@Massada
Que Volodymyr Zelensky se soit empressé de faire répondre au Ministre des Affaires Etrangères russe Lavrov qu’une éventuelle reprise des pourparlers n’est pas à l’ordre du jour, me parait peut-être une erreur à ce stade précis.
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Explication :
De mon humble point de vue éloigné géographiquement, j’estime que le Président ukrainien aurait du faire envoyer une réponse « positive conditionnelle ».
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« Positive », par principe et vis-à-vis du grand public international pour lequel il ne doit en aucun cas apparaître comme un fauteur de guerre.
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« conditionnelle », par rapport au retour à l’intégrité territoriale reconnue par la Russie en 1994, lorsque l’Ukraine a donné ses armes atomiques à la Russie en échange d’une garantie de sécurité (traité de Budapest validé par les USA, l’Europe puis l’ONU).
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L’intégrité territoriale, totem de base à la fois de l’Ukraine et de l’Occident, n’empêche pas un bail négocié de 99 ans pour le port militaire de Sébastopol, ni une « autonomie interne » (à la Québécoise) du Donbass (deux importantes concessions acceptables par l’opinion publique ukrainienne, et « gains objectifs » pour la Russie et ses livres d’histoire).
Il n’y a pas d’autre voie pour une véritable paix sur le long terme. Pendant ces sept mois de guerre, aucun autre plan crédible de véritable paix n’a été proposé par l’une ou l’autre partie, et surtout qui soit acceptable par les opinions publiques respectives.
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Il est vrai que nombre de « vendeurs d’armes » et de lobbyistes politiques au sein de l’OTAN auront tout intérêt à faire pression sur le gouvernement Zélensky, en gigantesque difficulté financière, pour que ce plan « gagnant-gagnant » ne voit surtout pas le jour. En théorie, ce « plan SOLution » est à classer dans l’armoire des utopies, à cause de politiciens souhaitant un sévère affaiblissement de la Russie.
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C’est oublier un peu vite que les gouvernements au sein de l’OTAN ont gaspillé leurs propres réserves financières à cause d’une gestion médicale et économique calamiteuse de la crise du Covid. Leurs caisses budgétaires sont vides. les banques centrales augmentent les taux directeurs (Fed + Banque Européenne). Les banques commerciales ont dramatiquement diminué leurs prêts en raison de l’instabilité des taux. Les reports de charges et les prêts bancaires spéciaux CGE sont arrivés à terme le 30 Juin 2022. Des communes ont tiré le signal d’alarme sur leur faillite financière due à la multiplication du coût de l’énergie. De grandes entreprises sont inquiètes de l’absence de tout plan complémentaire de prêt relai (remboursable) et de l’inflation « Ukraine » (pétrole, gaz, électricité, matières premières, etc.) se rajoutant à la forte inflation initiale « Covid ». Certaines d’entre elles ont commencé à licencier. Les faits et les statistiques sont sourcés depuis août dernier.
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Conclusion :
Il n’est pas certain que l’opinion publique au sein de l’OTAN laisse passer cette opportunité de paix rapide et de retour à la normal pour l’ensemble de l’économie mondiale. Les va-t-en guerre et autre jusqu’au boutistes à l’Ouest n’auront en aucun cas l’opinion public derrière eux. Surtout si ce plan de paix « SOLution », logique, équilibré, non politicien, trans-partis, russo-ukrainien dans sa genèse parisienne, est récupéré par l’ensemble des institutions nationales et internationales (une idée pour la paix n’appartient à personne mais à l’humanité par principe).