@gruni
Justement, il s’agit de sortir de cette impasse langagière
et travailler sur la notion de responsabilité parce que personne n’échappera à
la réalité et donc autant insister pour que les choses soient dites et
comprises par le plus grand nombre. On en est loin.
Le cancer qui ronge notre société, c’est le renfermement
juridique et normatif qui gagne nos vies en épargnant les responsabilités des
marchés et capitaux (et de ceux qui les gèrent) respectés et présentés comme
des entités indépassables qui font circuler l’idée que le libéralisme
économique est une idéologie indépassable. C’est aussi l’artificialisation de
notre vie sociale par l’omniprésence des médias au service des marchands
et la déconfiture de notre vie civique et politique.
La question de fond, c’est le pilotage économique par le
politique dans un cadre authentiquement démocratique. Autant dire que cela
n’existe pas et qu’il s’agit de le mettre en place et que cela concerne le
monde entier à travers la diversité géographique, économique et culturel qui le
caractérise et que cela dépasse aussi le cadre de nos vies mais enfin, tout a
commencé un jour et beaucoup de choses sont déjà en route ou en gestation.
Autant dire que ce ne sera ni simple ni merveilleux, ni définitif et qu’il
faudra se garder des forces contradictoires qui toujours travailleront à
s’imposer. Il me semble cependant que nous avons individuellement et
collectivement plus à gagner qu’à
perdre.