@Eric F
Les troubles en Ukraine en général et dans le Donbass en particulier ont été générés par les gentils néoconservateurs, épris de paix et d’amour, pour em.erder la Russie, qui s’en serait bien passer. En fait, la Russie d’avant 2014 (et même encore longtemps après) était très occupé à se rapprocher de l’Occident, grande lubie de Poutine qui ne lui a passé que très récemment.
De fait, le statu quo issu du démantèlement de l’URSS convenait parfaitement à la Russie, qui ne voyait aucun inconvénient à le voir perdurer. La Russie dans son ensemble, et Poutine non plus, ne voyait absolument rien de positif à créer des désordres à sa frontière. Vous avez trop regarder LCI pour écrire le contraire.
D’ailleurs, la position de Yanoukovitch, qui ne voulait s’allier définitivement ni à la Russie, ni à l’Occident, était aussi vue d’un bon œil par Moscou. C’est l’occident qui le sommait de choisir un camp, le sien.
En ce sens, les atermoiements et la volonté de conciliation de Moscou avant février 2022, qui énervaient tant l’opinion publique russe, s’explique très bien. Le bond de la côte de popularité de Poutine après le déclenchement des opérations militaires aussi. C’est que les Russes, l’opinion publique, n’appréciaient pas du tout ce qui se passait dans le sud de l’Ukraine, et que là résidait la principale raison d’agir (mollement) de Moscou avant 2022. Le gouvernement russe s’en serait bien passé, tout ça était vraiment le caillou dans la chaussure que les néocons avaient si bien choisi.