Donc, ne manquez surtout pas le résumé du projet de loi sur
l’immigration dont la presse subventionnée, qui a eu accès au texte en
primeur, a fait ses gorges chaudes hier. Le Parisien de Bernard Arnault en dresse une synthèse assez éclairante.
L’idée
générale du texte est tout entière contenue dans le célèbre en même
temps de Macron : d’un côté, les conditions d’accueil sont durcies, et
notamment subordonnées au respect des valeurs républicaines, d’un autre
côté, les portes s’ouvrent pour faire face aux besoins de main-d’œuvre.
l’article 1 du projet de loi
conditionne quant à lui la délivrance d’une carte de séjour
pluriannuelle à la maîtrise d’un niveau minimal de français.
Ouverture du marché du travail
En
contrepartie, donc, de ces dispositions nouvelles, le marché du travail
va s’ouvrir. C’est le cas pour les réfugiés qui disposeront, dans
certains cas, du droit de travailler dès leur arrivée sur le sol
français :
l’article 4 prévoit quant à lui « un
dispositif d’accès au marché du travail sans délai pour les demandeurs
d’asile dont il est fortement probable, au regard de leur nationalité,
qu’ils obtiennent une protection internationale en France ».
À
coup sûr, cette disposition ouvre une brèche qui fera réagir,
puisqu’elle anticipe, pour certaines nationalités qui restent à
identifier (mais qui ne sont pas forcément populaires comme les Afghans)
un droit d’installation quasi-automatique et immédiat.