PS >>> suite du sujet « mondialisation » Chine-USA
Dans votre propos
sur l’incapacité à l’indépendance des nations vous oubliez manifestement la
Russie, qui résiste donc à la mondialisation, par la force même des sanctions
qui l’ont obligée à retrouver une certaine autarcie, et parfois extensive, dans
la plupart des domaines.
Que l’on soit « pro-russe »
ou russophobe, c’est donc désormais un
simple constat. Ce qui explique aussi que les nations victimes de la
mondialisation cherchent désormais des alliances de ce côté-là, tout comme à l’époque
où l’URSS soutenait les luttes anticolonialistes.
Le cas de la
Chine est très différent, que ce soit dans le passé ou à présent, malgré le
formalisme pseudo-« marxiste-léniniste » qu’elle continue d’utiliser
dans son langage politique.
L’expérience
maoïste a montré, et même accentué, en fait, par ses erreurs structurelles de
gestion, l’incapacité de ce pays à la simple autarcie alimentaire dont il
aurait besoin, en relation avec sa population, même si aujourd’hui en déclin.
L’économie chinoise
ne tient que par ses exportations et a donc tendance à faire rentrer les pays
avec lesquels elle traite dans une dépendance à la dette, selon le principe « moderne »
de la mondialisation.
En « prime »,
si l’on peut dire, elle a également tendance à accaparer des ressources
alimentaires qui lui manquent à l’extérieur.
Bien évidemment,
sur le plan financier, elle cherche à « rentabiliser » ces opérations
au sens impérialiste classique du terme, mais ce n’est déjà plus l’essentiel de
son propos, dans le contexte de mondialisation banco-centraliste ou c’est le
poids des dettes respectives qui devient
l’aspect dominant et la capacité à les garantir militairement et par la
mainmise sur les ressources, indépendamment du critère de rentabilité au
premier degré.
Le cas des USA
est encore plus caractéristique de la mondialisation banco-centraliste, vu que
leur puissance ne repose plus que sur leur capacité à « garantir »
leur dette et donc leur monnaie par leur puissance militaire, comme rappelé
dans l’article.
Il n’y a donc
aucune illusion sur le compte des uns et des autres dans cet article,
contrairement à ce que vous sous-entendez, et qui n’y est aucunement formulé,
bien au contraire, si vous voulez bien simplement lire ce qui est écrit, même
si de façon effectivement résumée.
Pour tenter de
justifier votre point de vue mondialiste vous en êtes à formuler des
approximations et surtout des « généralisations » qui ne tiennent
précisément aucun compte des réalités concrètes et propres à chaque situation.
Vous voyez le
monde comme déjà complètement soumis à une mondialisation « partagée »
entre les USA et la Chine, alors que même si c’est effectivement une tendance
forte du monde actuel, il y a encore loin de la coupe aux lèvres, comme le
montre le cas de l’Ukraine, qui était sensée être le tombeau de la « vilaine
Russie » qui refuse encore de jouer le jeu de la mondialisation.
Je n’ai pas non
plus d’illusions sur le compte de ce pays, mais il s’est trouvé « cornérisé »
depuis la chute de l’URSS et le but des mondialistes était bel et bien de le
dépouiller et de le démanteler de la même façon que l’URSS.
Une fois de trop « cornérisé »
avec le coup du Maïdan et d’autres, il s’est donc finalement rebiffé, ce qu’on
lui reproche donc, après l’avoir plus que largement provoqué. Le résultat est évidemment triste et même
tragique pour l’Ukraine, mais il était encore temps d’y penser avant, jusqu’en
2021, comme rappelé dans l’article, également.
A présent il y a
donc l’ébauche d’une solution en vue de ce côté-là, et c’est déjà ça, à
encourager, et non pas à chercher des subterfuges pour remilitariser l’Ukraine,
d’une manière ou d’une autre.
Luniterre