@Marc Dugois
Actuellement,
le banco-centralisme en est encore à une phase de « transition » où
il coexiste avec le capitalisme, mais la logique de l’évolution des forces
productives le pousse donc à chercher une forme « stable » et c’est
ce qu’il fait en préparant le passage aux Monnaies Numériques de Banques
Centrales, qui sera, s’il aboutit au niveau planétaire, un mouvement difficilement
réversible.
En
ce sens, on ne peut donc pas dire qu’il est « incohérent », bien au
contraire, même si cela ne nous plaît guère !
Revenir
en arrière, dans l’histoire, ne se produit qu’en période chaotique et violente,
et ne freine pas pour autant le développement technologique des forces
productives ( Cf. Schumpeter – « Destruction créatrice »).
Plutôt
que de revenir en arrière, la recherche d’une nouvelle cohérence ne peut donc
précisément qu’être « nouvelle » au sens positif du terme, même si la
voie banco-centraliste actuelle ne nous plaît pas, ce qui est évidemment mon
cas.
Comprendre
les racines profondes de cette évolution est par contre absolument nécessaire
pour tenter d’en « greffer » une autre sur l’arbre des évolutions
possibles.
Dans
la mesure où on ne peut donc pas « éradiquer » le cycle de
renouvellement du capital fixe, fût-ce par une période violente et chaotique,
qui risque malheureusement néanmoins de se produire, il nous faut donc inventer
un moyen de contrôler ce cycle pour le bien commun, et non plus pour le profit
d’une caste-classe bureaucratique et parasitaire qui a d’ores et déjà, peu ou
prou, remplacé la classe capitaliste « classique ».
Pour
l’instant l’idée d’un organisme constitutionnel et démocratique de contrôle du
crédit, également « régionalisé », et qui remplacerait, à terme, une
grande partie du « millefeuille » administratif superfétatoire
actuel, cela me paraît donc être une première proposition de base à mettre en
débat, avec un projet de référendum pour la mettre en œuvre.
Luniterre