@Étirév
Bonjour,
Merci
pour vos analyses, qui montrent la variété des entrelacs de
traditions et d’emprunts, que les Anciens, d’ici et de là, ne se
sont pas privé d’adopter-adapter, en y puisant ce qui convenait aux récits qu’ils voulaient produire.
Les
Anciens, de Sumer à l’Indus, à l’Égypte, a la Bactriane, ont
beaucoup commercé et échangé. Les Croyances et les Divinités ont
toujours suivi le chemin des hommes, et se sont mêlées au fil des
millénaires.
Ainsi,
la Déesse Sumérienne Inanna, au
fil des siècles, prendra progressivement la place de (ou fusionnera
avec) son équivalente locale dans tout le Moyen-Orient, et bien
au-delà : tout d’abord avec l’Akkadienne Ishtar,
avec Ashtar
d’Ebla,
Anat
en
Ougarit, Anat e Qudshu
en
Egypte, Shaushga
des
Hourrites, Ashéra
et
Astarté
Cananéennes,
Aphrodite
des
Grecs, Vénus
Romaine,
Marie
Chrétienne...(A
suivre aux prochains épisodes...)
Les
représentations ont suivi. Et les uns ont emprunté aux autres.
C’est le syncrétisme. Les ’’nôtres’’ n’ont pas échappé à
la règle.
<
ville
de Denderah >
C’est
une ville fort ancienne d’Égypte. Et la pseudo-découverte du
Livre de la Loi par le roi Josias (v ; 630 av JC) reprend une
fort ancienne tradition Égyptienne par laquelle les élites
faisaient rénover des constructions anciennes. Et la tradition
égyptienne raconte (en divers lieux / époques) qu’on découvrait
parfois, ici ou là, un objet ancien ou un vieux texte sacré. J’en
parle ici :
https://www.agoravox.fr/actualites/religions/article/la-bible-le-poids-de-l-imaginaire-257307
Ainsi, dans
le mur Sud d’un édifice sacré égyptien, la tradition dit que fut
trouvé une peau de chèvre fort ancienne, sur laquelle était
inscrite la ’’Loi de
Dendérah’’ (ville de
l’Égypte Antique). L’idée ne s’est pas perdue...