@Krokodilo
Le réarmement de l’U.E n’a aucun sens, car aucun Etat ne menace l’U.E en tant que telle. Par ailleurs, absolument personne ne menace le territoire français, ce qui ne peut justifier une hausse significative de nos dépenses militaires au delà de la nécessité de maintenir une dissuasion crédible en effectifs opérationnels et au plan technique. Qui peut imaginer (en supposant l’intention) la Russie attaquant la France à des milliers de km de l’est ukrainien où l’armée russe en territoire favorable piétine depuis 3 ans ? Même pas un chef d’Etat nullissime en géopolitique et ne connaissant rien à l’art militaire...
Un plan de réarmement européen ne peut que suivre le schéma de la débâcle « Covid » ou celui de la lutte contre le réchauffement climatique quand nous importons l’essentiel de nos marchandises fabriquées à l’électricité charbonnée à l’autre bout du monde…
Le seul effet assuré est d’accroître catastrophiquement notre endettement et à force de se focaliser sur des « moulins à vent » oublier les vrais menaces et les vrais défis.
On sait tous pourquoi il y a guerre en Ukraine, cela n’ayant rien à voir avec un impérialisme russe qui relève du passé ni d’un homme, Poutine en l’occurrence. La solution évidente passe par l’arrêt de prendre les russes pour des cons et des sous hommes et reconnaître que vouloir donner aux USA une frontière commune avec la Russie (sans trop se mouiller, étant géographiquement à des milliers de km) était une recette infaillible de désastre. On a oublié la crise des missiles à Cuba en 1962 ?
La réalité fondamentale que les dirigeants européens veulent occulter et tous les grands médias à leurs bottes est simple, à savoir que l’unique contentieux des russes est leur mise à l’écart pour des raisons géopolitiques et l’avancée de l’OTAN sous leurs fenêtres.
La différence essentielle finalement entre le traitement réservé à l’Ukraine vis à vis de la Russie est que l’Ukraine était accessible au pillage et avait une vocation de vassal sinon de serpillère aux intérêts occidentaux, pas la Russie, qui n’a pas vocation à se faire tondre ni diriger depuis Bruxelles ou Washington.
Se mettre autour d’une table et dialoguer serait une bien meilleure alternative à une course aux armements contre un ennemi imaginaire.