@Yaurrick
À vous lire, on a plutôt l’impression que vous parlez du système de retraite par capitalisation qui, lui, est effectivement fondé sur une dette en faveur des futurs retraités, dont le maintien (ou l’augmentation) de la valeur nécessite de recourir à l’exploitation croissante de notre économie par le casino financier afin de contrecarrer l’effet de l’inflation sur le long terme et d’assurer la rémunération permanente des joueurs de ce casino. Et ça, c’est une véritable pyramide de Ponzy, qui est globalement intenable pour nos concitoyens, et qui ne parvient à fonctionner que parce qu’il y a de nombreux perdants.
Le système par répartition, lui, repose sur la distribution immédiate aux retraités d’une partie des richesses produites par les actifs. Il est l’application directe du principe de solidarité nationale. Son caractère monopolistique et obligatoire résulte de la nécessité de mutualiser les ressources qui le font fonctionner et de la propension de nombre d’individus qui les produisent à s’y soustraire.
Si son efficacité est actuellement prise en défaut et si son financement paraît s’appuyer sur une augmentation de notre dette publique, c’est parce que ceux qui gèrent les finances publiques et ce système de retraite s’emploient à anéantir le second et à détourner les premières au profits d’intérêts privés.
Sans ces errements, ce serait le système globalement le plus efficace. C’est à l’évidence le moins efficace pour ceux qui préfèreraient laisser crever la majorité de nos vieux dans la misère, mais qui espèrent dans le même temps que, lorsqu’ils seront vieux à leur tour, la surexploitation des jeunes par le système financier pourra leur assurer de bons revenus.