@Jean Keim
’’Dieu, les dieux sont finalement. dans leurs attributs, des créations
humaines, quel que soit le cheminement qui a concouru à leur invention’’
La racine première vient que les humains cherchent une cause à tout phénomène, donc à l’aube de l’humanité, il a fallu expliquer les causes du tonnerre, du jour et la nuit, etc. et cela ne pouvait être du qu’à des puissances supérieures à la nôtre.
Puis, constatant qu’on pouvait penser et rêver, qu’on rêvait parfois des ancêtres et de choses mystérieuses, la pensée a été considérée comme une entité spécifique, voilà pour l’esprit ; La vie est également un mystère car elle anime la matière, encore un item spécifique, voilà pour l’âme comme souffle de vie qui peut éventuellement subsister ou revenir animer un autre vivant.
On peut alors l’exprimer sous forme de mythes ou de traités selon qu’on soit mystique ou philosophe, et l’instrumentaliser pour affermir le pouvoir des rois et des mages.
Et puis peu à peu la connaissance des choses s’est enrichie, finalement la nuit et le jour ce sont les astres qui tournent, le tonnerre vient de charges électriques entre le sol et les nuages, la vie vient de phénomènes biologiques, l’esprit est généré dans les neurones cérébraux, la part du divin s’est restreint.
Reste le Grand Architecte ou Législateur des lois de la nature (majuscules déïfiques, comme disait un intervenant croisé naguère), qui a oublié le monde matériel après son apparition, il est aux abonnés absents des prières qui demandent la paix dans le monde depuis des millénaires. Ou alors, les lois de la nature sont inhérentes aux particules et sous-particules de notre instance d’univers (vision spinoziste, finalement). Le principe d’économie de concepts me fait plutôt pencher pour la seconde option.