@SPQR audacieux complotiste chasseur de complot
Ousp
par Alastair Crooke.
Les Euro-élites avaient désespérément besoin d’un système de
valeurs pour combler le vide. La solution, cependant, était à portée de
main.
Les défenseurs de la primauté américaine au sein des États-Unis
évoluent toujours avec leur temps, s’appuyant sur les tendances
dominantes pour réimaginer la justification de leur « exceptionnalisme »
au moyen d’une imagerie nouvelle.
La montée en puissance de la politique identitaire, axée sur la
justice sociale et menée par des activistes de tendance libérale, a
fourni à ses soldats leur toute nouvelle justification. Il ne s’agit pas
seulement d’une nouvelle « politique », mais de quelque chose de
différent : il s’agit d’une idéologie qui ne tolère aucune « altérité »,
aucune contestation, mais qui exige simplement un signe de loyauté et
de conformité à un code « progressiste » – montrant que vous avez
entendu le message et vu « la lumière ».
En bref, ils cherchent, par la conversion de la classe dirigeante, à subvertir et à renverser les anciennes divinités.
Biden aime vanter l’exceptionnalité de « notre démocratie ». C’est, a-t-il dit
dans ses remarques commémoratives sur les attaques du 11 septembre
2001, « ce qui nous rend uniques dans le monde… Nous avons l’obligation,
le devoir, la responsabilité de défendre, préserver et protéger « notre
démocratie »… Elle est menacée… La démocratie même que ces terroristes
du 11 septembre ont cherché à enterrer dans le feu, la fumée et les
cendres ».
Biden, cependant, ne fait pas référence à la démocratie au sens
large, mais à l’énonciation libérale-élite américaine de son hégémonie
mondiale (définie comme « notre démocratie »).
La chroniqueuse du Washington Post et collaboratrice de MSNBC,
Jennifer Rubin (longtemps citée par le Washington Post comme leur
« chroniqueuse républicaine » pour son « équilibre ») rejette désormais la notion même d’argument ayant des « côtés » – imputant ainsi une fausse rationalité aux conservateurs :