@microf
7-Suite du Discours du Président Vladimir Poutine á Munich en 2007 il 15 ans.
Mesdames, Messieurs !
Nous préconisons le renforcement du régime de non-prolifération.
L’actuelle base juridique internationale permet de mettre au point des
technologies de production de combustible nucléaire pour l’utiliser
ensuite à des fins pacifiques. Et bon nombre d’États veulent, à juste
titre, développer leur propre nucléaire civil en tant que base de leur
indépendance énergétique. En même temps, nous comprenons que ces
technologies peuvent se transformer rapidement en know-how pour la
production de matériaux nucléaires militaires.
Cela suscite une grave tension internationale. La situation autour du
programme nucléaire iranien en est un exemple éclatant. Si la
communauté internationale n’élabore pas de solution raisonnable à ce
conflit d’intérêts, le monde sera ébranlé, à l’avenir également, par ce
genre de crises déstabilisatrices, car l’Iran n’est pas l’unique pays du
seuil, et nous ne le savons que trop, nous et vous. Aussi, nous serons
en permanence confrontés à la menace de prolifération des armes de
destruction massive (ADM).
L’année dernière, la Russie a proposé de créer des centres
d’enrichissement d’uranium multinationaux. Nous acceptons que de tels
centres se créent non seulement en Russie, mais aussi dans d’autres pays
où le nucléaire civil se développe sur une base légale. Les États
cherchant à développer leur nucléaire civil pourraient recevoir du
combustible, en participant directement au travail de ces centres,
évidemment, sous le contrôle rigoureux de l’Agence internationale de
l’énergie atomique (AIEA).
Or, les dernières initiatives du président des États-Unis, George W.
Bush, sont à l’unisson de cette initiative russe. Je pense que la Russie
et les États-Unis sont objectivement et également intéressés au
durcissement du régime de non-prolifération des armes de destruction
massive et de leurs vecteurs. Et ce sont justement nos deux pays,
leaders pour leur potentiel nucléaire et balistique, qui doivent, eux
aussi, devenir leaders de la mise au point de nouvelles mesures plus
rigoureuses en matière de non-prolifération. La Russie est prête à
effectuer un tel travail. Nous menons des consultations avec nos amis
états-uniens.
lles mesures plus
rigoureuses en matière de non-prolifération. La Russie est prête à
effectuer un tel travail. Nous menons des consultations avec nos amis
états-uniens.
Somme toute, il doit y être question de la mise en place de tout un
système de leviers politiques et de stimulants économiques qui
n’incitent pas les États à créer leurs propres capacités en matière de
cycle du combustible nucléaire, mais leur permettent de développer leur
nucléaire civil, en renforçant ainsi leur potentiel énergétique.
À cette occasion, je tiens à parler plus en détail de la coopération
énergétique internationale. Mme la chancelière fédérale en a parlé, elle
aussi, bien que brièvement. Dans la sphère énergétique, la Russie
s’oriente vers l’élaboration de principes de marché et de conditions
transparentes qui soient les mêmes pour tous. Il est évident que le prix
des hydrocarbures doit être établi par le marché et ne doit pas faire
l’objet de spéculations politiques ni de pressions ou de chantages
économiques.
Nous sommes ouverts à la coopération. Des compagnies étrangères
participent à nos plus grands projets économiques. Selon différentes
évaluations, jusqu’à 26% de l’extraction de pétrole en Russie reviennent
– réfléchissez bien à ce chiffre – jusqu’à 26% de l’extraction de
pétrole en Russie reviennent au capital étranger. Essayez donc de me
citer un exemple de présence aussi large du business russe dans les
branches clés de l’économie des États d’Occident. Il n’y en a pas !
Je tiens aussi à rappeler la proportion d’investissements arrivant en
Russie et partant de Russie vers d’autres pays du monde. Ce rapport est
à peu près de quinze pour un. Voilà un exemple éclatant de l’ouverture
et de la stabilité de l’économie russe.
La sécurité économique est une sphère où tous doivent s’en tenir à
des principes uniques. Nous sommes prêts à une concurrence loyale.
L’économie russe a de plus en plus de possibilités pour cela. Cette
dynamique est objectivement évaluée par des experts et nos partenaires
étrangers. Récemment, par exemple, la Russie a été mieux notée au sein
de l’Organisation de coopération et de développement économiques
(OCDE) : notre pays est passé notamment du groupe à risque 4 au groupe
3. Profitant de l’occasion, ici, aujourd’hui à Munich, je voudrais
remercier tout particulièrement nos collègues allemands de leur concours
à l’adoption de la décision évoquée.