@Jean Dugenêt
Les
quolibets, les renversements de sens et les injures sont l’exact
reflet d’une petite bourgeoisie aux abois qui, depuis plus de 70 ans,
sous les impulsions d’un Mandel, Pablo, Franck, Cannon, Healy,
Krivine, Lambert et consorts, cherchent tous à se substituer à
l’action du prolétariat notamment au travers du syndicalisme de
métier, pour d’éviter la faim du chômage. En voulant "bien
faire", ils entravent la volonté du mouvement ouvrier par
d’indénombrables impostures, subterfuges, trahisons criminelles. Les
Ho Chi Minh, Castro, Chavez cités, ne
se sont pas réclamé de la 4e Internationale, encore moins de Trotsky.
S’ils évoquaient le mot
« révolution » ce n’était que pour satisfaire les intérêts
capitalistes qu’ils défendaient. Par
exemple, demander au
révolutionnaire Castro pourquoi
la base américaine de Guantánamo est toujours « louée »
pour une somme dérisoire si ce n’est contre une bonne couverture
politique et militaire ? Ce
serait l’une des nombreuses
questions à poser. Pourtant, la
réponse matérielle,
claire et sans ambiguïté est à la Havane. Par
contre, les mêmes sont
allés peu ou prou demander de l’aide aux staliniens bon teint et
quand les compromissions leur semblaient trop importantes, passait plus
simplement la main aux Etats-Unis ou
autres impérialistes :
Chili, Argentine, Uruguay,
Paraguay, Bolivie, Équateur... encore ?
Pour
en revenir au centre des intérêts présenté dans l’articulet de la
miss Mercedes Petit qui paraît partager les mérites "des
élites révolutionnaires" d’Amérique du Sud ou Centrale,
notamment de Moreno. Le morénisme, guevarisme, et autres variantes,
le tout sous couvert de « révolution » voire de « trotskysme »
avec leurs méthodes de guérillas armées en Amérique du Sud ou
centrale, n’ont apporté que misères, pauvretés, destructions et
surtout le fascisme, la barbarie et aucun parti de classe. Noam
Chomsky, qui n’a rien à voir avec le « trotskisme » a
apporté de belles analyses documentées sur tous ces épisodes et
au-delà. Mais, chut !
La
dame raconte avec emphase : "Oui, camarades, telle est notre
trajectoire : l’indépendance de classe, la lutte acharnée
contre la capitulation devant la bourgeoisie et la conciliation de
classe, qui a détruit le trotskysme.
En
ce qui concerne l’union des révolutionnaires, à la fin de mon
discours, je vous ai dit que nous appelons les révolutionnaires, en
premier lieu les trotskystes, à s’unir avec un programme
d’indépendance de classe, à ne pas soutenir les gouvernements
bourgeois, ne pas soutenir les gouvernements réformistes et
bureaucratiques."
Ben
voyons ! L’épouvantail trotskyste dans le vent ! Le
trotskysme (de métier) est détruit, donc la 4e
Internationale aussi, c’est sûr et certain. Mais, mais, mais elle
appelle les trotskystes à s’unir avec un programme (hi, hi, hi,
lequel ?), ect… Qui va faire un tri dans les multiples variantes
trotskystes plus ou moins subventionnées par les Etats, la CIA,
Soros et autres amis des trotskystes ? Sans compter les
« révolutionnaires » de marketing sur les étagères
colorées desquels viennent faire leurs emplettes les états et
oligarques intéressés de par le monde. Est-ce
toujours pour faire « vivre » à leurs frais
les trotskystes et bien sûr les indispensables
« révolutionnaires » de toutes étiquettes ? Ah !
L’indépendance ? Serait-ce la dépendance par rapport au
prolétariat ? Ou… quelque chose comme ça ?
De
même pour la caractérisation du
régime bourgeois Russe actuel, le qualifier de néo-stalinisme
paraît parfaitement aberrant
et surtout erroné. Le
retour du capitalisme en Russie, comme en Chine, a
détruit une grande partie des conquêtes révolutionnaires
de 1917 ou 1948, mériterait
plutôt une qualification de bourgeoisies
nationales
compradores,
voleuse, accapareuse,
profiteuse- et
ce n’est pas du mépris - qui
rêvent de
bénéficier d’une
reconnaissance de
« souveraineté » dans
une « multipolarité » conflictuelle au sein de la
concurrence impérialiste
mondiale et
guerrière. Un rien
contradictoire.
Si
ces quelques réflexions peuvent paraître dilatoires, capitulardes,
fatalistes, elles ne sont que les
reflets du désarroi de la classe sociale à laquelle j’appartiens.
La construction d’un parti
révolutionnaire est indispensable et son cheminement est complexe et
sera tortueux tout comme le fut le parti bolchevique son
temps.
Alors,
bonne chance ?