C’est
à nous de résoudre les problèmes que certains d’entre nous ont le pouvoir de créer en continu.
Vous
oubliez quelques détails. Le surgissement des technologies numériques dans
notre quotidien aux applications desquelles nous ne pouvons pour l’essentiel
nous soustraire ni de l’usage ni des formes qu’elles imposent. Qui en a décidé,
qui en décide de ces usages dont une grande partie des contenus et des
conséquences nous échappe au présent, à court, moyen et long terme même si bien
des choses sont prévisibles parce que qu’elles sont aux mains d’êtres humains
comme nous qui en ont la maîtrise et qui
exercent ce pouvoir sur nos vies (un type de pouvoir qui n’a jamais existé
auparavant dans cette puissance et cette ampleur) dont nous ne prenons
conscience qu’avec un délai de retard ce qui fait que notre réflexion et nos
velléités de compréhension, de libre arbitre, de consensus collectif, de maîtrise et
contrôle plus ou moins démocratique, ne font que courir derrière les mutations
qu’imposent ceux qui décident pour (?) nous. Pas de confusion, ce ne sont pas non plus les chercheurs et les ingénieurs qui
décident.
Le
surgissement de médias de masse avec une présence et un pouvoir jamais vue dans
l’histoire de l’humanité. Tout le soft power idéologique contenu dans le
cinéma, les séries, les émissions où se mêlent le divertissement, la politique,
la publicité qui pour sa forme ouvertement commerciale est en constante
augmentation et mutation quant à ses contenus et ses techniques d’influence au
point qu’il est bien difficile de voir où commence et finit la propagande.On peut dire la même chose de ce qui tient lieu « d’information ». Et
tout cela sous le patronage qui se veut fédérateur du discours sur l’état de
droits et nos valeurs universelles. Comme une sublime injonction paradoxale dont
la fonction est quand même de bloquer toute possibilité de la
réflexion et de la prise de responsabilité d’agir de manière autonome.
Ceux
qui nous ont précédés nous éclairent et nous ont appris à réfléchir mais c’est
à nous de résoudre les problèmes que certains d’entre nous ont le pouvoir de créer en continu.