Réflexion faite, on peut
se dire que Poutine a deux siècles de retard dans sa perception du
monde et de ce qui fait la puissance économique et le rayonnement
d’un pays.
En 1825 les pays devaient
leur richesse à l’agriculture et la Révolution industrielle, débutée en Grande Bretagne, commençait à créer de nouvelles
richesses (du moins en Europe). Les conséquences sociales étaient
désastreuses. La querelle des économistes entre physiocrates et
mercantilistes avait pris fin et l’Industrie et le Capital traçaient
leur chemin inexorable, avec des résultats très contrastés.
Poutine, nostalgique de la
Russie d’Alexandre le grand et de l’époque des Tzars pense qu’un
pays possédant un grand territoire est un pays puissant et respecté
dans le concert des nations. Il se trompe complètement en croyant
que le nombre de kilomètres carrés d’un pays, avec ses ressources
naturelles suffit à lui donne prestige et influence. En ajoutant la
terreur du nucléaire, cela lui suffit.
Ce qu’il y a de tragique,
c’est que Poutine a deux siècles de retard dans son concept de
nation puissante, et il ne le sait pas. Car la Russie reste une
kleptocratie avec 140 millions d’habitants et un PIB très médiocre,
obligée de brader ses ressources pour subsister. Son idée de
grande Russie n’est qu’un mythe, et il emmerde tout le monde avec ses
visions qui ont 200 ans de retard.