@Canastel l’oranais
En Algérie française, aux frontons des mairies de
certaines villes de province était gravé, comme en France, la
fameuse devise trinitaire républicaine : Liberté Égalité
Fraternité mais. . . Les trottoirs ou les belles promenades fleuries
et ombragées passant à leurs pieds, étaient réservés aux
français et interdits aux “indigènes” !
Des agents de l’ordre colonial en poste aux deux bouts de la
voie, veillaient au strict respect de cet interdit au faciès et il
en étaient de même pour certains bars, restaurants, places de
stades, de cinéma, de diverses salles de spectacle ou lieux publics.
Comme tout régime colonial, sans aucune exception historique à
ce jour, l’Algérie française était une société
ségrégationniste, ou régime d’apartheid comme nommé par les
anglo-saxons, et cela a duré “légalement” jusqu’à l’ordonnance du 15/11/1958, accordant sans conditions auxdits indigènes le statut de « français à part entière », soit
128 an et, surtout, 4 ans après le sanglant soulèvement général dit de la
“Toussaint rouge”, c’est a dire trop tard car le sang avait
commencé a abreuver une vieille terre algérienne en ayant vu
d’autres, jusqu’à creuser un abîme entre les 2 communautés.
Mais le sang sèche vite en entrant dans l’Histoire, pour s’en
rendre compte il n’est qu’a voir comment le Peuple algérien
accueille de nos jours les français, ainsi
que ses pieds noirs même juifs, pour comprendre que la France
dont parle l’hymne algérien n’est pas celle du Peuple français,
bien que ce dernier soit “démocratiquement” responsable de tout
ce qui s’est fait et se
fait encore en son nom, comme à présent en Palestine.
D’ailleurs, 200 000 algériens d’origine européenne, n’ayant pas du sang de leurs frères indigènes sur les mains, ne sont pas tombés dans le panneau tendu par l’OAS, dit de « la valise ou le cercueil » et sont restés en Algérie après son indépendance, sans qu’un seul de leurs cheveux soit touché.
En réalité, pour l’avoir chèrement appris à leurs dépens,
les algériens sont mieux placés que personne pour témoigner,
qu’il n’y a jamais eu de véritable
démocratie au pays de la déclaration des droits de l’homme et du
citoyen, c’est une imposture, la tromperie pluriséculaire d’une ploutocratie suprémaciste,
racialiste et à façade démocratique à la Potemkine, dont le
naturel chassé ne peut que revenir en un galop ressemblant
toujours et étrangement au bruit déjà audible des bottes. . .