@guylain chevrier
Pour
qui habite en Occitanie, ce projet d’un autre siècle coche toutes
les cases de la mal-adaptation et met à jour cette détestable
collusion public/privé où les moyens et les finances de l’État
sont mobilisés au service d’intérêts privés d’une caste
réduite pratiquant l’entre-soi.
La
rapporteuse publique du tribunal administratif avait déjà rendu en
novembre dernier un avis défavorable à la poursuite du projet en
considérant que l’intérêt
public n’était ni impératif, ni majeur (une paille)
mais cette juridiction, sous la pression de l’État, s’est
déjugée en renvoyant la décision à plusieurs mois permettant la
poursuite des travaux, manière de rendre les choses inéluctables en
pratiquant la politique du fait accompli.
Il
n’est pas inintéressant de souligner que les diverses oppositions
à cette autoroute dite de « désenclavement » (défense
de ricaner sur l’inanité d’une affirmation jamais démontrée),
dont 1.900 scientifiques (200 toulousains), ont
instruit de façon responsable des solutions alternatives, moins
onéreuses ou dévoreuses de terres arables et de zones humides et
cerise sur le gâteau, gratuites ! Que Nib !
Qu’importe
si, au final, le gain espéré serait inéluctablement annulé par
les sempiternels embouteillages du périf toulousain, il importait de
continuer au nom d’ un « intérêt général » que l’on
serait bien en peine de définir : business « Must go
on ».
Je
suis au demeurant toujours impressionné par ce réflexe quasi
pavlovien de recherche d’un bouc émissaire forcément
écolo-irresponsable, comme si se focaliser sur le doigt qui désigne
évitait de se confronter à une problématique
plus complexe.