Je remercie l’auteur d’avoir signalé dans son article l’existence du film documentaire : « Russie journal d’une année de guerre »
Nous y voyons le point de vue de la population russe « ordinaire » sur la guerre en Ukraine. L’auteur(e) du documentaire a choisi de questionner et de filmer des habitants d’une petite ville de province. L’auteur(e) est manifestement opposée à la politique de Poutine mais elle montre que la population russe est majoritairement favorable à cette politique et elle tente d’expliquer pourquoi en évitant de faire référence à « une âme slave » ou à « une mentalité russe » qui induirait une façon de penser ou de raisonner particulière. Ce genre de discours amène à glisser rapidement vers le racisme ou la xénophobie. Je laisse le soin à ceux qui le veulent de découvrir dans ce reportage de 52mn les explications de l’auteur(e).
Il faut évidemment refuser les points de vue « racistes » ou « xénophobes » qui reviennent fréquemment chez les nationalistes pour qui, par principe, la nation qu’ils défendent a intrinsèquement des qualités que les autres nations n’ont pas et, pire que cela, ils ont souvent en détestation des nations qui sont, par nature, de leur point de vue entachées de graves défauts. Vous voyez peut-être ou je veux en venir. Comment caractérisent-ils la « mentalité allemande » ?
Quant à la nation ukrainienne, n’y aurait-il pas une abominable alternative ? Soit qu’elle n’existe pas soit qu’elle est entièrement néo-nazie.
Ce chauvinisme national est souvent induit dans les « histoires nationales » qui ont été fabriquées pour créer le nationalisme. C’est le cas pour « l’histoire de France » de Michelet qui est reprise à la lettre par Asselineau. Dans sa conférence sur l’histoire de France, il indique d’emblée quel est pour lui l’intérêt de ce genre « d’histoire d’une nation ». « Pourquoi faut-il s’intéresser à l’histoire » dit-il ? Et il répond qu’il se passe pour une nation comme pour un individu que quelque chose qui s’est produit déjà deux, trois ou quatre fois a de fortes chances de se reproduire à nouveau. Il nous invente ainsi des lois de psychologie ou de sociologie qui, révolutionneraient, toutes les disciplines s’il fallait les admettre. Vous voyez son raisonnement. Il en vient à affirmer que les nations possèdent des sortes de « traits de fonctionnement » qui leur sont propres. Et on comprend vite qu’ainsi la France a en elle des « traits » extrêmement positifs contrairement par exemple à l’Allemagne dont nous voyons bien, étant donné ce qui s’est passé dans les années trente, qu’il faut se méfier.
Toute cette immonde ratatouille raciste doit évidemment être rejetée.
Or, dans ce que j’ai compris au sujet du livre « Le mage du Kremlin » l’auteur semble bien faire référence à des raisonnements de ce genre.
(Je regarde d’un peu plus prêt où j’ai vu cela et je complèterai dans un autre commentaire)