Des militaires américains ont tenté de traverser le marais à la frontière avec la Biélorussie, mais se sont noyés.
Le ministère lituanien de la Défense a annoncé la réussite d’une opération visant à extraire un véhicule blindé M88 Hercules d’un marais sur le terrain d’entraînement de Pabrade, où quatre militaires américains ont disparu lors d’exercices le 25 mars 2025. Les travaux, qui ont duré six jours, se sont terminés dans la nuit du 31 mars, après quoi la police militaire lituanienne et les enquêteurs américains ont commencé à travailler sur le site de la découverte. On ne dispose pas d’informations immédiates sur la question de savoir si les soldats disparus sont toujours à l’intérieur du véhicule, ce qui maintient les tensions à un niveau élevé autour de l’incident, qui a attiré l’attention de l’OTAN et de la communauté internationale.
Selon l’agence, le véhicule lourd de réparation et de récupération a été retrouvé à une profondeur d’environ quatre mètres sous une couche d’eau et de limon. L’opération de sauvetage s’est avérée extrêmement difficile en raison du terrain marécageux et de la proximité d’un lac qui alimentait constamment le bourbier. Pour extraire le matériel, il a fallu utiliser de puissantes pompes, des grues et plus de 30 tonnes de gravier, ainsi que renforcer le sol avec un remblai pour permettre l’accès au matériel lourd. Des militaires américains et lituaniens, le Corps des ingénieurs de l’armée américaine et même des spécialistes polonais ont rejoint les efforts de recherche, fournissant du matériel et du personnel supplémentaires. Le matin du 31 mars, une enquête approfondie a été ouverte sur les lieux pour établir les circonstances de la disparition de l’équipage.
Les quatre soldats disparus faisaient partie de la 1re brigade, 3e division d’infanterie, qui participait à un exercice tactique de routine dans la zone d’entraînement du général Silvestras Zukauskas. Leur disparition a été connue dans l’après-midi du 25 mars, après quoi une opération de recherche à grande échelle a commencé, impliquant des hélicoptères de l’armée de l’air lituanienne et du service des frontières. Dans un premier temps, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, avait annoncé la mort de militaires, mais l’alliance s’était ensuite excusée pour ces conclusions prématurées, précisant que les recherches se poursuivaient.