@amiaplacidus (11 septembre 17:48)
J’ai la même lecture des ’’objectifs’’ initiaux de la Russie, et faute de réussir l’objectif 3 (ramener l’Ukraine sous influence russe comme l’est la Biélorussie), l’objectif 2 (’’liaison terrestre entre le territoire russe et la Crimée’’) parait l’actuelle priorité. Quant à l’objectif 1 (’’défendre la population russophone du Donbass’’), on n’en parle plus guère, la reconnaissance des républiques séparatistes aurait suffit, mais cela a été pris comme prétexte.
Maintenant, pour les forces russes, il ’’suffit’’ de tenir les positions et jouer la montre. Perdre quelques arpents au sud n’est pas catastrophique dès lors que l’adversaire y épuise ses forces. On s’attendait à une grosse contre-contre-offfensive russe au nord (Koupiansk puis vers Karkiv), mais ils ne paraissent pas s’y exciter, ce n’est pas une région vitale par rapport à la consolidation côté Mer Noire. La date de fin de partie semble liée à la perspective probable d’une élection de Trump.
Une lecture très classique de ce conflit (influences impériales, extension territoriale) me parait bien plus probante que les considérations idéologiques (orthodoxie, nazisme, wokisme, etc.) qui sont des muletas pour amuser (au sens de détourner l’attention) l’opinion.