demande d’exemption, suite à un
approvisionnement russe exclusif par oléoducs terrestres, du projet
d’embargo pétrolier de l’UE.
Pour Vladimir Poutine, il est
impossible pour certains pays européens d’abandonner rapidement le
pétrole russe, comme le souhaite l’UE. « Il est évident que certains
États de l’UE, dont la part des hydrocarbures russes dans le bilan
énergétique est particulièrement élevée, ne seront pas en mesure de le
faire avant longtemps, qu’ils ne pourront pas se passer de notre pétrole
». Le chef du Kremlin a ajouté qu’en abandonnant les approvisionnements
énergétiques russes, l’Europe risquait d’acquitter à terme les tarifs
les plus chers du monde, tandis que la compétitivité de son industrie
serait sapée, avec la désindustrialisation et le chômage à la clé pour
les Européens.
Selon le site pro-européen Euractiv.fr « l’UE joue sa
réputation alors que la Hongrie continue de bloquer les sanctions
contre Moscou ». Il est évident que les sanctions devraient viser la
Russie et lui causer du tort plutôt que de causer du tort aux États
membres, ce qui est hallucinant de bêtise et d’impréparation. Plusieurs
États membres, tels que la Slovaquie, la République tchèque et la
Bulgarie ne sont pas mécontents de voir la Hongrie monter en première
ligne.
Les sanctions énergétiques ne sont ni plus ni moins qu’un
suicide économique et industriel pour l’Allemagne et tous les pays
européens qui ont besoin d’une énergie abondante, écologique par
gazoducs (ce qui n’est pas le cas des méthaniers) et peu coûteuse.
Les
responsables de l’UE, suite à la concurrence du Royaume-Uni qui voulait
tirer les marrons du feu, ont aussi abandonné un projet visant à
interdire aux navires de l’UE de transporter du pétrole russe, après
l’opposition de la Grèce et de Chypre quant à l’impact sur leur
économie. Dans les problèmes de ce type, il n’y a que la règle de
l’unanimité qui peut sauver certains États, ce que souhaitait de Gaulle,
contrairement à ce que veut mettre en place le fédéraliste Macron,
vendeur de la France industrielle à l’encan.
Face à toutes ces
difficultés la Commission européenne a dévoilé un plan de 210 milliards
d’euros. L’objectif technocratique est de mettre fin à la dépendance de
l’Europe aux combustibles russes fossiles d’ici 2027 et d’accélérer le
passage aux coûteuses et catastrophiques énergies renouvelables. Viktor
Orban a pu déclarer à ce sujet : « Cela vaut la peine de se demander
s’il y a un sens à une transformation coûteuse qui ne peut commencer à
fonctionner que dans quatre à cinq ans., alors que la cause de tout cela
est une guerre qui se déroule en ce moment ».
Le résultat
provisoire des courses, c’est que la Russie gagne plus d’argent avec ses
ventes de gaz et de pétrole qu’avant la guerre en Ukraine et va
réorienter son secteur des hydrocarbures vers la Chine, l’Inde, les
BRICS et les pays émergents. Vladimir Poutine a pu déclarer « Commettre
un tel autodafé, un tel suicide économique, c’est évidemment leur
problème. Nous devons agir de façon pragmatique et tenir tout d’abord
compte de nos propres intérêts ( ..). Le résultat des actions chaotiques
de nos partenaires a été une hausse de nos revenus du secteur des
hydrocarbures, les changements sur le marché pétrolier étaient de nature
« tectonique (…). Il est peu probable qu’on pourra refaire des affaires
comme avant. »
La Russie croule donc sous les excédents
financiers. Ses profits avec la hausse du baril sur les marchés
internationaux sont supérieurs à ce qui était anticipé dans les
prévisions budgétaires russes. Les sanctions de l’UE sont un échec
majeur. La Russie s’enrichit tandis que « les pauvres bougres qui fument
des clopes et roulent au diesel » s’appauvrissent en France et en
Europe !
Le paiement en roubles du gaz russe, l’embargo par l’UE
du pétrole russe, c’est un travail d’idéologues, d’enfants de chœur,
d’amateurs irresponsables, de traîtres immigrationnistes et
droit-de-l’hommistes, pris subitement d’une rage folle, suicidaire et
gratuite pour faire une guerre économique à la Russie qui n’est pas la
nôtre, mais celle de l’Amérique !
Source :
https://ripostelaique.com/paiement-en-roubles-et-sanctions-les-guignols-de-lue-capitulent.html
Marc Rousset
Auteur de Comment sauver la France/Pour une Europe des nations avec la Russie
Renaud Bouchard