Le
bataillon que je vous présente ce jour, n’est pas le plus connu et de
loin, mais comme les autres bataillons de représailles formés en 2014,
on y retrouve les relents du bandérisme, du néonazisme et du parti de
fanatiques ultranationalistes du Svoboda, le Parti National-Socialiste
d’Ukraine. Mais pas seulement, car ce bataillon qui fut finalement
dissous, a été reformé après l’opération spéciale russe du 24 février
dernier. Dès lors, c’est en partie une autre chair à canon qui s’est
présentée pour s’enrôler dans ses rangs. Mercenaires étrangers venus
notamment de Géorgie, membres de la diaspora ukrainienne débarqués du
monde entier par patriotisme et victimes de la propagande occidentale et
ukrainienne, sans parler de rares transfuges du Donbass, traîtres à
leur sang et à leur terre, ils sont tous envoyés à la boucherie. Les
pertes de l’unité sont effroyables et le bataillon qui participa
autrefois à la bataille de l’aéroport de Donetsk, est désormais en passe
d’être anéanti comme Azov ou Aïdar et de nombreux autres, dans la
bataille du Donbass qui se déroule en ce moment même. Ce sont des hommes
sacrifiés, des étudiants n’ayant pas terminé leurs études ont aussi
rempli les compagnies, ils meurent pour une cause perdue, aux côtés des
vétérans de l’opération ATO qui désormais payent au prix fort leurs
crimes passés dans le Donbass. Leur chef de bataillon a même été liquidé
il y a quelques jours, lors d’une réunion d’État-major qui se termina
par l’explosion d’un missile russe lancé de la Mer Noire. A ce rythme,
il n’y aura peut-être plus de survivants pour comparaître devant les
tribunaux, ainsi disparaissent des néonazis convaincus, ayant entraîné
dans leur perte, un pays entier, des jeunes trompés et des patriotes
inconscients de ce qu’ils défendent, car il s’agit ici de mourir… pour
les États-Unis et l’OTAN. Les « cyborgs » de l’hiver 2014-2015,
du moins ce qu’il en reste n’avaient de toute façon pas réussi à faire
plier les insurgés du Donbass. La Nation ukrainienne ne peut être
vaincue dit la devise du bataillon. Mais de quelle Nation ukrainienne
parle-t-on ? Celle des oligarques corrompus ? Celle des libéraux qui
rêvaient d’entrer dans l’Union européenne qui en fera des zombies et des
esclaves ? Ou celle de la Révolution nationale des bandéristes, hurlant
les noms des « héros » du passé, massacreurs de la Shoah par
balles et de Polonais ? La vérité est qu’ils meurent pour rien, et même
pas dans un combat héroïque comme ils le prétendent, simplement dans
l’ensevelissement d’un peuple entier, à la manière de cette Allemagne de
1945, laissant seulement des ruines et des cimetières remplis à perte
de vue. C’était cela vraiment la « Révolution de la Dignité » du
Maïdan ?