contrairement aux tiers-mondistes paternalistes, je ne méprise pas l’islam ni les musulmans. Je n’aime pas leur civilisation (dont le légisme théocrate me semble néfaste) mais, moi au moins, je les regarde comme une réalité civilisationnelle autonome, historique et géopolitique.
Je ne crois pas un instant aux balivernes socialo-tiersmondistes sur le vivre-ensemble. Ou les foutaises mélenchonistes selon lesquelles quand on partage le même réseau d’adduction d’eau, alors on partage la même cité politique (comme si la colocation engendrait l’amour !). Les hommes partagent depuis toujours les mêmes ressources et passent pourtant leur temps à se faire la guerre. Jusqu’à des guerres civiles. Et les empires autoritaires pour forcer le vivre-ensemble n’ont qu’un temps. L’homme est un animal politique, et il fonde des cités basées un affectio societatis anthropologique. Que ça nous plaise ou non.
S’ils sont majoritaires, jamais les Musulmans n’accepteront de vivre sous la loi des Koufars roumis. De même que, si nous sommes majoritaires, nous n’accepterons jamais de vivre sous la loi des Musulmans. Le fait que nous ayons dominé l’islam grâce à la révolution industrielle n’a qu’un temps. Et ce temps est en train de s’achever. Ce n’est ni gentil ni méchant, c’est un fait. Et la roue de l’histoire va se remettre à tourner. Les puissances musulmanes ne resteront pas éternellement passives, mais renoueront avec leur passé impérial. Tout ça pour dire que, si l’on regarde à la fin du siècle, ni Moscou ni Washington ne sont nos ennemis.