@SilentArrow
Voilà de quoi vous satisfaire :
Le ciment de l’extrême-droite est sa totale adhésion à la politique
de Poutine. Celui-ci représente dans leur imaginaire collectif une
stature peu commune, le modèle du leader fort, déterminé à combattre. Il devient le symbole de l’extrême-droite d’occident qui veut une
internationale nationaliste autoritaire. Il défend les valeurs de
« l’occident chrétien » en s’opposant à la « dégradation des mœurs » des
« pays décadents ».
Il s’agit d’abord d’une fascination pour la
violence, pour cette puissance que Poutine veut abattre sur ceux qu’il a
décidé de punir sans craindre les jugements du monde. Les poutinolâtres
répètent à l’envi leur métaphore de l’ours, animal puissant et gentil,
qui devient redoutable contre ceux qui l’ont énervé. Poutine est donc
toujours pour eux en état de légitimité. S’il agresse c’est parce qu’il a
été provoqué. Il peut raser des villes entières comme Grosny, Alep ou
Marioupol. Ses « opérations meurtrières spéciales » sont pleinement
justifiées pour punir les populations qui lui résistent. Son
ultra-nationalisme de Grand-Russe et sa soif de reconquête du grand
Empire des tsars est un exemple pour tous les nostalgiques des guerres
d’expansions coloniales ou impérialistes. Poutine est désormais le
prototype de l’excellent chef d’état nationaliste et anticommuniste.
Nostalgique d’un ordre antérieur où personne ne défiait l’autorité
russe, il veut éliminer tous les obstacles à sa soif de reconquête. Il
agit au nom d’une « dénazification » qui prolongerait celle qu’il
attribue à la dictature stalinienne. Ce sont, en réalité, les peuples de
l’URSS, tous tyrannisés par Staline, qui se sont sacrifiés pour gagner
cette guerre contre le nazisme. C’est maintenant contre ces mêmes
peuples que Poutine se retourne.
Les
poutinolâtres sont les admirateurs sans limite d’un tyran. Ils boivent
ses paroles comme si elles venaient d’un Dieu. Ils n’émettront jamais
aucune critique contre lui. Ils n’ont plus aucun discernement personnel
et répandent la divine propagande sans compter. Ils lui sont entièrement
soumis et préoccupés de satisfaire ses désirs : prédominance de la
culture slave, récupération des territoires perdus, domination de la
Russie... Ils reprennent la théorie nazie en remplaçant seulement les
aryens par les slaves tout en parlant – comble de contradiction – de
« dénazification ».
Les poutinolâtre ne se contentent
pas, en général, de justifier et d’approuver la politique de Poutine. Ils le
vénèrent et le glorifient. Ils se plient en quatre pour répéter et
justifier les énormes mensonges de Poutine : « C’est Lénine qui a inventé l’Ukraine », « Les américains avaient promis que l’OTAN ne s’étendrait pas à l’Est »
… Ils n’hésitent pas à se rouler dans la fange pour inventer les pires
sornettes qui pourraient justifier ces mensonges (Voir notamment à ce
sujet mon article « Les poutinolâtres en remettent une couche »).
La fin justifie les pires moyens s’il s’agit de confirmer les propos de
leur Dieu. Ils sont prêts à mentir et à falsifier à leur tour en
déployant pour cela des records de fourberies en tout genre. Chez eux,
perfidie, ruse, trahison et tromperie deviennent des qualités quand il
s’agit de servir Poutine. Staline n’est-il pas l’un des grands hommes
qui ont façonné l’histoire de la Russie ? C’est assurément l’avis de
Poutine et tous les poutinolâtres lui emboitent le pas. Ils marchent à
la même cadence et jouent la même partition. Hitler et les américains
sont assurément de grands massacreurs mais Staline est l’ange
purificateur qui les a combattus. Tout est à l’avenant. Aucune nuance
critique ne trouve place dans leurs discours sur leur héros.