@samy levrai (suite)
Un peu moins subjectif, vu du côté de ceux qui enragent
de voir la perpétuation de la macronie et ce qu’elle représente et de la part
qui lui revient.
L’extrême-droite
est consubstantielle aux démocraties formelles,
aux démocraties inachevées. C’est le cheval de Troie des détenteurs ultimes du
pouvoir, ceux qui dirigent l’économie, contrôlent les médias et s’imposent aux
politiques. Elle est le dernier rempart quand les injustices sociales, les
écarts de richesses, les conditions matérielles de la vie, le logement, le
transport, la santé, l’éducation se dégradent pour le plus grand nombre alors
que s’affichent en même temps
l’arrogance de ceux dont personne ne comprend la justification des
privilèges dont on essaie de nous faire croire qu’ils sont indispensables à la
bonne santé de l’économie. Elle se positionne ostensiblement comme un opposant dénonçant les difficultés
de la vie qu’elle rejette sur les immigrés, paresseux, dangereux, vivant en
communauté fermée et hostiles et les plus pauvres, mal éduqués, paresseux,
fraudeurs en tous genre et notamment sur des aides sociales indues. Xénophobie
latente et hostilité envers les plus pauvres qui nous renvoient à la peur du
déclassement dont confusément nous sentons que celui-ci dépend de la bonne
volonté des dominants dont il faut
adopter autant que faire se peut les idées, et le langage ou tout au moins les
références notamment en économie.
Les gens trompés
par cette idéologie qui domine dans les médias mettent du temps à ouvrir les
yeux car c’est difficile d’admettre que l’on s’est fait avoir, manipuler, que
l’on a été un temps crédule, naïf, difficile aussi de renoncer à des
explications bien pratiques après tout, partagées avec des gens qui ont l’air
sûr d’eux et qui acceptent mal la contradiction. Mais l’important c’est de retrouver sa propre autonomie de
penser et de retrouver ses capacités de recul et d’analyse sans plus dépendre
du catéchisme maison
L’extrême-droite, c’est l’âme
damnée d’un système que l’on ressort quand l’extrême-concentration des
richesses entre quelques mains soumet le pouvoir politique aux exigences d’une
minorité parasite, qui confisque peu à peu la possibilité d’une
information plurielle, tente d’étouffer ce qui restent d’aspirations démocratiques
tournées vers plus de justice sociale, de sérieux et responsabilités
écologiques .Alors les propagandistes de l’extrême-droite
parcourent inlassablement les ondes médiatiques, une grosse cloche à la main,
en scandant, immigration, immigration, insécurité, insécurité pour tenter
l’ultime diversion portant leurs espoirs de maintenir la confusion et la
division qui permet encore à une poignée de supernantis de mener le jeu,
faisant et défaisant les princes des scores électoraux acquis maintenant toujours
par défaut.
Dans
la clientèle de la droite et de l’extrême-droite, il y a des gens qui sont
conduits à voter contre leurs intérêts parce que abreuvés d’information fausses
et soumis à un déferlement médiatique qui n’a pas grand-chose à voir avec la
pluralité de l’information et du débat dans un système démocratique avec toutes
les gammes de la propagande servie par des moyens jamais vus. L’essentiel des
médias et de la presse dans les mains d’une poignée de milliardaires. Qui ont
chouchouté l’extrême-droite et snobé la gauche authentique au 1er tour de la
présidentielle.
Comme Bolloré, milliardaire
de la mondialisation, parti faire fortune en exploitant les plus pauvres de la
planète, qui ici répand l’idéologie de l’extrême-droite pour se protéger des
revendications sociales et démocratiques en semant la confusion et la division.
Opposant classe moyenne et classe populaire et parmi celle-ci les plus modestes
entre eux. On a vu régulièrement ces donneurs de leçons dénoncer la fraude
sociale des plus pauvres qui se compte en millions en oubliant celle concernant
l’impôt sur les sociétés comptée elle en milliards.
C’est
la très vieille méthode de l’extrême-droite qui malheureusement marche encore
avec certains. Elle a une recette magique, déjà à l’œuvre
au début du siècle dernier, qu’elle adapte à l’époque. Désigner des boucs
émissaires un peu responsables de tout et exploiter méthodiquement tous les
faits divers qui suscitent émotion et peurs.
Lier immigration et délinquance a toujours été
un des leviers préférés de la famille depuis ses lointaines origines. Parce que
cela entretient la fermentation d’un poison présent dans toutes les sociétés,
la xénophobie, un poison qui nous aveugle et nous rend bêtes et méchants en
flattant les mauvais sentiments qui nous effleurent tous à un moment ou un
autre et les justifiant. C’est exactement ce dont a besoin l’extrême-droite
pour installer la peur et la déraison, rendre opaque les phénomènes sociaux en
cachant les responsabilités de ceux qui les ont suscités afin d’installer la
confusion et la division en espérant tirer les marrons du feu.
Je
ne confonds pas bien entendu les abusés avec leurs abuseurs.
Quant à proposer une politique
précise et son financement concernant la prise en charge des problèmes de notre
société après de longues années d’exposition politique où elle s’est dite
ostracisée, visiblement elle n’en a pas pris le temps ni n’en a ressenti le
besoin trop occupée à exploiter des rentes électorales tout en votant
tranquillement, à l’insu de la très grande majorité de ses électeurs, à côté de
ceux qu’elle prétendait combattre, des lois qui allaient contre les intérêts de
ces derniers.