@Hervé Hum
Si ma réponse est confuse, de deux choses l’une : soit elle l’est effectivement, soit également elle vous met dans la confusion que vous projetez sur l’extérieur tout naturellement.
Inventer une arme aussi destructrice que la bombe atomique et ne pas en mesurer les conséquences n’est pas à mon sens seulement un problème de conscience mais également et surtout un manque d’intelligence.
Il en est de l’intelligence comme de Dieu ou de la vie après la mort..., tout ce que nous pouvons en dire vient de notre façon de penser qui exprime des savoirs, de notre façon d’intégrer l’inconnu dans notre conscience, il y a des choses qui ne peuvent pas être conceptualisées.
Il semble qu’il vous est complètement étranger que la conscience, infiniment changeante, n’exprime qu’un contenu, de toutes les élucubrations de la psychologie, seule la conscience est observable.
Objectivement ou subjectivement, tout ce que nous voulons ou que vous voulez mettre dans la conscience constitue de fait la conscience. D’aucuns conceptualisent des définitions comme la pure conscience, la supra conscience, la subconscience, l’inconscience, mais au bout du compte tout cela est des instantanés exprimés dans la conscience.
Je n’affirme pas que toutes les définitions envisagées supra correspondent à rien de réel, ni son contraire d’ailleurs, mais leur prise en compte sont tributaires de leur présence dans un niveau de la conscience qui oscille entre ‘’le vide’’ et ‘’le trop plein’’.
Une partie de votre commentaire m’étonne, je vous cite : « Mais la conscience étant ce qui motive l’intelligence, lui donne sens, c’est toujours elle qui domine l’intelligence. », l’intelligence n’est donc rien de plus pour vous que la cogitation d’un cerveau que j’appelle faute de mieux l’ingéniosité, en fait rien ne se passerait en dehors de l’enveloppe corporelle cerveau compris.
Pourtant il est observable que l’intelligence quand elle trouve un canal par lequel elle peut s’exprimer, laisse une impression plus ou moins consciente, la pensée l’habille avec ce qu’elle trouve dans des savoirs et l’exprime ainsi avec des mots, ce processus marche pas trop mal dans certains cerveaux ‘’bien câblés’’ dans le domaine pratique comme inventer une arme nouvelle, mais il est complètement inadapté à toute tentative d’exprimer ce qui est par définition l’inconnu.
Plus la pensée est dense, plus la conscience est en mode routinier, et plus l’intelligence est absente, ainsi la conscience domine effectivement l’intelligence mais en la bridant, en l’empêchant de s’épanouir.