Ici, quelques raisons qui encouragent l’Italie et les Italiens à réussir
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"Une
voix rauque et fatiguée, mais un sourire radieux : au cœur de la nuit,
Giorgia Meloni s’est adressée à ses militants, tandis que tombaient les
premiers résultats d’un vote historique
qui s’est tenu dimanche. Pour elle, la victoire est totale, son parti,
Fratelli d’Italia, remporte 26 % des voix, plus que les estimations les
plus hautes. La coalition de centre droit est majoritaire à la Chambre
comme au Sénat.
« C’est une nuit de fierté, de revanche, de rêves, de souvenirs, de larmes, dédiés aussi à ceux qui ne sont plus là, a-t-elle lancé. […] Nous
ne sommes pas à l’arrivée mais au point de départ. C’est le temps de la
responsabilité. Si nous voulons faire partie de l’Histoire, nous devons
comprendre cette responsabilité que nous avons face aux Italiens […] L’Italie
nous a choisis, et nous la choisissons, nous ne trahirons jamais
l’Italie. Quand nous serons appelés à gouverner cette nation, nous le
ferons pour tous, pour tous les Italiens. » Affirmant sa volonté « d’unir ce peuple, d’exalter ce qui l’unit plutôt que ce qui le divise », elle rappelle qu’elle s’est donné pour mission « que les Italiens soient de nouveau fiers d’être italiens ». Elle poursuit : «
Nous n’avons pas cru en ce que les autres disaient de nous, nous
n’avons pas abandonné, nous ne nous sommes pas laissés abattre […] » Elle conclut en citant saint François d’Assise, patron de l’Italie : «
"Commence par faire le nécessaire, puis fais ce qu’il est possible de
faire et tu réaliseras l’impossible sans t’en apercevoir." C’est ce que
nous avons fait, merci ! »
Dès
le matin, Enrico Letta, le président du Parti démocrate (gauche), a
pris acte de son mauvais score : lui que l’on voyait au coude à coude
avec Giorgia Meloni obtient 18,9 % des voix. Il ne se représentera pas à
la tête du parti. Il faut tout changer : orientation, nom, programme.
Il ne peut s’empêcher de rejeter la faute sur le Terzo Polo, ce pôle de
centre gauche que Carlo Calenda et Matteo Renzi ont tenté de constituer,
un peu à la manière d’un macronisme à l’italienne. Si macroniste que
Stéphane Séjourné, le secrétaire général de Renaissance (anciennement
LREM), est même venu, la semaine dernière, le soutenir en meeting
à Rome. L’appui de Séjourné n’aura pas suffi : c’est un camouflet pour
le professeur à Science Po Paris Enrico Letta. Le candidat Calenda
adoubé par Emmanuel Macron n’a obtenu que 7,74 % des voix. L’échec est
sévère pour ceux qui se présentaient comme les seuls « compétents » !
La
première séance des deux chambres se tiendra le 13 octobre et verra
l’élection des présidents de chambre. À ce moment-là seulement, aux
environs du 24 octobre, commenceront les consultations entre partis et
avec le président de la République Sergio Mattarella pour la formation
du nouveau gouvernement. Ce dernier pourra, ou non, accepter tel ou tel
ministre. On se souvient qu’il avait opposé son veto à la nomination de
Paolo Savona en 2018 comme ministre des Finances : Savona avait été jugé
trop eurosceptique. Giorgia Meloni devra composer avec ses alliés de
coalition. En retour, ceux-ci lui apporteront un soutien parlementaire
durable, pour un gouvernement au long cours, avec une orientation
politique précise." Copyright Boulevard Voltaire
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