Il y a les livres et l’usage des livres, mais on ne peut pas omettre la tradition orale, surtout avant l’invention et la généralisation de l’imprimerie, mais partout encore, en Inde ou en islam, même en présence de livres, écrits, recopiés ou imprimés, le contact avec un maitre vivant qui a reçu de qui a reçu de est primordial.
Et rien que dans le judaïsme, sans parler de la kabbale qui fait référence à la fois à une tradition/inspiration vivante et à une révélation orale faite à Moïse sur le mont Sinaï, il y avait aussi les pharisiens et peut être d’autres groupes qui se référaient à cette oralité.
Tradition orale signifiant cette partie adjointe à la loi écrite/gravée par Moïse, mais aussi au fil des siècles les différentes interprétations données par les sages ou instructeurs spirituels, on peut ajouter par ex dans le catholicisme, mais aussi ailleurs, la réception/écoute/compréhension par les fidèles de l’enseignement, même si cette écoute n’est pas considérée comme une source d’autorité première, et qu’on n’est pas dans une approche démocratique au sens moderne, si personne ne comprend plus rien, ou si les autorités parlent dans le vide, ce serait problématique.