Bonjour JPCiron
Toutes les religions et philosophies ont secrété des codes
de vie sociale et de morale personnelle. La religion de l’ancienne Egypte est
bien polythéiste. C’est moins simple avec le zoroastrisme, un aboutissement
d’un ancien polythéisme mazdéisme. Pour
les saints, il y a eu résurgence des polythéismes préchrétiens, y compris le
culte de Marie, mais la bible n’a pas d’autre dieu que celui monothéiste.
Je viens à votre question de fond : peut-il y avoir un
syncrétisme poly et mono-théiste ? Je ne sais pas, réponse « quantique »…
Non
Dans la genèse, le dieu monothéiste est l’esprit à l’origine
de tout, hors de l’Univers qui est une pure création divine. Dans les autres cosmogonies, toutes
monistes, l’Univers est création de lui-même, le démiurge surgit de quelque
part/avec quelque chose : l’océan primitif (Noun), l’œuf cosmique (œuf de
Pangu), d’un arbre (Yggdrasil), de principes sexuels incarnés :
Gaïa/Ouranos, ou Tiamat/Apsu, la matérialisation du rêve (aborigène,
hindouisme), etc…
Monothéisme : Platon avait préfiguré cette façon de
penser : le monde intelligible, des Idées, est prévalent, celui de la
perfection, d’où vient le monde sensible qui n’est qu’apparence, manifestation,
voire illusion (caverne platonicienne). Le monothéisme a rigidifié cette façon
de penser : l’esprit éternel, de source permanente, contre la matière
vulgaire, corruptible, mortelle. C’est un dualisme antagoniste, à aimants
inversés.
Monisme : le Ying Yang est dualité : deux envers complémentaires
du tout est dans tout (Wuji). L’univers est la matrice qui s’est lentement
créée, éveillée à elle-même, matière et
esprit, de sa propre souveraineté, avec des moments de réussites et d’échecs,
de joies et souffrances, avec l’émergence progressive de dieux qui tiennent le
cosmos, gardiens des arrières-mondes où les humains qui n’en sont qu’à la
surface Pas question d’aller chez
Taranis ou Shiva après notre mort : c’est l’enfer chez eux ! Ils
maintiennent le monde à ne pas déranger, au contraire pour y participer intelligemment. Le
Livre moniste est dans la nature, le monde à comprendre. Le Livre monothéiste
est l’enseignement d’un esprit/papa permanent. Le
moniste se demande qu’est-ce qu’on fait là dans notre existence, le monothéiste
se demande si on vivra toujours.
On connaît bien le paradigme monothéiste, qui est historique
à notre culture et façon de pensée, mais qui est vraiment différent du monisme,
qui n’est pas familier à l’histoire occidentale.
Oui, peut-être
La bienveillance, l’empathie enseignée par Jésus s’étend à la nature, au point de l’enchanter. C’est le panthéisme (une forme
d’animisme) : Saint François d’Assise (Le Cantique des créatures), Baruch Spinoza,
Giordano Bruno, Jean Baptiste Lamarck (fin de l’immuabilité des espèces, concepteur du mot vitaliste
« biologie »), Alphonse de Lamartine, (objets inanimés….), Teilhard
de Chardin (noosphère), le chanoine George Lemaître (créateur du concept du Big
Bang er de l’Univers en expansion) René
Guénon (devenu populaire en Afrique animiste), Bruno Latour (la Terre est un
être vivant), etc…
Bref, il y a un courant de pensée chez les chrétiens d’un
Dieu omniprésent, substance et énergie de toute chose au lieu de spécifier un
pur esprit inaccessible contre la matière ici-bas. Auquel cas monothéisme et
monisme seraient superposables, ambivalents, voire solubles l’un dans l’autre.
D’ailleurs, j’ai été surpris de l’irruption contre le délire
covidique de chrétiens assumés : Fouché, Henrion Caude, Barnieras, je
soupçonne Perronne et Azalbert…. Les
Injections aux brins d’instructions génétiques qui piratent les cellules
ne gênent pas les matérialistes, pour qui le système immunitaire, le
métabolisme, est un fonctionnement purement mécaniste, programmable. Ces chrétiens là sont par
ailleurs sensibles à la zombification des humains, au vol de l’esprit par la
mise en cage et contrôle numérique (Philippe Guillemant, Valérie Bugault …). Le
pape, qui a imposé la vaxxination à tous les habitants du Vatican et déclaré
que c’est un « acte d’amour », est resté dualiste :
Dieu/l’esprit n’est pas dans la matière, le vrai monde est ailleurs. Il
applaudit Schwab, le WEF et ne comprend pas la perfidie matérialiste derrière
les objectifs humanistes des ODD 2030.