@beo111
Merci pour cette analyse pertinente.
Dans le roman d’Orwell, la réduction
du lexique à un minimum est un but en soi idissociablement liée àau
projet de réduction de l’étendue de la pensée, la conviction des
dirigeants étant que, si un mot n’existe pas, la réalité qu’il
décrit disparaît. Ce qui est faux, bien sûr, les idées (qui ont
une date de naissance) n’étant pas mortelles et pouvant se
transmettre dans la clandestinité. On ne peut pas les mettre en
prison. Tous les états « totalitaires » du passé en ont
fait l’expérience à leurs dépens. Mais en attendant, pendant toute
la durée de leur existence, la population souffre..
Ce qui est caractéristique dans
initiative de la FISF, ce n’est pas seulement l’interdiction de
l’usage de certains mots (pourquoi éasiate« et pas »chinetoque"
et « niakoué » ?), mais surtout la nature des mots
introduits qui sont tous liés à l’idéologie « wokiste » et
au mouvement LGBT. Ce nouveau lobby made in USA a pour principale
activité de détourner les regards des réalités (finance,
industrie de l’armement, endettement des états par des banques
privées, etc.), on particulier en inventant un vocabulaire et une
syntaxe utilisés dans certains mouvements où on parle d’"hommes
reconstruits".
Le paradoxe, c’est que
l’appauvrissement du vocabulaire s’accompagne d’une prolifération
lexicale, tout comme la multiplication des chaines info a appauvri
l’info jusqu’à la tuer pour se transformer en organes d’injonctions
du pouvoir. La période du confinement Covid en a été une
illustration flagrante, avec le décomptage quotidien des morts alors
que le taux de mortalité n’a pas bougé et avec l’omniprésence de
charlatans en blouse blanche, nouvel uniforma censé garantir la
compétence et une approche scientifique.