Merci pour
ce texte nécessaire.
Ce texte est
l’occasion d’un rappel toujours utile sur le racisme et sa fonction éminemment
politique et insidieuse. D’autant plus dangereux quand il est banalisé, c’est à dire déguisé.
Le racisme
peut tous nous toucher, plus ou moins, dans certaines circonstances, soit en le
subissant, soit en en faisant preuve. Et les deux n’étant pas incompatibles. Nous
pouvons aussi ne pas nous laisser faire, submerger ou piéger. Et c’est ce que
nous faisons pour la plupart d’entre nous la plupart du temps. Le danger vient
de ceux qui le manipulent en en faisant cyniquement un outil de domination
politique fondée sur l’inégalité, l’injustice et le rejet, premiers pas vers la
deshumanisation pouvant aller jusqu’au
pire selon les circonstances. Nous connaissons tous plus ou moins bien les leçons de l’histoire et nous avons tous aussi
à les réapprendre personnellement et à y réfléchir afin de ne pas avoir à les revivre
sans fin. Les meilleurs amis du racisme social sont ceux qui ont tout fait pour
que persistent les ghettos de pauvres et d’immigrés, le meilleur terreau pour
la misère et les désordres en tous genres.En s’assurant ainsi des rentes électorales qu’ils
espéraient acquises pour longtemps. En sous-estimant nos capacités à identifier
ces mécanismes sociaux et ce qu’ils en font et comment ils s’en servent en repoussant les
solutions.
L’extrême-droite
et la droite avec elle ne sont pas
prêtes à renoncer à cette martingale qui
est la clef de leur survie et utilité politique
particulièrement pour la première. Il s’agit de l’adjuvant et catalyseur essentiel de son idéologie. Celui qui fait la
différence jusqu’ici. Le plus vieux, celui présent dès ses premiers pas
historiques. Déjà là au pied des fonds-baptismaux de l’origine. Au pouvoir
quand le pays était occupé. Il s’agit de travailler méthodiquement à substituer
la lutte contre l’étranger (les plus pauvres étrangers ou pas, censés fainéants et fraudeurs, parasites par nature, ne sont pas non plus oubliés ) à la lutte contre l’exploitation et les injustices en poussant les exploités
à se disputer entre eux pour pouvoir les exploiter dans les meilleures
conditions. Travailler ainsi à inverser les règles républicaines en substituant
la division au rassemblement des citoyens par des droits et devoirs communs. En
instrumentalisant la langue, la couleur de peau, la religion, notre histoire et
celle du monde, pour en faire des
prétextes à la division et aux conflits. Avec la haine pour donner du goût à la
mixture. En tentant maintenant de franchir un degré supplémentaire vis-à-vis de
ses prédécesseurs en s’imaginant comme
eux en leur temps que le fruit étant
pourri à point et à leur goût, le moment est venu d’apporter sa propre
contribution à la perversion politique et au renversement des valeurs. En se
faisant passer dorénavant pour défenseur
de l’antisémitisme quand il s’agit de justifier la confiscation à un peuple les
conditions de son existence et les moyens
d’être correctement représenté politiquement. En le réduisant à une
poignée de terroristes religieux financés au départ par ceux-là mêmes qui s’en
servent de repoussoirs maintenant dans l’accomplissement de leur stratégie d’éradication.
Ces gens jouent cyniquement comme leurs prédécesseurs historiques une carte
dont ils savent qu’elle est très dangereuse et qu’elle a déjà fracturé notre
pays et d’autres, celle du racisme et de la haine qui permettent et justifient
tout. Le mensonge, la bêtise, l’ignorance réelle ou simulée, la violence,
l’injustice, l’inégalité, la privation des droits et de la liberté. Et tout
cela pour le maintien des privilèges d’une oligarchie et ses obligés de nouveau
aux abois. Une extrême-droite qui en temps de crise contamine la droite qui ne demande pas mieux. Un déjà
vieux parti fatigué, déjà abîmé dans des malversations de l’argent public avant
même d’avoir eu en mains des manettes, grisé
par une poussée éphémère de voix le conduisant à s’empêtrer dans des combines électorales et la
déclinaison au superlatif du mensonge
politique. Nous ne pouvons plus faire
semblant de ne pas voir cet engrenage mortifère vers lequel
l’extrême-droite et tous ceux qui
l’accompagnent dans sa propagande sans
dire de quoi il s’agit vraiment essaient de nous entraîner. De ne pas voir et
dire, sous prétexte que l’essentiel des médias
n’en parlent pas franchement parce
qu’ils sont aux mains d’oligarques qui
ont toujours été historiquement les mécènes indispensables et déterminants de
ces affaires. Qui entretiennent chez nous et ailleurs aussi, avec leurs algorithmes dans les réseaux sociaux, leurs
chaînes d’info et instituts de sondages,
sa surexposition sur la scène médiatique avec l’aide de chefferies
médiatiques devenues des mercenaires. Les mêmes oligarques qui délocalisent
leurs productions et services, tout en bénéficiant de subventions sans
contrepartie, pour des salaires moindres, des conditions de travail moins
coûteuses et ici, moins d’emploi, moins
de pouvoir d’achat et moins de cotisations pour le budget de l’état, moins de
rentrées d’impôts aussi et donc moins de moyens pour les besoins du plus grand
nombre et nos services publics. Saluons
ce culot. Voilà des gens qui n’ont pas peur des contradictions nous estimant
incapables de les comprendre tellement ils nous méprisent nous leurs concitoyens et électeurs en se
réjouissant de notre bêtise. Serons-nous encore longtemps leurs couillons
volontaires ? À nous d’en décider.