Le végétalisme est une option à considérer et à encourager (dans les grandes lignes), vu la taille de nos effectifs et celle de la planète sur laquelle ils vivent. Il y a juste des conneries qu’on peut se permettre à 800 millions et pas à 8 milliards et plus, comme privilégier un type de nourriture (la viande rouge en tête de liste) qui transforme en chaleur 90% des calories et protéines ingérées. Le véganisme ressemble plus à une philosophie qu’à du bon sens écologique et économique.
Déjà, être végétarien non doctrinaire (dans les grandes lignes, écarts permis) serait un grand pas de fait si adopté à grande échelle. Le plaisir est un composant important de l’alimentation et se priver à jamais d’un aliment très goûteux doit être laissé au libre choix de chacun.
On arrivera à une alimentation massivement peu carnée tôt ou tard, si on laisse le marché faire, car l’alimentation carnée est dévoreuse en eau, énergie, produits chimiques, installations de conservation et transports, donc ultimement plus coûteuse (si on ne triche pas) que la consommation directe de céréales et légumineuses et tout le reste. Donc vu que nous avons tous connu un pic de niveau de vie qui ne va pas revenir de sitôt, soit on devra consacrer une part plus importante du budget à l’alimentation, soit végétaliser notre alimentation.
Il faut prendre les mangeurs de viande, non par l’intellect ou l’émotion mais par le portefeuille en cessant de subventionner une industrie gaspilleuse de ressources et dévoreuse d’espaces naturels.