« Quand le 24 février Poutine a annoncé l’invasion, il croyait qu’elle ne durerait que quelques semaines et qu’il en sortirait gagnant avec une autorité et un prestige renforcés. »
Cocasse. Par symétrie, quand les USA ont envahis l’Irak et même la Syrie, savaient-ils qu’ils y seraient encore 10 ans plus tard ?
Quand ils sont « intervenus » en Afghanistan, savaient-ils qu’ils en prenaient pour 20 ans.
La guerre est enfant du chaos, qui n’a jamais, jamais connu de loi...
Je pense que cette guerre, comme bien d’autres, répond à des objectifs politiques qui méconnaissent les nécessités militaires. Clairement le 24 février l’armée russe n’était pas prête à envahir l’Ukraine avec à tout casser 200k de troupes contre de l’ordre de 600k en face, un pays plus grand que la France avec 40 millions d’habitants.Aucun militaire n’aurait fait ça, surtout en se lançant sur des lignes fortifiées depuis 2014 et contre des bataillons formés par l’OTAN depuis 8 ans, avec l’aide multiforme de l’OTAN.
Un pari fut fait qui n’a pas été loin d’être gagné dès le mois d’avril, avant que BoJo ne dissuade Zelensky de continuer à se battre.
L’Ukraine avait de l’eau potable, de l’électricité et du chauffage depuis le 24 février et tout ses ponts que je sache. Cette opération spéciale ressemblait à tout sauf à une entreprise destinée à mettre à genoux un pays.
L’image d’une armée russe en déroute m’a fait sourire devant une telle naïveté ou aveuglement. Quand vous avez plus de 1000km de lignes de front et que vous êtes en sous effectif sous l’oeil des satellites US, tôt ou tard on peut regrouper des troupes et faire une percée, ici ou là, où les troupes ennemis sont les plus vulnérables.
Ceci dit, vu que l’industrie de la propagande nous dit que l’armée russe (une fraction) est incompétente, on se demande comment elle peut encore tenir 20% du territoire ukrainien, alors que de recul en fiasco elle aurait eu le temps d’être repoussée jusqu’à Moscou.