https://www.vududroit.com/2022/09/affaire-quatennens-lhypocrisie-des-professeurs-de-morale/
L’épouse du député, confrontée semble-t-il à quelques débordements,
s’est rendue au commissariat pour y déposer une main courante. La seule
portée juridique de cet acte est celle d’un témoignage ayant date
certaine, celle du dépôt devant les autorités de police. Concernant
celles-ci, elles doivent se contenter d’enregistrer, sauf bien sûr si
les faits portés à leur connaissance peuvent recevoir une qualification
pénale, obligation leur étant faite alors d’en aviser le procureur.
Il paraît que Madame Quatennens ne souhaitait pas que sa démarche et
son contenu soient rendus publics. Fort bien, mais il faudrait quand
même réfléchir un peu et penser aux conséquences de ses actes. Il y a
d’abord les campagnes politiques furieuses des dirigeants de LFI contre
les policiers, passant leur temps à les traiter d’assassins. Alors,
comment être surpris des fuites relatives à cette main courante ? Dans
le parti, on raffole pourtant des fuites dans les enquêtes et les
instructions dès lors qu’elles concernent les adversaires politiques.
Surtout si elles permettent de participer, voire d’organiser les
lynchages médiatiques comme celui instrumenté contre Damien Abad. Ce
dernier n’était pas davantage visé par une procédure judiciaire, mais
accueilli par des huées à l’Assemblée nationale depuis les travées des
amis de Jean-Luc Mélenchon. Avec naturellement, les demandes répétées en
tous lieux de la démission de la cible alors choisie. En attendant la
suivante.