Il semble que la CIJ fait l’impasse sur les mobiles du crime, car il n’y a pas de crime, ou un génocide sans la manifestation d’une intention préméditée, ou d’intérêts à le commettre.
Israël est le dernier avatar du colonialisme au XIX°, une idée anglaise, d’occuper la Palestine, de faire venir les Juifs d’Europe pour en faire des colons, car il n’y a pas de colonialisme sans colonisation. Dans le contexte de l’époque, cette idée s’inscrit dans le démantèlement de l’empire ottoman, (pour la France, c’est l’occupation de l’Algérie en 1830 — 1832, pour l’Italie l’invasion de la régence de Tripoli en 1911), ainsi que et surtout pour empêcher l’émergence d’une grande fédération arabe qui succéderait à l’empire ottoman, l’essor de la Nahda un mouvement transversal de « renaissance » culturelle arabe moderne, à la fois littéraire, politique, culturel et religieux,... pouvait le faire craindre,... d’où les Accords Sykes-Picot un peu après qui découpèrent au ciseau la géographie de la région pour créer différents États dans les anciens vilayets de l’empire ottoman.
Autre chose, avec la création du canal de Suez déjà pensé au début du XIX° (Ferdinand de Lesseps) mais réalisé entre 1859 et 1869, la nouvelle route des Indes devenait hautement stratégique...surtout pour une thalassocratie qu’était l’Angleterre, et les parties prenantes autres puissances maritimes, la France, les Pays-Bas,... une artère vitale pour le commerce international entre l’Europe, les États-Unis, avec l’Asie, les nouvelles ressources, le pétrole en abondance au Moyen-Orient...