@njama
Bonjour Njama et merci pour ce poème.
En voici un autre, Etat de siège - حالة حصار -, écrit en 2002 par un autre immense poète — Mahmoud Darwich (1941-2008) -, que le Hamas, à défaut de s’en rappeler, ferait bien de lire et méditer à son tour.
https://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/DARWICH/8722
https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_2004_num_1250_1_5541_t1_0126_0000_5
et icib en langue Arabe, tout simplement magnifique pour ceux qui apprécient : https://www.almothaqaf.com/readings—
هنا عند منحدرات التلال أمام الغروب وفوهة الوقت
Bien à vous, RB
« État de siège »
Dans ce poème, publié en 2002 dans Le Monde Diplomatique, chaque strophe décrit une scène différente de l’offensive de l’armée israélienne. Un texte assez controversé et poignant, pour ces vers où l’artiste interpelle un soldat israélien est prêt à tuer un civil : « À un tueur : / Si tu avais regardé le visage de ta victime et réfléchi attentivement, / tu te serais peut-être souvenu de ta mère dans la chambre à gaz, et tu te serais libéré des préjugés du fusil, et tu aurais changé d’avis. / Allons, ce n’est pas une façon de restaurer une identité. » La magie de ses écrits, c’est aussi la force qu’a l’auteur pour rappeler dans le même temps la foison de cultures et de civilisations passées par la Palestine. « Vous, qui tenez sur les seuils, entrez / et prenez avec nous le café arabe. / Vous pourriez vous sentir des humains, comme nous. / Vous, qui tenez sur les seuils, sortez de nos matins / Et nous serons rassurés d’être comme vous, des humains ! »