@Giuseppe di Bella di Santa Sofia
Décidément il va falloir d’urgence qu’en tant que citoyens nous nous rassemblions
pour qu’enfin nous puissions disposer de l’outil indispensable à la démocratie
qu’est un système d’information qui ne soit ni dépendant ni concentré par les
moyens financiers aux mains de quelques-uns
comme l’avaient déjà dénoncé ceux qui avaient fondé le Conseil National
de la Résistance ayant produit à la libération du pays une législation
aujourd’hui disparue. Nous avons besoin d’un outil reflétant la diversité des
points de vue et permettant leur confrontation. Dans le cadre d’une déontologie
et d’un cahier des charges qu’il nous appartiendra en tant que citoyens de
discuter et valider et qui fera régulièrement l’objet d’un bilan à l’Assemblée
nationale par exemple. Si nous ne faisons pas ce qu’il faut pour que cela arrive, nous nous livrerons pieds et poings
liés à une dystopie qui est déjà en œuvre. Nous avons déjà un système médiatique (service public de
l’information et médias et instituts de sondages de l’oligosphère confondus)
qui charrie en fait 90% de propagande pour 10 % d’information et de diversité
des points de vue dans les moments critiques tout en se faisant le moraliste
des réseaux sociaux alors qu’il les nourrit en permanence. Pour ces gens, le
contrôle de l’essentiel des outils de fabrication de l’opinion publique ne sera
jamais suffisant parce que les postures morales avec lesquelles ils tentent de
nous surplomber ne résistent pas à l’examen de la réalité et des conséquences
des politiques qu’ils appliquent.
Usons
donc tranquillement et avec détermination du mince pouvoir mais qui est
encore déterminant, celui de nos voix dans les urnes pour avancer
résolument en laissant résonner toutes les sirènes de la dispersion qui
viendront d’un peu partout comme un hommage involontaire à la force de notre
rassemblement que toute une classe politique et médiatique redoute à juste
raison. Ce que ces gens redoutent c’est une confrontation démocratique
portant sur de nouveaux droits citoyens et un référendum engageant le
processus constituant en replaçant le peuple au centre de nos
institutions.