https://www.francesoir.fr/societe-economie/livret-ldds-lep-faut-il-craindre-une-confiscation-de-notre-epargne
La question taraude de plus en plus de Français : leur
épargne est-elle en danger ? Alors que les placements sûrs comme le
Livret A, le LDDS ou le LEP semblaient intouchables, des mesures
inédites pourraient bien les fragiliser...
Longtemps
considérés comme les refuges sûrs de l’épargne, ces placements sont
aujourd’hui sous surveillance, notamment parce que l’inflation galopante
et les taux bas fragilisent leur rentabilité. Alors, risquent-ils
d’être confisqués ? La question est sur toutes les lèvres, bien que
l’histoire juridique de la France laisse croire à une certaine
tranquillité. "La confiscation de biens n’est autorisée que pour des
raisons de nécessité publique", rappelle l’article 17 de la Déclaration
des droits de l’Homme de 1789, en stipulant une indemnisation juste et
préalable. En plus, l’article 544 du Code civil garantit à chacun le
droit de jouir et disposer librement de ses biens, sous réserve du
respect des lois en vigueur.
Ceci étant dit, des mécanismes
fiscaux comme la Saisie administrative à tiers détenteur (SATD) existent
déjà pour recouvrer les créances fiscales. Ces dispositifs sont
strictement encadrés et ne concernent que les dettes fiscales. Comme on
peut le lire sur un article
de la CIPAV, rien de comparable à une saisie généralisée d’épargne en
temps de crise. Les experts fiscaux soulignent par ailleurs que les
contribuables conservent toujours un droit de recours.