https://echelledejacob.blogspot.com/2024/03/perspectives-dextension-de-la-guerre.html
Le poste de
Secrétaire Général de l’OTAN (‘leadership de l’alliance, pour faire
court), cela s’achète : une énorme base en Roumanie est un prix
acceptable. Le président roumain Iohannis, au terme de son mandat, a
donc absolument toutes les qualités requises pour faire un excellent
chef de guerre dans son fauteuil à Evere. La base devant être grande,
sinon monstrueuse, et coller aux régions russe, représentera une
nouvelle “menace existentielle” contre la Russie. Il ne faut pas
s’attendre que nous nous en tiendrons à l’Ukraine : nous aurons cette
guerre avec l’OTAN.
A tous ceux qui attendent et espèrent avec une passion rationnelle une
solution, soit négociée, soit arrangée, du conflit ukrainien, – bonne
chance et que Dieu les garde. Les faits et intentions se multiplient
pour nous faire attendre le contraire : non seulement en Ukraine mais
au-delà, vers les pays de l’OTAN.
Et les mêmes “ceux” qui comptent sur l’Article 5 pour faire du
bloc-OTAN une impénétrable forteresse de solidarité armée, nous leur
recommandons de lire attentivement l’Article 5. Il signifie que la
solidarité, dont la manifestation est du jugement de chacun, va de
l’intervention massive armée pour secourir l’ami en danger (dernière
option envisagée !) aux bons vœux pieux pour s’en sortir, éventuellement
avec l’envoi de cinq (référence à la numérotation de l’Article)
infirmiers pour aider aux soins médicaux. Nous en avons souvent parlé
pour pouvoir le rappeler dans son exacte signification :
« Pour rappel, toujours, ce fameux article, avec notre propre
souligné en gras : “Les parties conviennent qu’une attaque armée contre
l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du
Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les
parties, et en conséquence elles conviennent que, si une telle attaque
se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime
défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la
Charte des Nations Unies, assistera la partie ou les parties ainsi
attaquées en prenant aussitôt, individuellement et d’accord avec les
autres parties, telle action qu’elle jugera nécessaire, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité dans la région de l’Atlantique Nord.” »
Oh, que la base est jolie
Si nous commençons ce commentaire de deux articles sur le projet de
formation en Roumanie d’une base massive quasiment (dite, – nous ne le
dirons qu’une fois, – Mikail Kogaliceanu)
sur la frontière de régions russes ou russophones, c’est parce que nous
sommes intimement persuadé que l’Article 5 sera un jour, pas très
lointain, d’une brûlante actualité. Nous nous trouvons, dans ce cas, non
pas dans le cadre d’un plan d’une guerre antirusse poursuivie par
l’OTAN volant de victoire en victoire, mais dans le cadre de
l’avancement aveugle d’une bureaucratie toute tournée vers l’expansion
et totalement indifférente à la succession aussi méthodique qu’une Messe
de Bach de catastrophes toutes éclairées de la lumière aveuglante du lugubre crépuscule de l’Occident.