Nul n’est obligé d’emprunter... cela est vrai dans la vie privée comme dans la vie publique... En France on voit le même problème : l’état emprunte beaucoup d’argent pour financer son train de vie et ses clientèles, et ensuite les citoyens se plaignent de dépendre des créanciers... quand on ne veut pas dépendre des créanciers, on n’emprunte pas et on se contente de ce que l’on gagne !
Vous soulignez à juste titre l’opacité de la répartition de l’argent emprunté. Le contribuable rembourse mais qui bénéficie (clientèles de l’état) en réalité ? On voit bien là tout le problème des politiques socialo-étatistes qui conduisent très souvent à la constitution d’oligarchies para-étatiques et au vol des contribuables (réduits à l’état de néo-esclaves travaillant gratuitement pour rembourser les emprunts de l’état, sans recevoir de services équivalents en retour).
Comme je vous l’avais dit dans un précédent commentaire, il faut lire Le Mystère du Capital d’Hernando de Soto. Le meilleur moyen de provoquer le développement d’un pays est de mettre en place les structures juridiques qui permettent la libération des énergies et des initiatives individuelles. Cela implique un droit de la propriété clair et complet, et un système judiciaire fiable pour faire respecter le droit des particuliers et des entrepreneurs.
Il ne sert à rien d’arroser une plaine stérile. Il ne sert à rien d’inonder d’argent des structures socio-économiques inadéquates juridiquement. Sinon l’argent va se perdre dans les mafias et l’assistanat. Il détruit l’économie au lieu de la construire. Il faut rendre la terre fertile, la préparer comme un artisan, afin que chaque motte de terre soit fertile. Ensuite la pluie pourra venir.